Anarchisme, violence et non-violence : Petite anthologie de la révolution non-violente chez les principaux précurseurs et théoriciens de l’anarchisme, suivi de PDF

Anarchisme, violence et non-violence : Petite anthologie de la révolution non-violente chez les principaux précurseurs et théoriciens de l’anarchisme, suivi de PDF

Le socialisme libertaire est principalement théorisé par Mikhaïl Bakounine et se sépare à sa mort entre communistes libertaires et collectivistes libertaires. Le socialisme libertaire prône en cela l’identification, la critique et le démantèlement pratique de toute autorité, conçue comme anarchisme, violence et non-violence : Petite anthologie de la révolution non-violente chez les principaux précurseurs et théoriciens de l’anarchisme, suivi de PDF dans tous les aspects de la vie sociale. Le socialisme libertaire est aussi appelé mouvement libertaire ou anarchisme socialiste.


L’anarchisme social est sans doute la doctrine politique qui a le mieux posé les termes d’un vrai débat sur les questions de violence/non-violence. En se réclamant de la libre fédération des individu-e-s et des groupes humains, en se positionnant clairement contre la peine de mort et pour la suppression des prisons et de tout autre lieu de coercition, l’anarchisme a toujours parié sur la capacité des êtres humains à pouvoir vivre ensemble fraternellement et égalitairement, et s’est toujours rangé, de ce fait, sans ambiguïté aucune, dans le camp du refus de la violence. A la question de savoir ce qui, de la violence ou de la non-violence, fonde le
rêve libertaire, la réponse ne souffre aucune interprétation : c’est la non-violence ! Mais ce rêve peut-il voir le jour sans violence ? L’Etat, le capitalisme, le militarisme, les religions, le patriarcat, le fascisme, les totalitarismes… qui sont au cœur du pourquoi et du comment des oppressions et des exploitations – qui génèrent depuis toujours les cent mille et une petites et grandes violences politiques, économiques, sociales, culturelles… de notre quotidien -, se laisseront-ils abolir bien gentiment ou réformer ? Une armée
non-violente ne demeurera t elle pas toujours une armée ? Des capitalistes « non-violents » ne seront-ils pas toujours des exploiteurs ? Bref, même si on prend pour acquis qu’il est certains moyens (la torture, le terrorisme aveugle…) avec lesquels il est hors de question de transiger, qu’il va de soi que l’évolution primera toujours sur la révolution, l’évidence n’impose-t-elle pas d’oser le courage du pragmatisme ? Et au débat, nécessaire, sur la morale, ne doit-il pas se substituer un débat, impératif, sur les conditions politiques, économiques sociales… de la mise en œuvre de cette morale ?

L’anarchisme espagnol a donné de nombreux exemples d’organisations fédératives abouties et opératoires. Conseils de bon gouvernement , et le Réseau Global Indymedia – qui couvre 45 pays sur 6 continents. Pour les libertaires, la diversité des pratiques à l’intérieur d’un cadre de principes communs est une preuve de la vitalité de ces principes, de leur flexibilité et de leur force. La théorie économique anarchiste procède de la conjonction optimale des libertés individuelles et la concentration minimale du pouvoir ou de l’autorité. Les options politiques sont conçues pour décentraliser au mieux le pouvoir économique et politique, en général en impliquant la collectivisation à grande échelle des moyens de production. Les anarchistes socialistes estiment que si la liberté doit être valorisée, alors la société doit travailler à un système dans lequel les individus ont un pouvoir plénier autant sur le plan politique qu’économique. Un titre de propriété autorise son détenteur à soustraire son bien à l’usage collectif, ou, s’il le désire, de requérir paiement contre son usage : la notion de possession individuelle n’est pas compatible, quant à elle, avec ce type d’ extorsion  ou d’ exploitation .

Le socialisme libertaire considère toute concentration de pouvoir comme une source d’oppression, au point d’aboutir à une contestation radicale des principes fondateurs de l’État. Pratiquement, les anarchistes cherchent à s’organiser en associations volontaires, souvent appelées collectifs ou syndicats, fondés en démocratie directe dans les processus de décision. Les penseurs socialistes-libertaires considèrent que les changements majeurs ne peuvent être réalisés dans l’immédiat historique, il s’agissait d’abord de conduire un combat permanent pour la mise en place de structures sociales nouvelles, pour qu’une solution soit atteinte à terme selon des voies démocratiques et organiques. Les socialistes libertaires suggèrent que cette focalisation sur l’exploration plutôt que la prédétermination fait leur plus grande force. Les socialistes libertaires contemporains considèrent qu’une approche méthodologique de l’expérimentation constitue le meilleur moyen de réaliser à terme leur idéal social.

Pour eux, les approches dogmatiques de l’organisation sociale sont ainsi autant vouées à l’échec que le sont les explications dogmatiques du fait naturel. S’il n’est pas prouvé que la violence est fatalement sécrétée par la pensée anarchiste – elle apparaît plutôt, même chez Bakounine, comme un de ces chemins de traverse que l’impatience révolutionnaire est parfois tentée d’emprunter -, il est, par contre, certain qu’une vision anarchiste conséquente conduit vers le rejet de la violence, vers la non-violence. En rejetant autant le capitalisme que l’État, les socialistes libertaires se posèrent en opposition avec la démocratie représentative associée au capitalisme autant qu’avec certaines formes autoritaires issues du marxisme, qui apparurent après la division entre anarchistes et marxistes. L’expulsion de Bakounine et ses suiveurs marque le début d’une longue divergence entre les anarchistes socialistes et les marxistes, ceux-ci étant qualifiés par ceux-là d’ autoritaires .

C’est parce que l’homme est si dangereux pour l’homme, que le socialisme libertaire ne base pas les rapports humains sur l’autorité des uns et l’obéissance des autres, mais sur l’association d’individus égaux en dignité et en droit. Cités dans  Le Maitron  : notices biographiques. Georges Renard, Socialisme libertaire et anarchie, Revue socialiste, 1890. Ulli Diemer, Qu’est ce que le socialisme libertaire ? 1, été 1977, lire en ligne.

Contre-Courant, novembre 1956, lire en ligne. Jourdain, Proudhon : un socialisme libertaire, Éditions Michalon, 2009, note de lecture. Jourdain, L’anarchisme, Paris, La Découverte, coll. Normand Baillargeon, L’ordre moins le pouvoir. Daniel Colson, Petit lexique philosophique de l’anarchisme. De Proudhon à Deleuze, volume 4315 du Livre de poche. Biblio essais, Librairie générale française, 2001, 378 pages, présentation en ligne.

Raoul Vaneigem, Daniel Guerin, Encyclopédie Universalis, lire en ligne. Henri Arvon, Michel Bakounine, Encyclopédie Universalis, lire en ligne. Paul Claudel, Fernand Pelloutier, Encyclopédie Universalis, lire en ligne. Marie-Laure Bernadac, Nicole Brenez, Antoine Garrigues, Jacinto Lageira, Olivier Neveux, Noam Chomsky, Encyclopédie Universalis, lire en ligne. Michel Bakounine, Dieu et l’Etat, Kinoscript, 2012, lire en ligne. Charles Malato, Les classes sociales au point de vue de l’évolution zoologique, V.

Marc Ferro, Socialisme autoritaire, ou libertaire, in Histoire de France, Odile Jacob, 2001, lire en ligne. Petra de Vries, Le socialisme libertaire hollandais et la prostitution à la fin du XIX siècle, journée d’étude Socialisme et sexualité, 5 octobre 2001, Dijon, Université de Bourgogne, texte intégral. 5, printemps 2000, lire en ligne. Normand Baillargeon, Les bourses du travail du socialisme libertaire, Publications Universitaires au Canal Savoir, 2012, voir en ligne.

Nathan Groupe Salvador-Segui de la Fédération anarchiste, Si le socialisme libertaire élimine l’appât du gain, la créativité et la performance n’en souffriront-elles pas ? An Anarchist FAQ – Fournit des informations utiles sur la théorie sociale de l’anarchisme. David Bake, « Prospects for libertarian socialisme », Zmag, juin 2005. Le socialisme sans le progrès, La lenteur, 2011, p.

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