Ar Prins Bihan PDF

Ar Prins Bihan PDF

Vue de l’île de Ar Prins Bihan PDF depuis l’île Saint-Nicolas. L’archipel des Glénan ou îles des Glénan, localement appelé  les Glénan  est un archipel breton du golfe de Gascogne, situé au sud de Fouesnant, dans le Finistère.


L’archipel de Glénan se compose de neuf îles principales et d’un grand nombre d’îlots. L’île aux Moutons, isolée du groupe majoritaire, se trouve à 7,6 kilomètres au sud de la pointe de Mousterlin. L’archipel actuel est extrêmement découpé, à tel point que sa superficie est difficilement calculable. Les cartes marines du lieu, malgré les efforts du Shom, ne parviennent pas à cartographier l’ensemble des récifs du site. L’archipel a parfois été décrit comme  un aperçu de Tahiti en Bretagne Sud . Il est célèbre pour la clarté des eaux de  La Chambre , le meilleur mouillage de l’archipel, zone protégée au centre-ouest du  cercle de mer , souvent comparée à un lagon. Cet espace s’étend entre les îles Saint-Nicolas, Drénec, Bananec et Cigogne, et sert de zone de mouillage aux plaisanciers.

Lors des grandes marées, la Chambre peut être traversée à pied et devient le paradis des pêcheurs à pied qui ramassent ormeaux et palourdes sous la surveillance de la gendarmerie maritime. Carte des îles de l’archipel des Glénan sur le site Glénan. Cartes des îles de Glénan sur le site de Géoview. Au Néolithique le niveau des océans étant plus bas que ce qu’il est aujourd’hui, la zone de l’archipel des Glénan n’est pas insulaire.

Au quatrième millénaire avant Jésus-Christ, un dolmen à couloir est érigé au nord de l’île de Brunec et des sépultures sont disposées à Saint-Nicolas, Drenec et Bananec. En 1888, deux tombeaux contenant des urnes cinéraires sont découverts par les gardiens de l’île aux Moutons. On retrouve de nombreuses sépultures préhistoriques sur l’île du Loc’h. Les îles ont été occupées à l’époque gallo-romaine, comme en attestent les amphores, pièces de monnaie et autres traces retrouvées sur l’île aux Moutons et sur l’île Saint-Nicolas. Saint-Nicolas, donnant ainsi le nom du saint très vénéré par les marins au Moyen Âge. En 1502-1503, les moines bénédictins se font confirmer leur possession par la duchesse Anne et le roi Louis XII. En 1466 elles sont nommées Glaram et c’est en 1585 qu’elles deviennent Gleran.

L’archipel constitue un abri intéressant pour les corsaires pratiquant la guerre de course. Dès lors qu’une guerre est déclarée, des forbans viennent se cacher dans ces îles. Différentes actions sont entreprises pour tenter de déloger ces marins de l’archipel, notamment par Pierre Mauclerc. En 1481, cinq navires sont armés avec 525 hommes pour  nettoyer la côte . Il trouve des navires ancrés proches de Penfret, il en coule trois, en arraisonne trois et chasse les trois autres. En 1688, la guerre reprend entre la France et l’Angleterre. Des corsaires de Guernesey descendent jusqu’aux Glénan.

Au long de la côte était une multitude de personnes de différents sexes, hommes, femmes et enfants, au nombre de trois cents personnes, presque toutes ayant des brocs, pots ou autres vases, et plusieurs armés de haches et bâtons, auxquelles nous avons représenté que le port de pareilles armes ne leur était point permis et annonçait de mauvais desseins sur ce bâtiment. En 1714 un marchand – Pastoureau – du Passage Lanriec obtient des moines de Rhuys d’établir un négoce de poisson sur Saint-Nicolas. L’accord, incluant une franchise d’impôt, stipulait la construction d’un fort que Pastoureau ne bâtira jamais. La presse aux Glénan permettait aux pêcheurs de passer la semaine sur l’archipel, le poisson était préparé dans la presse et ramené sur le continent par chasse-marée.

Le 26 juillet 1755, Emmanuel-Armand de Vignerot du Plessis, nouveau gouverneur de Bretagne, fait un déplacement aux Glénan. La construction du fort se déroule laborieusement. Cigogne étant sans eau, les ouvriers doivent loger sur Saint-Nicolas. 1770, des corsaires anglais reviennent autour de l’archipel. Les travaux reprennent au début de la Révolution française.

300 livres, payable à la recette du Domaine de Concarneau. 1855, un négociant parisien, François-Alphonse Théroulde, achète à la famille de Kernafflen de Kergoz, qui les possédait depuis 1791, la plupart des îles de l’archipel des Glénan. 1 200 quintaux par an, vendue principalement à Concarneau. Penfret, de Saint-Nicolas et du Loc’h, par exemple par les Anglais occupant l’île du Loc’h à partir de 1803. En 1874, le baron Fortuné Halna du Fretay construit une usine à soude sur l’île du Loc’h, à proximité des plages où le goémon est le plus abondant : il est récolté à l’état de goémon vert, c’est-à-dire, au moment où il vient d’être coupé, sa teneur en iode est alors la plus forte.

Pendant les premières années, les bénéfices réalisés furent considérables, mais l’usine dut fermer assez rapidement car un nouveau procédé de production de la soude provoqua une baisse des deux-tiers de son prix. Les bâtiments abandonnés tombèrent en ruines et disparurent, à l’exception d’une cheminée conservée pour son utilité comme amer. Pour sa part, Alain de Kernafflen de Kergos tenta dès 1797 une exploitation du maërl pour fabriquer de la chaux, mais ce fut un échec. La multiplicité des écueils dans les parages de l’archipel et la médiocrité de la signalisation maritime pendant longtemps expliquent les nombreux naufrages survenus dans les parages des Glénan.

Comments are closed.