Calvin : Naissance d’une pensée PDF

Calvin : Naissance d’une pensée PDF

Après des études de droit, Calvin rompt avec l’Église catholique romaine vers 1530. Après son retour, Calvin introduit une nouvelle liturgie et des idées politiques novatrices malgré l’opposition de plusieurs puissantes familles de calvin : Naissance d’une pensée PDF ville qui tentent de s’opposer à son autorité, notamment lors du procès de Michel Servet.


En 1526, un jeune catholique nommé Jean Calvin, âgé de 17 ans, rejoint la prestigieuse université de droit d’Orléans. Jusqu’en 1533, à Orléans et à Bourges, Calvin côtoie des étudiants appelés à devenir des personnalités célèbres. Il s’imprègne des enseignements de grands professeurs, parmi lesquels Pierre de l’Estoile, André Alciat et Melchior Wolmar. Au contact des nombreux étudiants germaniques qui peuplent les universités d’Orléans et de Bourges, pour la plupart luthériens, dans une atmosphère humaniste particulièrement féconde et stimulante, il apprivoise les idées évangéliques. Ces années de formation, foisonnantes de découvertes et d’ouvertures intellectuelles, furent fondamentales dans la construction de la pensée originale de Calvin. Dans ce livre, c’est d’abord la question de la genèse d’une pensée émancipée qui est posée. Comment et pourquoi un jeune étudiant catholique bascule-t-il de l’humanisme chrétien à la dissidence religieuse ? Orléans et Bourges furent des étapes vers une radicalité qui se développe réellement à Paris, particulièrement dans le contexte des débuts de la persécution anti-protestante en France. Tour à tour sont abordées la force de la pensée politique de Calvin, la puissance de son verbe, et enfin ses conceptions économiques, sociales et environnementales.

De nouvelles élections et l’arrivée de réfugiés favorables à Calvin lui permettent d’évincer ses opposants au Conseil municipal. Calvin est un écrivain apologétique et un polémiste provoquant de nombreuses controverses. Il échange également une riche correspondance avec de nombreux réformés, comme Philippe Melanchthon et Heinrich Bullinger. 10 juillet 1509 à Noyon en Picardie, province du Royaume de France. Il est l’aîné de quatre fils parvenus à l’âge adulte. En 1525 ou 1526, le père, Gérard, retire son fils du collège de Montaigu et l’inscrit à l’université d’Orléans afin qu’il y étudie le droit. 1533, Calvin adopte les nouvelles idées de la Réforme protestante.

Il rapporte cette conversion à deux reprises, de façon différente. Dieu par une conversion subite dompta et rangea à docilité mon cœur, qui, eu égard à l’âge, était par trop endurci en telles choses. En 1532, Calvin obtient sa licence en droit et publie son premier livre, un commentaire de l’ouvrage De Clementia de Sénèque. Après des visites à Orléans et dans sa ville natale de Noyon, Calvin retourne à Paris en octobre 1533. Ce discours provoque un grand émoi et la faculté dénonce Nicolas Cop comme hérétique, obligeant celui-ci à prendre la fuite et à se réfugier à Bâle, en Suisse.

Calvin, proche ami de Cop, est impliqué lui aussi dans le scandale et doit se cacher durant un an. Il trouve refuge chez son ami Louis du Tillet à Angoulême. Il est cependant obligé de quitter la France après l’affaire des Placards au mois d’octobre 1534, déclenchée par affiches posées dans diverses villes. Ces attaques contre la messe catholique entraînent une violente réaction politique à l’encontre des protestants. En mars 1536, Calvin publie la première édition de son Institutio Christianae Religionis ou Institution de la religion chrétienne.

L’ouvrage est une apologie, soit défense de la foi, et un exposé de la position doctrinale des réformés. Peu après la première publication de l’ouvrage, il quitte Bâle pour Ferrare en Italie, où il devient brièvement secrétaire de Renée de France. Aoste est sonné à 11h30 au lieu de 12h00, témoignent de cet événement. Il retourne à Paris en juin avec son frère Antoine pour régler les affaires de leur père.

Calvin n’envisage pas de rester à Genève, mais Guillaume Farel, un réformé français qui y réside, lui demande avec insistance de l’aider dans son travail de réforme. Alors Farel, qui travaillait avec un zèle incroyable pour promouvoir l’Évangile concentra tous ses efforts pour me garder en ville. Ses premières fonctions sont mal connues : il reçoit finalement le titre de  lecteur , signifiant probablement qu’il peut procéder à des lectures explicatives de la Bible. Guillaume Farel était le réformateur qui convainquit Calvin de rester à Genève. Portrait tiré des Icônes de Théodore de Bèze, 1580. Tout au long de l’automne 1536, Farel rédige une confession de foi tandis que Calvin écrit des articles séparés sur la réorganisation de l’église à Genève.

Le document décrit la manière et la fréquence des célébrations de l’eucharistie, la raison et la méthode de l’excommunication, l’importance de souscrire à la confession de foi, la pratique du chant dans la liturgie et la révision des lois sur le mariage. Auprès du Conseil, l’influence des deux hommes diminue cependant durant l’année, cette autorité étant réticente à faire appliquer les dispositions des articles de cette confession de foi, à laquelle peu de citoyens avaient encore souscrit. Le 26 novembre, Calvin et Farel débattent avec passion devant le Conseil à ce sujet. En outre, la France cherche alors à former une alliance avec Genève et, comme les deux pasteurs sont Français, les membres du Conseil se mettent à douter de leur loyauté. Farel et Calvin se rendent à Berne et Zurich pour défendre leur cause. Le synode de Zurich attribue une grande part de responsabilité de ce conflit à Calvin, qui n’aurait pas été suffisamment conciliant avec les habitants de Genève. Le synode demande cependant à Berne de plaider en faveur de la réintégration des pasteurs.

Le Conseil de Genève refuse néanmoins d’accueillir à nouveau les deux hommes, qui trouvent refuge à Bâle. L’église Saint-Nicolas de Strasbourg où Calvin prêcha en 1538. Martin Bucer invita Calvin à Strasbourg après son expulsion de Genève. Calvin accueille généralement entre 400 et 500 personnes au culte. Il enseigne chaque jour, et prêche deux sermons le dimanche. Il travaille également à la seconde édition de ses Institutions, étant notamment mécontent de la structure en forme de catéchisme de la première version.

Pour la seconde édition, publiée en 1539, Calvin abandonne cette forme en faveur d’une présentation systématique des principales doctrines bibliques. Il rédige parallèlement un autre livre, les Commentaires de l’épître aux Romains, qui est publié en mars 1540. Strasbourg depuis 1536, et est chargé de défendre la Confession d’Augsbourg lors du colloque de Ratisbonne en 1540. Moi, qui ai l’air si hostile au célibat, je ne suis pas encore marié et j’ignore si jamais je le serai. Plusieurs jeunes femmes lui sont cependant présentées, dont l’une issue d’une famille noble. Calvin accepterait à contre-cœur ce mariage, à condition que la fiancée apprenne le français. Toutefois, la cérémonie, prévue pour mars 1540, n’a jamais été eu lieu.

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