Ces forêts qu’on assassine (Sciences Humaines et Essais) PDF

Ces forêts qu’on assassine (Sciences Humaines et Essais) PDF

En ces forêts qu’on assassine (Sciences Humaines et Essais) PDF : Quelles sources sont attendues ? Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Les Yanomami sont un des peuples indigènes parmi les plus nombreux des forêts d’Amérique du Sud, à la fois au Brésil et au Venezuela. Ils constituent un ensemble linguistique et culturel divisé en quatre sous-groupes parlant des langues mutuellement intelligibles.


    « Je m’installai dans l’hélicoptère et m’apprêtai à vivre la magie de la forêt tropicale d’un autre point de vue. La canopée, véritable toit du monde végétal, se dévoila à mesure que nous nous élevions dans le ciel bleuté. Ici et là émergeaient, comme des sentinelles isolées, des arbres majestueux, sur les branches desquels je pouvais apercevoir, en plissant un peu les yeux, un calao faisant une courte escale dans sa traversée de l’océan végétal. Mais soudain, une fracture, une plaie béante, couleur sang, de terre mise à nu. Le royaume d’émeraude avait fait place à une singulière étendue géométrique, à un immense damier ocre et vert. Plus d’exubérance ni de fantaisie, mais ce même dessin, désolant, austère et monotone sur des kilomètres et des kilomètres. Le responsable : la culture extensive du palmier à huile. »
   Quand elle survole cette forêt agonisante de Bornéo, Emmanuelle Grundmann sait que la moitié des forêts tropicales ont déjà été rasées par l’homme. Et que, chaque année sur l’ensemble du globe, ce sont environ treize millions d’hectares de forêts qui disparaissent, victimes des haches, tronçonneuses, bulldozers et feux non accidentels.
    Hier le caoutchouc, aujourd’hui l’huile de palme. Ici les crevettes, là la pâte à papier. Depuis toujours, les ressources de la forêt excitent la convoitise des hommes, qui la pillent, la détruisent, la polluent, en exterminent les espèces animales et en chassent les communautés autochtones, pour le plus grand profit de quelques-uns. 
   Ces forêts qu’on assassine est un livre de combat, qui dénonce les conséquences catastrophiques de cette déforestation galopante. Les responsables de ce carnage (entreprises, hommes politiques, institutions internationales) y sont rudement interpellés.
    Les forêts sont les poumons de la planète. Aujourd’hui, elles sont rongées par un cancer mortel dont nous, les hommes, portons l’entière responsabilité. Espérons que ce livre contribuera à nous ouvrir les yeux et à stopper le massacre avant qu’il ne soit trop tard.

Ce livre a été imprimé
sur du papier 100% recyclé

Le nom Yanomami a été créé par les anthropologues qui ont travaillé avec ce groupe au Venezuela. Dans la langue yanomami occidentale yanomami tëpë signifie  êtres humains . Elle s’oppose dans un autre contexte à napëpë, qui se rapporte aux étrangers et aux ennemis. Il n’est pas possible de dire avec certitude depuis combien de temps ils occupent ce territoire mais il est probable qu’ils y sont depuis les débuts du peuplement de l’Amérique du Sud, vieux peut-être de cinquante mille ans. On les a aussi nommés Sanima, Shiriana ou Waika.

400 personnes, bien qu’ils soient en général moins nombreux. Cette maison à la forme d’un grand anneau dont le centre, où ont lieu les danses et les cérémonies, est à ciel ouvert, construites dans des clairières de la forêt tropicale. Chaque famille conjugale possède dans la partie couverte, périphérique, son propre foyer autour duquel ses membres dorment dans des hamacs. Après quelques années, quand la charpente commence à pourrir, que le gibier commence à manquer sur le territoire et que les jardins s’épuisent ou sont envahis par les mauvaises herbes, le village déménage.

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