De jour en jour : Le dernier jour PDF

De jour en jour : Le dernier jour PDF

Mon blog est un blog militant indépendant, sans prétention, bien évidemment non-commercial et totalement amateur. Je publie textes et communiqués émanant d’auteurs et d’organisations diverses. Ces publications ne signifient pas que de jour en jour : Le dernier jour PDF partage toujours totalement les points de vue exprimés. Je décline toute responsabilité quant au contenu des sites proposés en liens.


La photo, c’est la passion de Thomas. Il prend des photos de tout : son quartier, le bistrot de son père, Laurence, la plus jolie fille du monde (et de sa classe). Aujourd’hui, il a rendez-vous avec elle pour une série de clichés. Soudain, alors qu’il l’attend, un individu s’enfuit en courant de la banque, armé. Thomas prend ce qui sera peut-être une photo de trop. Ce jour pourrait bien devenir le dernier, et ce n’était pas l’objectif…

Pourquoi ce blog se nomme « Commun Commune » ? CASTANER en discothèque avec une jolie jeune femme ? Par Karine Bechet-Golovko E n mai, vont se dérouler les élections européennes, autrement dit l’élection des députés européens. Illustration de Paul Gavarni pour l’édition J.

Le Dernier Jour d’un condamné est un roman à thèse de Victor Hugo publié en 1829 chez Charles Gosselin, qui constitue un plaidoyer politique pour l’abolition de la peine de mort. Le livre est édité en février 1829 par l’éditeur Charles Gosselin mais sans nom d’auteur. Ce n’est que trois ans plus tard, le 15 mars 1832, que Victor Hugo complète son roman par une longue préface qu’il signe de son nom. Le roman se présente comme le journal d’un condamné à mort écrit durant les vingt-quatre dernières heures de son existence dans lequel il raconte ce qu’il a vécu depuis le début de son procès jusqu’au moment de son exécution, soit environ six semaines de sa vie.

Ce récit, long monologue intérieur, est entrecoupé de réflexions angoissées et de souvenirs de son autre vie, la  vie d’avant . Il se fera exécuter sous la clameur du peuple qui voit sa mort comme un spectacle. Avant la publication de son œuvre, Victor Hugo en fait la lecture à quelques-uns de ses amis et c’est Édouard Bertin qui encourage l’éditeur Charles Gosselin, qui a déjà entrepris la publication des Orientales, à publier le roman. Ce sont pourtant ces deux points qui feront l’objet de nombreuses critiques à la sortie du livre. On le traite d’œuvre d’imagination morbide aux ressources romanesques limitées. Cependant d’autres auteurs prennent sa défense. Alfred de Vigny dans sa lettre du 9 février 1829, précise  C’est partout vous, toujours la couleur éclatante, toujours l’émotion profonde, toujours l’expression vraie pleinement satisfaisante, la poésie toujours.

Ils reconnaissent à l’œuvre sa valeur de plaidoyer et sa puissance romantique. La longue préface de 1832 apportera à l’œuvre la force d’argumentation dont on lui reprochait l’absence. Dans la première édition, Victor Hugo présente l’œuvre comme, au choix, un journal écrit par un condamné ou bien l’œuvre d’un philosophe ou un poète. Victor Hugo laisse ainsi le lecteur décider. Le livre est alors publié sans nom d’auteur. On y perçoit l’amertume de l’auteur incompris mais aussi la provocation pour susciter la curiosité du lecteur. Mais la préface la plus aboutie est celle de 1832.

Dans celle-ci, Victor Hugo prend le temps de développer son argumentation. Il précise ses motivations : le livre est bien un plaidoyer contre la peine de mort. Pour que ce plaidoyer soit efficace, qu’il ait valeur de généralité, il fallait que le personnage principal fût le plus quelconque possible, exécuté un jour quelconque, pour un crime quelconque. Le livre est découpé en quarante-neuf chapitres de longueurs très variables allant d’un paragraphe à plusieurs pages.

Victor Hugo rythme ainsi la respiration du lecteur et lui fait partager les états d’âme du condamné, ses éclairs de panique et ses longues souffrances. Bicêtre où le prisonnier évoque son procès, le ferrage des forçats et la chanson en argot. C’est là qu’il apprend qu’il vit sa dernière journée. La Conciergerie qui constitue plus de la moitié du livre. Le condamné y décrit son transfert vers Paris, ses rencontres avec le friauche, l’architecte, le gardien demandeur de numéros de loterie, le prêtre, sa fille.

On partage ses souffrances, son angoisse devant la mort, sa repentance, sa rage et son amertume. Une chambre de l’Hôtel de Ville où sont écrits les deux derniers chapitres, l’un très long relatant sa préparation et le voyage dans Paris jusqu’à la guillotine, l’autre très court concernant les quelques minutes qui lui sont octroyées avant l’exécution. Le personnage du roman est un être ordinaire, ni un héros, ni un truand. Il semble cultivé, il sait lire et écrire et connaît même quelques mots en latin. La richesse de son vocabulaire fait contraste avec l’argot parlé par le friauche ou chanté par la jeune fille.

Jusqu’au bout, il espère sans y croire une grâce royale qu’il n’obtiendra jamais. On découvre quelques bribes de sa vie passée : il a une mère et une femme qui sont évoquées brièvement, l’homme semble être résigné sur leur sort. On s’attache plus longuement à l’évocation de sa fille Marie qui est la seule visite qu’il reçoit avant son exécution mais qui ne le reconnaît pas et croit son père déjà mort. Il raconte aussi sa première rencontre amoureuse avec Pepa, une fille de son enfance.

Comments are closed.