Derrière les barreaux, des hommes : Femme et aumônier à Fleury-Mérogis PDF

Derrière les barreaux, des hommes : Femme et aumônier à Fleury-Mérogis PDF

Plessis Le Comte au nord du bois de Saint-Eutrope et à deux kilomètres au sud du grand ensemble de La Grande Borne. Entre 1964 et 1968 fut construite la maison d’arrêt pour hommes. Les détenus du QS ont derrière les barreaux, des hommes : Femme et aumônier à Fleury-Mérogis PDF accès à des promenades à leur étage, entièrement grillagées.


 » Pourquoi as-tu choisi d’être du côté de ceux qui braquent, violent, tuent, volent… ? Que fais-tu de la détresse et de l’impuissance de tant et tant de victimes ? C’est d’abord vers eux que l’on doit aller  » m’oppose-t-on souvent. La réponse est difficile… Pourtant, il doit bien y avoir un remède à la douleur, à l’horreur, à la détresse des victimes comme à celle des bourreaux. Un regard d’espérance sur l’homme, quel que soit cet homme, est possible. Je l’expérimente. Je le crois. Ces quelques années de présence et d’écoute auprès de détenus me poussent à parler de cet espoir. Fragile, source de combats, mais bien présent. Femme et aumônier à Fleury-Mérogis, celle que les détenus appellent sœur Isabelle a fait le pari d’être à leur écoute. Qu’ils soient ou non coupables de faits graves, qu’ils tombent pour la première fois ou qu’ils récidivent, les détenus qu’elle rencontre ont le profond désir d’être reconnus et accueillis comme des hommes à part entière. Tout à la fois témoignage du monde carcéral, écoute et méditation spirituelle, son livre ouvre un chemin d’espérance même si pour beaucoup l’avenir semble incertain.

L’établissement propose également dans certains bâtiments du travail au sein des cellules. 2012 de la tripale D1, en septembre 2013 de la tripale D5 et en janvier 2016 de la tripale D4. L’association  Lire c’est vivre , a été fondée en 1987 par une équipe de bibliothécaires de la lecture publique de l’Essonne. L’objectif était de structurer la création de bibliothèques et le développement de la lecture dans la maison d’arrêt.

En 2008, l’association comprenait une  bibliothèque centrale  et des bibliothèques dans chaque bâtiment, au nombre total de neuf, construites sur le modèle de petites bibliothèques municipales. Chaque bibliothèque était gérée quotidiennement par des  auxiliaires bibliothécaires détenus , responsables de l’accueil, du prêt et du rangement. L’objectif de  Lire c’est vivre  est la gestion des bibliothèques de la prison. Cela comprend le développement dynamique des collections, l’organisation de la fréquentation des bibliothèques, une animation liée à la lecture tout au long de l’année et une formation et un accompagnement quotidien des bibliothécaires détenus.

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