Dialogues sur la religion naturelle PDF

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La Bibliothèque de l’Assemblée nationale possède, dans son fonds ancien, un ensemble de versions manuscrites ou imprimées – et dans ce cas annotées de la main de l’auteur – du roman La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Ces versions ont précédé l’établissement du texte définitif que l’on connaît aujourd’hui. Assemblée en 1794, l’édition en version intégrale du Dialogues sur la religion naturelle PDF, accompagnée d’une courte notice de présentation.


Après avoir joint la compagnie que je trouvais rassemblée dans la bibliothèque de Cléanthe, Déméa fit quelques compliments à Cléanthe du soin qu’il prenait de mon éducation et de la constance inébranlable avec laquelle il persévérait dans ses amitiés.
– Le père de Pamphile, dit-il, était votre intime ami : le fils est votre élève ; on peut même le regarder comme votre fils adoptif, à n’en juger que par les peines que vous prenez pour l’instruire dans toutes les branches de la littérature et des sciences. Je ne doute pas que votre prudence n’égale vos talents. En conséquence, je vous ferai part d’une maxime que j’ai suivie dans l’éducation de mes enfants : je voudrais savoir à quel point elle peut cadrer avec ce que vous avez pratiqué. La méthode que j’observe pour leur éducation est fondée sur ces paroles d’un ancien : « Pour acquérir la philosophie, il faut commencer par la dialectique, passer ensuite à la morale, puis à la physique et finir par la science qui nous instruit de la nature des Dieux. » Cette dernière science étant, selon lui, la plus profonde et la plus abstraite de toutes, il fallait avoir le jugement le plus mûr pour l’étudier. On ne pouvait en confier les mystères qu’aux esprits déjà pourvus des trésors de toutes les autres sciences…

La Copie personnelle correspond au deuxième brouillon de La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Tel quel, ce manuscrit, qui comporte encore de nombreuses corrections, est loin de représenter la version définitive de l’oeuvre. Primitivement, cette copie, reliée en maroquin rouge, comportait quatre volumes, tous les quatre la propriété du conventionnel Hérault de Séchelles qui les avait achetés en Hollande, ainsi qu’un petit portrait sur émail de Mme de Warens, pour 24 000 livres. Les deux premiers volumes regroupent les trois premières parties de La nouvelle Héloïse et les deux suivants la quatrième, la cinquième et la sixième partie de l’oeuvre. A la mort de Hérault de Séchelles, guillotiné en 1794, la Convention se saisit des deux derniers volumes au domicile du parlementaire. Ce sont eux qui sont présentés ici.

En revanche, les émissaires de la Convention ne retrouvèrent pas les deux premiers volumes, ni le portrait. Ceux-ci font cependant leur réapparition en 1801, lors d’une vente aux enchères effectuée au bénéfice de la veuve du conventionnel. Tous ces souvenirs sont achetés pour 700 francs or par une seule personne, un particulier du nom de Rivière. Ensuite, on perd à nouveau la trace des deux premiers volumes de la Copie personnelle. On sait cependant que, entre les deux guerres, un volume – le premier correspondant au deux premières parties de La nouvelle Héloïse – était passé dans la bibliothèque du duc de Newcastle. Louis Barthou, ancien Président du Conseil. Un spécialiste de Rousseau, professeur à la Sorbonne, Daniel Mornet, a pu consulter cet ouvrage pour l’édition Hachette de 1925.

La troisième oeuvre présentée ici, la Copie pour la Maréchale de Luxembourg, n’est pas à proprement parler un brouillon mais plutôt une copie autographe de La nouvelle Héloïse que Jean-Jacques Rousseau a réalisée en 1760, afin d’honorer l’une de ses bienfaitrices. Tout en recopiant, Rousseau n’a pu néanmoins s’empêcher de procéder à un certain nombre de corrections. La dernière oeuvre présentée ici – l’édition Duchesne-Coindet – n’est pas un manuscrit stricto sensu. C’est une version imprimée mais annotée et corrigée de la main de Rousseau en 1764.

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