EMILIE DANS LE DOUBS PDF

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L’industrie dans les territoires français : après l’érosion, quel rebond ? Ce rebond s’accompagne d’une recomposition du paysage industriel français. Les zones d’emploi d’un grand quart EMILIE DANS LE DOUBS PDF-est de la France, qui étaient les plus industrielles, sont celles qui ont perdu le plus d’emplois industriels au cours des dernières décennies.


Ouest et du Sud, l’industrie a plutôt eu tendance à progresser. Ce glissement géographique a participé à éloigner les territoires d’industrie français des espaces les plus moteurs de l’Union européenne. L’industrie demeure le premier moteur de l’activité économique européenne mais le coeur industriel de l’UE se situe désormais en Allemagne et dans les pays d’Europe centrale. La France, l’Italie, le Royaume-Uni, même s’ils continuent de peser fortement dans la production européenne, ont connu une très forte érosion et une fragilisation de leur industrie. La France dispose par ailleurs de solides atouts pour relancer ses activités industrielles.

Des pôles d’excellence existent et leur structuration permet à la France de compter parmi les leaders de la production de hautes technologies en Europe. MÉTHODOLOGIE : Industrie, de quoi parle-t-on ? Dans la mesure du possible, on parlera ici d’industrie manufacturière. Cette catégorie est en effet celle qui se rapproche le plus de la représentation d’une activité industrielle, à savoir la fabrication de biens destinés à la consommation des ménages ou des entreprises.

Selon l’Insee, les industries manufacturières sont des industries de transformation des biens, c’est-à-dire principalement des industries de fabrication pour compte propre mais elles concernent aussi la réparation et l’installation d’équipements industriels ainsi que des opérations en sous-traitance pour un tiers donneur d’ordres. Dans cette publication, le champ de l’industrie manufacturière est privilégié. UE est le fait du secteur industriel. L’industrie reste le principal moteur de l’activité économique européenne.

Si l’industrie compte parmi les moteurs de l’activité économique européenne, sa part au sein de l’emploi est en revanche nettement moins importante. En raison de l’augmentation de la productivité, la baisse du nombre d’emplois industriels a été plus rapide que la baisse de la richesse produite par ce secteur. Ces constats globaux à l’échelle de l’Union européenne varient significativement d’un pays à l’autre. Les pays d’Europe centrale constituent aujourd’hui le coeur industriel de l’UE. Europe ont des économies moins industrielles. En Espagne, au Portugal et en Italie, l’industrie est un peu plus présente. La France, l’Italie, l’Espagne et le Portugal partagent une particularité : l’industrie y est répartie de manière assez inégale sur leurs territoires, avec une surreprésentation dans leurs moitiés nord.

Ainsi, même si ce secteur d’activité pèse moins dans leurs économies que dans les pays d’Europe centrale, certaines de leurs régions comptent en réalité parmi les plus industrielles de l’Union européenne. Cette analyse du poids de l’industrie dans les économies nationales ne doit pas occulter l’importance de certains pays comme la France, l’Italie, l’Espagne ou le Royaume-Uni dans la production industrielle globale de l’UE. Les dernières décennies ont vu une recomposition du paysage industriel européen. Avant de détailler cette évolution, il est nécessaire de rappeler le contexte dans lequel elle intervient.

De manière générale, l’Europe se désindustrialise . Parmi les cinq principaux pays européens en termes d’industrie, l’Allemagne est le seul dont le poids de l’industrie manufacturière dans l’économie s’est maintenu en part de la valeur ajoutée. Cette évolution s’est accompagnée d’une modification de la hiérarchie entre pays. Entre 1995 et 2017, la position de la France a régressé. Le constat est identique si l’on s’intéresse à l’évolution des emplois manufacturiers. Malgré une baisse tendancielle qui affecte la quasi-totalité des pays européens depuis deux décennies, les emplois manufacturiers ont eu tendance à se concentrer en Allemagne et en Europe centrale. Pour compléter ce panorama, il est utile de donner quelques valeurs brutes.

En dépit des remarques méthodologiques formulées précédemment et du transfert d’emplois de l’industrie vers les services, il est en effet important de pouvoir également considérer les masses concernées par cette désindustrialisation. Au sein de l’Union européenne, ce sont 5,9 millions d’emplois manufacturiers qui ont disparu ou ont été externalisés entre 1995 et 2017. Ces analyses nationales ne doivent pas occulter l’existence d’ensembles régionaux dynamiques et susceptibles de porter le renouveau de l’industrie européenne. Le coeur industriel de l’Europe mais également certaines régions françaises connaissent depuis quelques années un développement de leur industrie manufacturière. D’autres régions, lieux historiques d’implantation des industries, connaissent une diminution sensible de leur activité industrielle.

C’est le cas du nord et du centre du Portugal, du Piémont, de la Lombardie et de l’Émilie-Romagne en Italie mais également des régions allant de la Rhénanie à la Saxe en Allemagne et de l’est de la Pologne. En France, les anciennes régions Auvergne, Basse-Normandie et Pays de la Loire relèvent de cette catégorie. France apparaissent comme les régions qui ont été les plus affectées par les dynamiques de désindustrialisation au cours des dix dernières années. Les agrégats produits concernent les hautes technologies, les technologies moyennes à hautes, moyennes à bassse, et les basses technologies. Fabrication de machines et équipements n. Le développement des secteurs innovants est l’un des principaux leviers du renouveau de l’industrie européenne.

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