Extrême : Esthétiques de la limite dépassée PDF

Extrême : Esthétiques de la limite dépassée PDF

Un Ju 87B allemand larguant ses bombes. AY était affecté à une unité d’entraînement, le Sturzkampffliegerschule 1. En abrégé, le mot donne  Stuka , terme qui a été depuis presque invariablement associé au Ju 87, bien que les Stukas soient une catégorie d’avions, et non un terme désignant un unique modèle. L’intervention de l’Allemagne dans la guerre civile espagnole avec extrême : Esthétiques de la limite dépassée PDF autres appareils de la Légion Condor allait permettre d’évaluer l’avion dans un contexte opérationnel réel.


Notre époque est émotionnelle : elle aime les sensations fortes, les défis délirants, la violence. Ces excès en tous genres, elle se les représente volontiers sous une forme extrême, où l’accent est mis sur ce qui chavire nos sens : l’intensité, la démesure, le moralement inadmissible, l’horreur. Un élan destructeur au point de rendre légitime, en termes spectaculaires, une  » esthétique de la limite dépassée « . L’objet de ce livre est double. D’une part, documenter par le menu les formes d’expression contemporaines fortes de ce désir de dépassement esthétique : spectacles superlatifs, performances artistiques engageant la souffrance, documents d’actualité insoutenables, images de la pornographie dure, cinéma violent, mises en scène de la scatophilie, idolâtrie de la mort et du cadavre. D’autre part, analyser le glissement vers l’esthétique extrême que consacre, plus qu’aucune autre, la société occidentale. Magnétique et médiatique, la représentation de l’extrême y constitue désormais une véritable culture, un nouveau référent, un but. Fourmillant d’exemples, cet essai s’attache enfin à apporter une réponse à ce questionnement cardinal : quel avenir, en Occident, pour le spectacle du pire ? Car à l’esthétique extrême il y a, en bout de course, une conséquence dramatique : l’épuisement du désir de voir. Que faire dès lors pour revivifier ce désir sinon, à plus ou moins court terme, devoir extrêmiser l’extrême lui-même et ses représentations ?

D’autres pays alliés de l’Allemagne utiliseront également cet appareil. L’idée du bombardier en piqué vient des militaires américains dans les années 1920. Les obstacles sont pourtant nombreux : lors du piqué, la machine doit supporter des contraintes aérodynamiques élevées tout comme le pilote qui doit encaisser des « g » notamment lors de la ressource juste après le largage de la bombe. En janvier 1930, le RLM lance un appel d’offre pour la conception d’un bombardier en piqué.

Il était entièrement métallique avec une aile en mouette inversée et possédait une dérive double. Le deuxième prototype V2, immatriculé D-UHUH, reçoit une dérive simple et est également doté de plans rapportés à l’intrados, à l’extérieur des pantalons de roues. La bombe était fixée à un cadre rectangulaire spécial articulé sous le ventre de l’avion, juste à l’arrière du radiateur. Au cours du piqué, ce cadre basculait vers l’avant afin que la trajectoire de la bombe évite le cercle de l’hélice.

Le V2 participe avec ses trois concurrents aux essais à Rechlin en mars 1936. Le Ha 137 et le Ju 87 sont au contraire massifs et peu esthétiques mais solidement bâtis et offrent tous deux la même configuration d’aile en « w » inversée. On apprécie également sa robustesse et son agilité malgré ses formes ramassées, la bonne ergonomie du poste de pilotage et surtout sa capacité à piquer presque à la verticale. La dérive avait été agrandie et la canopée quelque peu modifiée. L’armement comprenait une mitrailleuse fixe dans l’aile droite en plus de celle à l’arrière du poste de pilotage. Le quatrième prototype possédait un meilleur aérodynamisme du bâti-moteur à la queue, ainsi qu’une verrière revisitée.

Un système innovant de redressement automatique équipait également l’appareil afin de le récupérer systématiquement après l’attaque en piqué. Jéricho , la sirène mécanique était fixée sur chaque train d’atterrissage. Elle était constituée d’une petite hélice qui en tournant, créait un son strident lors des attaques en piqué qui s’amplifiait proportionnellement à la vitesse de l’air s’écoulant autour de l’avion. Il était possible d’installer une ou deux sirènes.

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