Français 5e : Livre du professeur PDF

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L’histoire du livre est celle d’une suite d’innovations technologiques, commerciales et esthétiques qui ont permis d’améliorer la transmission des idées, l’accès à l’information, la conservation des textes, la portabilité et le coût de production. Une tablette de l’épopée de Gilgamesh, deuxième français 5e : Livre du professeur PDF avant JC.


L’écriture est la condition de l’existence du texte et du livre. Mais le livre est également lié à son support, à la volonté humaine de donner une matérialité durable à un texte. La pierre pourrait être le plus ancien support de l’écriture. Mais c’est le bois façonné en tablette à écrire, qui serait le premier véritable support livresque. On trouve ensuite des tablettes d’argile utilisées en Mésopotamie au IIIe millénaire av.

Assyrie, qui disposaient d’ateliers de copistes et de lieux de conservation. Cela suppose une organisation autour du livre, une réflexion sur la conservation, le classement, etc. La soie, en Chine, fut aussi un support de l’écriture. On écrivait à l’aide de pinceaux. Bien d’autres supports furent utilisés : os, bronze, poterie, écaille de tortue, etc. En Inde, par exemple, on utilisa des feuilles de palmier séchées.

Il est important de rappeler que pendant des siècles, de nombreux pans de la production textuelle et donc du savoir, passeront par l’oralité et la mémorisation : ainsi, sans parler du védisme, l’Iliade fut transmise par des aèdes. Les tablettes ont été remplacées par des volumina, rouleaux de papyrus, plus légers et plus faciles à transporter. Ce sont les principaux supports de l’Antiquité, en Égypte, en Grèce et à Rome. Le livre en papyrus a une forme de rouleau, collage de plusieurs feuilles atteignant les 10 mètres.

Le titre était indiqué par une étiquette liée au cylindre pour enrouler le livre. Article détaillé : Scribe dans l’Égypte antique. Progressivement le parchemin remplaça le papyrus. La légende attribue son invention à Eumène II, roi de Pergame, d’où le nom de pergamineum qui a donné parchemin. C’était un support très cher, à cause de la rareté de la matière et du temps de préparation. Le rouleau de papyrus s’appelle volumen en latin, mot qui signifie mouvement circulaire, enroulement, spirale, tourbillon, révolution et enfin, rouleau de feuilles écrites, manuscrit roulé, livre. Les Romains utilisaient aussi des tablettes de bois enduites de cire, où l’on pouvait imprimer et effacer des signes à l’aide d’un stylet, dont une extrémité était une pointe et l’autre une sphère.

Ces tablettes de cire pouvaient être assemblées sous une forme proche du codex. Le volumen est enroulé autour de deux axes verticaux en bois. Il ne permet qu’un usage séquentiel : on est obligé de lire le texte dans l’ordre où il est écrit et il est impossible de poser un repère pour accéder directement à un endroit précis. Il est en cela comparable à nos vidéo-cassettes. Mais le lecteur a en outre les deux mains occupées à tenir les axes verticaux et ne peut donc pas écrire en même temps qu’il lit.

Chacun pouvait faire recopier un livre, et même en modifier le contenu. Les éditeurs gagnaient de l’argent, et les auteurs y gagnaient surtout de la gloire : le livre rend son auteur immortel. D’un point de vue politique et religieux, les livres furent très tôt censurés : ceux de Protagoras furent ainsi brûlés, parce qu’il niait que l’on pût savoir si les dieux existent. Il peut servir à conforter les valeurs d’un système politique, comme à l’époque d’Auguste, empereur qui réunit habilement de grands écrivains autour de lui : c’est un bon exemple antique du contrôle d’un média par le pouvoir politique. Nous n’avons pas beaucoup de renseignements concernant les livres en Grèce classique. Il n’y avait sans doute pas de commerce étendu du livre, mais il existait quelques emplacements consacrés à la vente. Alexandrie, bibliothèque créée par Ptolémée Sôter et constituée par Démétrios de Phalère.

200 000 volumes qui furent déplacés au Sérapeion par Marc-Antoine et Cléopâtre, après la destruction du Museion. Rhodes, une bibliothèque tentant de rivaliser avec Alexandrie. La copie elle-même qui permettait de diffuser les livres. Cette diffusion concerne surtout des cercles de lettrés. Ainsi Atticus est-il l’éditeur de son ami Cicéron. Les bibliothèques sont privées ou créées à l’instigation d’individus. Jules César voulait par exemple en créer une à Rome : on voit là encore que la bibliothèque est un instrument de prestige politique.

En l’an 377, il y avait à Rome 28 bibliothèques, et on sait qu’il existait aussi de nombreuses petites bibliothèques dans d’autres villes. Malgré cette grande diffusion du livre, nous n’avons pas une idée très complète de l’activité littéraire dans l’Antiquité car des milliers de livres ont été perdus. Le livre n’est plus un rouleau continu, mais un ensemble de feuillets reliés au dos. Il devient alors possible d’accéder directement à un endroit précis du texte. Le codex est également plus facile à poser sur une table, ce qui permet au lecteur de prendre des notes en même temps qu’il lit.

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