Histoire des institutions, tome 4 : Le XIXe siècle PDF

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La Bibliothèque de l’Assemblée nationale possède, dans son fonds ancien, un ensemble de versions manuscrites ou imprimées – et dans ce cas annotées histoire des institutions, tome 4 : Le XIXe siècle PDF la main de l’auteur – du roman La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Ces versions ont précédé l’établissement du texte définitif que l’on connaît aujourd’hui. Assemblée en 1794, l’édition en version intégrale du Brouillon, accompagnée d’une courte notice de présentation.


La mesure de l’égalité, c’est la qualité de citoyen. L’on ne considère pas l’homme en lui-même, dans sa réalité, mais seulement dans sa dimension d’homme politique, appartenant à la Nation. Parmi les hommes inégaux naturellement, il y a un élément toujours semblable : la qualité de citoyen, identique pour tous, là est l’égalité. C’est dans la mesure où il fait partie de la Nation qu’il a des droits, mais réciproquement tous ceux qui font partie de la Nation ont les mêmes droits. On laisse donc de côté le problème de l’égalité humaine ou économique. Il faut seulement garantir au citoyen qu’il sera traité juridiquement comme les autres. Ce citoyen est titulaire de la souveraineté. C’est un individu détaché des contingences, et de sa situation économique et sociale, un être abstrait. Ainsi seulement il est souverain et égal aux autres – à tous les autres points de vue, il est sujet -, il est souverain parce qu’il participe à la volonté générale, produit de volontés individuelles déshumanisées, ainsi l’homme ne compte qu’en tant que citoyen.

La Copie personnelle correspond au deuxième brouillon de La nouvelle Héloïse de Jean-Jacques Rousseau. Tel quel, ce manuscrit, qui comporte encore de nombreuses corrections, est loin de représenter la version définitive de l’oeuvre. Primitivement, cette copie, reliée en maroquin rouge, comportait quatre volumes, tous les quatre la propriété du conventionnel Hérault de Séchelles qui les avait achetés en Hollande, ainsi qu’un petit portrait sur émail de Mme de Warens, pour 24 000 livres. Les deux premiers volumes regroupent les trois premières parties de La nouvelle Héloïse et les deux suivants la quatrième, la cinquième et la sixième partie de l’oeuvre. A la mort de Hérault de Séchelles, guillotiné en 1794, la Convention se saisit des deux derniers volumes au domicile du parlementaire. Ce sont eux qui sont présentés ici.

En revanche, les émissaires de la Convention ne retrouvèrent pas les deux premiers volumes, ni le portrait. Ceux-ci font cependant leur réapparition en 1801, lors d’une vente aux enchères effectuée au bénéfice de la veuve du conventionnel. Tous ces souvenirs sont achetés pour 700 francs or par une seule personne, un particulier du nom de Rivière. Ensuite, on perd à nouveau la trace des deux premiers volumes de la Copie personnelle. On sait cependant que, entre les deux guerres, un volume – le premier correspondant au deux premières parties de La nouvelle Héloïse – était passé dans la bibliothèque du duc de Newcastle. Louis Barthou, ancien Président du Conseil.

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