Histoire du romantisme : Suivi de Notices romantiques et d’une Etude sur la poésie française PDF

Histoire du romantisme : Suivi de Notices romantiques et d’une Etude sur la poésie française PDF

Cette page est en semi-protection longue. Théophile Gautier vers histoire du romantisme : Suivi de Notices romantiques et d’une Etude sur la poésie française PDF par Nadar. Cimetière de Montmartre – Sépulture de Théophile Gautier -2.


Dans l’Histoire du romantisme, son dernier Livre inachevé, Théophile Gautier revient sur ses enthousiasmes littéraires, sa fascination pour l’oeuvre de Victor Hugo, son amitié avec Gérard de Nerval et les compagnons du «Petit Cénacle». L’auteur de Capitaine Fracasse et du Roman de la momie signe avec ce texte le portrait d’une génération de flamboyants, dont il fut l’un des plus éminents représentants, prêts à en découdre avec les grisâtres du classicisme, comme il le rappelle ici avec l’épisode célèbre de la bataille d’Hernani. A la fois étude littéraire et mémoires de son auteur, l’Histoire du romantisme démontre brillamment que ce mouvement fut l’une des plus intenses aventures de la création littéraire et artistique. «Tout germait, écrit Gautier, tout bourgeonnait, tout éclatait à la fois. Des parfums vertigineux se dégageaient des fleurs ; l’air grisait, on était fou de lyrisme et d’art.»

Le préfacier Olivier Schefer est maître de conférence d’Esthétique et de Philosophie de l’art à l’Université Paris I (Panthéon Sorbonne). Spécialiste de la philosophie et de l’esthétique romantique, il a notamment co-édité une anthologie critique du romantisme allemand, La Forme poétique du monde, José Corti, 2003, et traduit plusieurs manuscrits posthumes de Novalis, Semences, Allia, 2004, Le Brouillon général, Allia, 2000. Il a récemment publié deux essais sur les figures littéraires et cinématographiques du mort-vivant et du somnambule : Des revenants. Corps, lieux, images, Bayard, 2009, Variations nocturnes, Vrin, 2008. Il signe, en 2011, la préface d’un autre livre de Théophile Gautier, L’Art moderne, chez Fage Éditions.

Théophile Gautier né dans les Hautes-Pyrénées, est cependant parisien depuis sa plus jeune enfance. En 1836, à la demande de Balzac, il donne des nouvelles et des critiques d’art au journal La Chronique de Paris. En 1855, Gautier quitte la Rédaction du journal La Presse et entre au Moniteur Universel. Critique d’art et de spectacles, l’auteur fournit chaque mois de nombreux articles sur la peinture et la vie culturelle, ainsi que ses œuvres en avant-première. L’égyptologie est à la mode depuis que Champollion a découvert les secrets de l’écriture hiéroglyphique. Il meurt en 1872 laissant l’image d’un témoin de la vie littéraire et artistique de son temps dont les conceptions artistiques ont compté et dont l’œuvre diverse est toujours reconnue.

Maison de naissance de Gautier à Tarbes. Il a trois ans lorsque sa famille s’installe à Paris. En 1820, à l’âge de neuf ans, il fait un bref séjour comme demi-pensionnaire au lycée Louis-le-Grand. Le 27 juin 1829, Gautier rencontre celui qui allait devenir son  maître  en littérature, Victor Hugo, auquel le présentent Gérard et Pétrus Borel. Cet évènement précipite sa carrière d’écrivain. Le soir même, cet hernaniste acharné quitte l’atelier de Rioult. Dans le même temps, il écrit un premier recueil de vers, dont son père finance la publication chez Mary.

L’œuvre sort en 1830 et passe totalement inaperçue. Ces premières poésies montrent pourtant un jeune poète fort habile, ayant déjà acquis la manière de ses illustres prédécesseurs. Gautier y fait cependant preuve d’une originalité réelle par un sens inné de la forme et une expression nette et précise. Hugo en condottiere du mouvement romantique avec Théophile Gautier, cheveux longs, moustachu et chapeauté, en croupe.

Il continue à fréquenter Victor Hugo et ses proches. 1833 Les Jeunes-France, qui rendent compte avec truculence de la vie des artistes qui forment le Cénacle. Il partage un appartement avec Eugène Piot. Honoré de Balzac, qui apprécie ces jeunes talents, envoie Jules Sandeau leur proposer de contribuer au journal La Chronique de Paris en 1836. Gautier y publie des nouvelles comme La Morte amoureuse et La Chaîne d’or et des critiques d’art. Il travaille également pour le magazine de Charles Malo, La France littéraire, et pour le quotidien d’Émile de Girardin, La Presse. Dans ce journal, Gautier se charge d’abord de la critique d’art.

J’ai travaillé à La Presse, au Figaro, à La Caricature, au Musée des Familles, à la Revue de Paris, à la Revue des Deux Mondes, partout où l’on écrivait alors. En 1839, Gautier cède à la tentation du théâtre qu’il admire depuis toujours et écrit Une larme du diable puis Le Tricorne Enchanté et Pierrot Posthume. En juillet 1836, Gautier et Nerval effectuent un voyage en Belgique et en Hollande. Trois ans après, Gautier propose un feuilleton au journal  La Presse  : La Toison d’Or, une belle histoire d’amour romantique. Un récit paraîtra également dans le volume de 1865 : Loin de Paris. Le 5 mai 1840, il part en compagnie d’Eugène Piot pour l’Espagne, qu’il connaît à travers les Contes d’Espagne et d’Italie d’Alfred de Musset et les Orientales de Victor Hugo.

Ce premier voyage en amène bien vite d’autres. Chacun de ces voyages donne lieu à des publications : Italia, Constantinople, mais surtout ils nourrissent ses œuvres littéraires, romans, nouvelles ou poésies. Très intéressé par la photographie, il devient membre en 1851 de la Société héliographique. Dans la revue L’Artiste du 8 mars 1857, Théophile Gautier, tout en donnant un aperçu de l’exposition photographique de Paris, expose ses idées sur cette récente découverte. On a prétendu que la photographie nuisait à l’art et en abaisserait le niveau. Jamais allégation ne fut plus dénuée de fondement. En 1840, Théophile Gautier se rend au théâtre de la Renaissance à Paris où se produit la ballerine Carlotta Grisi dont il rapporte la prestation avec quelque tiédeur.

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