Ingres, un néoclassique français: À la recherche de l’idéal esthétique (Artistes t. 11) PDF

Ingres, un néoclassique français: À la recherche de l’idéal esthétique (Artistes t. 11) PDF

1750 par les écrits des archéologues et amateurs d’art dont Winckelmann et Caylus. Ingres, un néoclassique français: À la recherche de l’idéal esthétique (Artistes t. 11) PDF principaux chefs de file de ce mouvement furent, successivement, Anton Raphaël Mengs entre 1760 et 1779 et Jacques-Louis David de 1784 à 1824. L’apparition du néo-classicisme à la fin du siècle des Lumières est marqué par un recul de l’influence française en Europe à partir de la guerre de Sept Ans. Par contre l’essor de l’influence anglaise et particulièrement l’anglomanie favorise l’intérêt pour les cabinets de curiosité et les découvertes archéologiques.


Décryptez l’art d’Ingres en moins d’une heure !

Ingres n’est autre que le chef de file du néoclassicisme français. Admiratif du peintre italien Raphaël, Ingres passe plusieurs années en Italie, afin de s’imprégner de l’idéal classique. S’il se veut d’abord et avant tout un peintre d’histoire, l’artiste est surtout passé à la postérité grâce à ses portraits, mais également grâce à ses nus féminins, un motif qui le fascinera jusqu’à la fin de sa vie. Ses traits distinctifs ? La perfection de la ligne et le souci du détail, qui n’ont pas leur pareil en histoire de l’art !

Ce livre vous permettra d’en savoir plus sur :
– Le contexte politique et culturel dans lequel Ingres s’inscrit
– La vie du peintre et son parcours
– Les caractéristiques et spécificités de son art
– Une sélection d’œuvres-clés d’Ingres
– L’impact de l’artiste dans l’histoire de l’art

Le mot de l’éditeur :
« Dans ce numéro de la série « 50MINUTES | Artistes », Thérèse Claeys nous livre une sélection d’œuvres particulièrement représentatives de la production ingresque : Napoléon Ier sur le trône impérial, la Grande Baigneuse, L’Apothéose d’Homère ou encore Monsieur Bertin. Elle évoque également la postérité du peintre, souvent incompris par ses contemporains, mais beaucoup admiré par les artistes modernes qui lui rendirent de nombreux hommages. »
Stéphanie Felten

À PROPOS DE LA SÉRIE 50MINUTES | Artistes
La série « Artistes » de la collection « 50MINUTES » aborde plus de cinquante artistes qui ont profondément marqué l’histoire de l’art, du Moyen Âge à nos jours. Chaque livre a été conçu à la fois pour les passionnés d’art et pour les amateurs curieux d’en savoir davantage en peu de temps. Nos auteurs analysent avec précision les œuvres des plus grands artistes tout en laissant place à toutes les interprétations.

Parallèlement les fouilles effectuées à Pompéi et Herculanum ravivent l’intérêt pour l’Antiquité romaine. Dans la peinture néo-classique et plus spécifiquement dans le genre de la peinture d’histoire, le cadre se caractérise par une composition à la perspective frontale. La facture des tableaux est lisse, ne laissant pas apparaître de trace de brosse, s’inspirant à la fois des fresques antiques de Pompei, et des peintures primitives de la Renaissance. Les règles de composition picturale sont renouvelées. Le baroque et le rococo se caractérisaient par des compositions basées sur la construction pyramidale, le néo-classicisme romps avec cette tradition, en proposant des constructions basées sur la frise à l’exemple des bas-reliefs de l’Antiquité. Basée sur le principe du rabattement des petits côtés du rectangle, la surface est délimitée par des lignes orthogonales.

Les attitudes et les gestes des personnages s’appuient sur les diagonales, verticales et horizontales qui en résultent. La peinture d’histoire est le genre associé à la peinture néo-classique. Les thèmes exaltant des valeurs d’héroïsme ou de vertus morales sont repris des récits antiques d’Homère ou de Plutarque. Le portrait néo-classique connait une évolution, à partir du début du mouvement, encore sous l’influence de l’esthétique du portrait baroque et rococo. Celui-ci se fait une spécialité des portraits de voyageurs anglais et russes qui font leur Grand Tour.

Après la Révolution, l’antique influence la mode vestimentaire féminine. Cette mode se traduit dans les portraits féminins néo-classiques, dont l’exemple le plus significatif est le portrait de Madame Récamier de David. Il s’agit pour les artistes, de revenir à des considérations morales et vertueuse, et à débarrasser le nu de sa nature libertine. La formation académique de David l’orientait naturellement vers la représentation du nu, mais ce n’était pas un thème de prédilection. Une des rares exception est sa Psyché abandonnée longtemps considérée comme perdue, et retrouvée dans les années 1990.

Ingres fait du nu le thème central de plusieurs de ses toiles, et il privilégie le nu féminin. Il est suivi par Nicolas-Antoine Taunay et son disciple Jean-Victor Bertin et Jean-Joseph-Xavier Bidauld. Pour lui,  la simple imitation de la nature est bien au-dessous de l’art. Pierre-Henri de Valenciennes, L’ancienne ville d’Agrigente. Valenciennes, A la villa Farnèse : les deux peupliers. Jean-Victor Bertin, Les gens dans un bateau passant une ville riveraine.

Jean-Joseph-Xavier Bidauld, Paysage classique avec figures. Jacob Philipp Hackert, Cascades de Terni 1779. Joseph Anton Koch, Paysage héroique à l’arc en ciel 1815. La nature morte connait, durant la période du néo-classicisme, une phase de pénurie, liée au mépris des académies pour ce genre désigné comme  inférieur . Le paradoxe étant que les peintres néo-classiques, pourtant attachés à l’inspiration de la nature, connaissaient l’existence des xenia, ces natures-mortes de l’antiquité romaine, découvertes à Pompéi et Herculanum, mais les dénigraient et les considéraient comme des  amusements . Dans plusieurs œuvres du peintre, les objets prennent une importance narrative et symbolique.

Dans La Douleur d’Andromaque le trophée d’armes au premier plan à gauche et le candélabre à droite, participent autant à la narration que les figures. La Marchande d’Amours fresque de la Villa d’Ariane à Stabies, musée archéologique de Naples. L’une des premières préoccupations des peintres néo-classiques est de revenir aux sources de la peinture antique, telle qu’ils la conçoivent d’après les écrits du comte de Caylus, ardent défenseur de ce retour à l’antique dans la peinture, notamment à travers son Recueil des Antiquités de 1757. Celui-ci encourage les artistes à tenter de reproduire les pratiques de la peinture de l’antiquité.

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