Journal d’un apprenti pervers (Littérature française) PDF

Journal d’un apprenti pervers (Littérature française) PDF

Cinéaste, Enseignant, Université Paris Ouest Nanterre La Défense. Journal d’un apprenti pervers (Littérature française) PDF ressemble à un leurre perspectiviste ou à une impasse théorique.


« Ce n’est que vers onze ans, à la BBC que j’ai entendu pour la première fois le terme homosexual. Je n’avais pas la moindre idée de ce qu’un tel mot pouvait signifier même si je commençais à soupçonner le frisson que sa seule évocation devait répandre dans les foyers. Le lendemain je demandais innocemment le sens du mot à mon professeur : « Ce sont des hommes qui s’appellent en général Cecil, qui ont un poignet mou et aiment les matelots » me répondit-elle. Ouf, pensais-je, heureusement, je ne fais pas partie de ceux là. » 
Alex Taylor a grandi en Cornouailles dans les années 60, fils unique au sein d’une famille heureuse, sans histoire. Il découvre tôt son homosexualité en rêvant de ressembler à Emma Peel de Chapeaux melons et bottes de cuir, amazone toute de cuir vêtue qui se jouait des traditions et permettait au jeune Alex d’imaginer hors de l’Angleterre machiste et pudibonde un monde de glamour fait de femmes et d’hommes extravagants. Après des études à Oxford et ses premières expériences sexuelles, Alex Taylor part à Paris. Tout en devenant professeur puis journaliste, il profite de son « exil sexuel », milite et découvre une sexualité libre, sans tabous ni limites, osant des scénarii parfois trash où désir, peur et douleur sont mêlés. L’auteur nous raconte sans fard et souvent avec humour et autodérision ses expériences, ses amours fauchés par le Sida, du Paris des backrooms, aux nouvelles fêtes branchées de Berlin en passant par les boites fétichistes de Londres. Il se livre, compare, juge les nouvelles tendances, s’interroge. Ses mémoires d’un apprenti pervers sont ainsi l’occasion pour cet européen avant l’heure amoureux des langues, de dresser un portrait original de l’Europe, avec ses différences culturelles et d’observer l’évolution des mœurs et des mentalités.

Non pas que les arts visuels africains soient moins riches qu’ailleurs. Non pas que la problématique de la représentation du sacré ou du spirituel soit moins importante qu’ailleurs : c’est peut-être au contraire ce qui les caractérise le mieux. C’est ainsi que sont nées, du moins en partie, notre sympathie et notre compréhension pour les Primitifs, et nos affinités spirituelles avec eux. Tout comme nous, ces artistes purs ont essayé de ne représenter dans leurs œuvres que l’Essentiel Intérieur, par élimination de toute contingence extérieure. Rappelons quelques points essentiels à propos de l’art africain en général. D’abord la très grande diversité des ordres d’objets : statues, masques, meubles, instruments de toutes sortes, si l’on s’en tient à la sculpture.

C’est le morcellement des styles—morcellement extrême que l’animisme, au caractère foncièrement parcellaire, ne pouvait guère qu’accentuer—qui restera ici la note dominante. Dans la production artistique de nombreuses sociétés africaines, l’art de sculpter le bois joue un rôle si important que d’autres talents, ceux de céramiste ou de peintre, d’architecte ou d’orfèvre, de vannier ou de tisserand, paraissent n’occuper la scène que comme des éléments accessoires. D’une part, sa présence avec des objets de la vie quotidienne. Cet auteur étudie par exemple une série de  couvercles à proverbes  chez les Bawoyo et des calebasses pyrogravées chez les Fon. 1—L’art négro-africain est indissociable du travail humain. 2—C’est un art engagé dans la vie quotidienne. 3—C’est un art fondé sur des pratiques collectives.

L’art  n’est pas seulement l’affaire de quelques professionnels, mais l’affaire de tous parce que fait par et pour tous  . 4—Les différents formes d’art sont corrélées. La sculpture est indissociable de la danse, du chant et de l’activité :  Car les chants, voire les danses rythment le travail en l’accompagnant : ils aident à l’accomplissement de l’œuvre de l’Homme. 5—Le schématisme et la stylisation de l’art passe par l’image et le rythme.

Senghor parle de  l’image symbole  et de  l’image analogie  en tant que moyen d’accéder à la  sensation du signifié . Le mot y est plus qu’image, il est image analogique sans même le secours de la métaphore ou de la comparaison. Il suffit de nommer la chose pour qu’apparaisse le sens sous le signe. Mais l’élément primordial de l’art africain est le rythme. Véritablement, c’est le rythme qui exprime la force vitale, l’énergie créatrice.

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