L’Adieu aux arts. 1926 : L’affaire Brancusi PDF

L’Adieu aux arts. 1926 : L’affaire Brancusi PDF

Auguste Rodin fotografato da L’Adieu aux arts. 1926 : L’affaire Brancusi PDF nel 1891. Auguste Rodin photographié par Nadar en 1891. Héritier des siècles d’humanisme, l’art réaliste de Rodin est un aboutissement, croisement de romantisme et d’impressionnisme dont la sculpture est modelée par la lutte entre la forme et la lumière. Il fut le compagnon, une partie de sa vie, de la sculptrice Camille Claudel.


Par sa capacité de travail et d’organisation, Rodin laisse une œuvre hors norme. Son père, Jean-Baptiste, né à Yvetot en 1803, s’est installé à Paris en 1830 comme garçon de bureau à la préfecture de police. 1832 à Paris, où Marie épouse Jean-Baptiste en 1836. Rodin en 1905, par Gertrude Käsebier. Rodin photographié par Dornac en 1898.

En partie à cause de sa forte myopie non détectée, il mène des études médiocres, et il gardera longtemps le handicap d’une faible maîtrise du français. En 1855, il découvre la sculpture avec Antoine-Louis Barye, puis Albert-Ernest Carrier-Belleuse. L’activité de cette époque est particulièrement stimulée par les travaux d’urbanisme du préfet de Paris, le baron Haussmann, comme par le développement du goût de l’époque pour l’ornementation. Paris, façade principale, premier étage du pavillon gauche. Les Sciences, bas-relief, Bruxelles, palais des Académies. En 1864, il rencontre Rose Beuret, fille d’un cultivateur de Haute-Marne.

Cette ouvrière couturière, âgée de 20 ans, lui servira de modèle et deviendra sa compagne. C’est dans la période de 1865-1870 qu’il débute sa collaboration avec Albert-Ernest Carrier-Belleuse, sculpteur renommé du Second Empire, formé lui aussi à la Petite École. Carrier-Belleuse porte la sculpture vers la production en série, stimulé par la forte demande de la haute bourgeoisie de l’époque. En 1870, Rodin accompagne le sculpteur belge Antoine-Joseph Van Rasbourgh à Bruxelles, où il participe aux travaux de décoration de la Bourse du Commerce.

En 1875, il réalise un de ses grands rêves en faisant son Grand Tour. France, il visite les cathédrales françaises. Saint Jean Baptiste, Paris, musée d’Orsay. La Porte de l’enfer, Paris, musée Rodin.

En 1877, âgé de 37 ans, de retour à Paris, il réalise sa première grande œuvre, L’Âge d’airain, la statue en grandeur nature en plâtre d’un jeune homme, qu’il expose au Cercle artistique et littéraire de Bruxelles et au Salon des artistes français de Paris. Sa statue donne une telle impression de vie qu’on l’accuse d’avoir effectué un moulage sur le vif. En 1878, Rodin crée son Saint Jean Baptiste, plus grand que nature pour prouver définitivement qu’il n’a pas recours au moulage sur nature. Rodin influence alors la sculpture par l’expressivité des formes, des sentiments, de la sensualité et du soin apporté à restituer l’émotion, par l’expression donnée à des parties du corps comme les mains, les pieds, etc.

Il intègre la Manufacture nationale de Sèvres de porcelaine, jusqu’en décembre 1882. Camille Claudel, de vingt-quatre ans sa cadette. En 1881, l’État achète sa sculpture Saint Jean Baptiste. Il part en voyage en Angleterre où il apprend la gravure à Londres avec Alphonse Legros, un ancien condisciple de la Petite École. En 1882, Rodin remplace Alfred Boucher comme professeur d’un groupe de jeunes sculptrices, dont Camille Claudel.

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