L’amour, principe de l’univers ? : Essai sur la théorie du tout PDF

L’amour, principe de l’univers ? : Essai sur la théorie du tout PDF

Le déterminisme est la théorie selon laquelle la succession des événements et des phénomènes est due au principe de causalité, ce lien pouvant parfois être décrit par une loi physico-mathématique qui fonde alors le caractère l’amour, principe de l’univers ? : Essai sur la théorie du tout PDF de ces derniers. Le déterminisme ne doit être confondu ni avec le fatalisme ni avec le nécessitarisme.


La  » théorie du tout  » désigne cette loi hypothétique qui résumerait en un seul principe toute la diversité de l’Univers. Cet essai a pour objectif de montrer que l’Amour, envisagé comme principe d’accord, est le seul principe raisonnablement envisageable pour tenir ce rôle. L’argumentation s’appuie sur l’histoire des sciences et des techniques comme sur l’évolution de l’Univers telle que nous la percevons aujourd’hui.

Le nécessitarisme affirme la nécessité des phénomènes en vertu du principe de causalité, qui fait que, dans les mêmes conditions, les mêmes causes produisant les mêmes effets, rien n’arrive qui ne soit nécessaire et qui ne pouvait être prédit de toute éternité. On distingue schématiquement le déterminisme régional et le déterminisme universel. D’Holbach se distingue des nécessitaristes tels que Spinoza ou Hobbes en affirmant la calculabilité de la nécessité. Nous devons envisager l’état présent de l’univers comme l’effet de son état antérieur, et comme la cause de celui qui va suivre. En vertu du déterminisme universel, l’intelligence qui connaîtrait avec une absolue précision la position et l’énergie de tout objet dans la position initiale pourrait calculer l’évolution de l’univers à tout moment du temps. Déterminisme est dans ce cas synonyme de prédictibilité. Le déterminisme social est le modèle sociologique qui établit la primauté de la société sur l’individu.

Deutsch, permet de concevoir une synthèse entre le déterminisme calculatoire et le déterminisme physique promus par l’école de la physique numérique dont la proposition  it from bit  est devenu l’emblème. La théorie du chaos est souvent citée comme allant à l’encontre de l’idée de déterminisme, alors qu’elle traite des systèmes dynamiques rigoureusement déterministes. Il y a là un non-sens sur lequel il faut être attentif. Il faut toutefois bien comprendre que cet écart du principe de causalité n’est qu’apparent. En effet, pour reproduire une expérience dans les mêmes conditions, la sensibilité aux conditions initiales d’un système dynamique déterministe impose une précision infinie sur ces conditions afin d’aboutir strictement aux mêmes effets.

La notion de structure dissipative est due à Ilya Prigogine. Elle aborde des phénomènes et propriétés des systèmes non linéaires, et donc potentiellement non prédictibles, c’est-à-dire chaotiques, selon un point de vue différent. Si les implications pratiques sont importantes, cette théorie ne remet cependant pas fondamentalement en cause les principes déterministes. La théorie reconnaît que certains mécanismes, par leur complexité et leur sensibilité, vont, pour un faible écart sur les conditions de départ, produire des résultats fortement différenciés. Mais les mécanismes restent déterministes : c’est de l’incapacité pratique à avoir une connaissance parfaite des paramètres que provient l’erreur. Prigogine va plus loin dans son attaque au déterminisme.

En se servant des bifurcations constatées sur certains attracteurs, il montre que, quelle que soit la précision donnée aux variables d’entrée, la solution  saute  d’une branche à une autre. Ces altérités ne sont donc pas liées à la précision et remettent en question le concept de déterminisme scientifique. Le principe d’incertitude est souvent présenté comme impliquant l’impossibilité de connaître avec une infinie précision la position et la vitesse d’une particule par rapport à un même temps donné, contrairement aux données requises par le  démon  de Laplace. Toutefois, contrairement à l’hypothèse du déterminisme classique, le principe d’indétermination semble impliquer que l’Univers obéit au libre jeu du hasard. Niels Bohr répondit :  Einstein, cessez de dire à Dieu ce qu’il doit faire ! Comment savoir à quoi Dieu joue ?

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