L’art des salons des peintures du XIX siècle PDF

L’art des salons des peintures du XIX siècle PDF

Claude Monet, qui a donné son nom à l’impressionnisme. Ce mouvement l’art des salons des peintures du XIX siècle PDF est principalement caractérisé par des tableaux de petit format, des traits de pinceau visibles, la composition ouverte, l’utilisation d’angles de vue inhabituels, une tendance à noter les impressions fugitives, la mobilité des phénomènes climatiques et lumineux, plutôt que l’aspect stable et conceptuel des choses, et à les reporter directement sur la toile. Articles détaillés : Écriture impressionniste et Musique impressionniste.


288 pages de grand format, 34 x 29 cm. 230 illustrations.
Ouvrage relié sous étui illustré.

On connaît davantage aujourd hui les Salons de Paris des années 1850-1860 pour les tableaux qui y ont été refusés que pour ceux que l on pouvait y voir. Ces peintures ont souvent été méprisées pour ce que l on considérait comme de l académisme et de la rigueur excessive. Pourtant, les oeuvres qui furent alors rejetées correspondent aux critères de l art d aujourd hui et sont maintenant considérées comme les précurseurs de l âge moderne. Cet ouvrage tente d imposer la face relativement moins connue de l histoire de l art du XIXe siècle. L historien de l art Norbert Wolf se penche sur l histoire des Salons pour faire redécouvrir aux lecteurs l art et l excellence qui y régnaient, en Europe, en Grande-Bretagne, en Russie et aux États-Unis. Dans ce nouveau livre magnifique, illustré par des reproductions superbes des chefs-d oeuvre de Cabanel, Manet, Gérôme, Ingres, Bouguereau, Leighton, Whistler, Tissot, Alma-Tadema, Sargent, pour n en citer que quelques-uns, l auteur analyse le phénomène des Salons sous bien des angles, que ce soit l essor de la bourgeoisie ou le rayonnement de Paris, alors capitale européenne de la culture. Il explore également les styles et les thèmes qui dominaient : la peinture d histoire, les portraits d intérieur et de société ; il signale l essor de l Orientalisme et le nationalisme qui s empare des paysages. La lecture de cet ouvrage d envergure, très documenté et passionnant, permettra à l amateur d art d appréhender définitivement et positivement la peinture des Salons et de comprendre la raison pour laquelle ces oeuvres furent autrefois si vénérées par le grand public.

Musée d’art moderne André Malraux, Le Havre. L’Académie privilégie l’enseignement du dessin, plus simple à définir dans un corps de doctrine bien structuré pour lequel la copie des modèles de la sculpture antique constitue un idéal de beauté. François Boucher, pourtant l’un de ses membres, en est un exemple. Dans les œuvres d’Antoine Watteau également académicien, des critiques avertis voient des signes avant-coureurs de l’impressionnisme.

Johann Heinrich Füssli ou George Romney. William Blake, William Turner ou Francisco de Goya et même Eugène Delacroix avaient déjà posé les bases d’une nouvelle façon de peindre. Influencés notamment par le réalisme des œuvres de Gustave Courbet, ces artistes privilégient les couleurs vives, les jeux de lumière et sont plus intéressés par les paysages ou les scènes de la vie de tous les jours que par les grandes batailles du passé ou les scènes de la Bible. Salon des Refusés regroupant les œuvres n’ayant pu être présentées au salon de Paris. Ils commencèrent à discuter de tenir leur propre exposition.

En 1868, Charles Daubigny, alors membre du jury fut leur allié. Une fois encore, le groupe essuie des critiques très violentes, qui ne parviennent pas à l’éviction des artistes. Le terme est repris dans un sens positif par Jules-Antoine Castagnary, par le public et par les artistes eux-mêmes, bien que ceux-ci estiment être rapprochés par leur esprit révolutionnaire bien plus que par la réalité de leur art. Pour ces raisons, de nombreuses dissensions existent au sein du groupe. Ainsi, Degas continue à affirmer la domination du dessin par rapport à la couleur, et se refuse à peindre en plein air. Il y aurait lieu cependant de nuancer cette légende d’un Degas n’aimant pas la peinture de plein air : dans une lettre à Valernes, il écrit :  Ah ! Sa nièce, Jeanne Fèvre, souligne que Degas avait une mémoire visuelle prodigieuse et qu’il pouvait peindre en atelier des paysages qu’il avait eu sous les yeux quelques jours auparavant.

Renoir quitte le mouvement au cours des années 1880, avant de le rejoindre à nouveau, sans jamais regagner totalement la confiance de ses membres. Son exemple est suivi : déjà diminué par la mort de Frédéric Bazille lors de la guerre franco-allemande de 1870, le groupe est marqué par les défections de Cézanne, Renoir, Sisley et Monet, qui quittent les Expositions impressionnistes pour le Salon. Mais cette réussite ne profite pas à tous : si Renoir finit par accéder à une relative sécurité financière en 1879, suivi par Monet au début des années 1880 et Pissarro dans les années 1890, Sisley meurt en 1899 dans la pauvreté. Détail d’une peinture de Degas montrant le travail de l’artiste par taches de peinture. Les peintres impressionnistes, qui se veulent – avant tout – peintres du concret et du vivant, choisissent leurs sujets dans les paysages ou les scènes quotidiennes de la vie contemporaine librement interprétés et recréés selon la vision et la sensibilité personnelle de chacun d’eux.

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