L’Habitant de l’infini, tome 11 PDF

L’Habitant de l’infini, tome 11 PDF

Si toi y’en a profiter de la high tech, moi y’a en l’Habitant de l’infini, tome 11 PDF ! Vers la fin de la malédiction des ressources ? L’île Nauru illustre à merveille l’incommensurable connerie humaine.


Manji incite Magatsu à se battre contre Shira qui n’est autre que l’assassin de celle qui fut sa protégée. Pour déstabiliser son adversaire Shira va jusqu’à sous-entendre que les jours d’Anotsu sont en danger.
Pendant que le combat fait rage, Anotsu épouse la fille de son hôte, maître Ibane, et Lin arrive en vue de Kaga plus morte que vive. Retournant à Edo au lendemain de ses noces Anotsu la retrouve et lui vient en aide juste avant de se faire attaquer par de mystérieux hommes en noir. Quand il découvre l’identité de l’un de l’eux, il se précipite au dojo de maître Ibane où l’attend une terrible surprise…

En une trentaine d’années, cette île qui regorgeait de phosphates a été littéralement pillée et détruite, pendant que l’on citait cette île en exemple, pour la raison que chacun de ses natifs roulait en Rolls-Royce ! Maintenant, les habitants sont obligés de les pousser ! La notion de ressources naturelles s’applique généralement aux ressources que l’homme utilise pour alimenter ses activités économiques, essentiellement agricoles et industrielles. Parmi ces ressources, on distingue les ressources non renouvelables. Les métaux, les minerais, les minéraux, les métalloïdes, les pierres précieuses, les combustibles fossiles, les matières fissibles, l’uranium, sont des ressources non renouvelables qui ont été mises en place au cours des temps géologiques et qui sont extraites jusqu’à épuisement des gisements.

Un deuxième type de ressources non renouvelables est constitué par les surfaces cultivables, les sols fertiles, les écosystèmes qu’ils supportent et la biodiversité qui les caractérise. La stérilisation des sols, leur érosion, la disparition d’un habitat, d’une biocénose ou plus simplement d’une espèce est une perte irrémédiable que ce soit à l’échelle locale, régionale, à l’échelle de l’écozone ou à celle de la planète. Souvent, on pense que ces ressources peuvent être consommées sans compter puisqu’elles se renouvelleraient. La question essentielle qui doit être posée est d’abord du cycle de renouvellement. Ainsi, en ce qui concerne l’eau douce, son renouvellement est assuré par le cycle de l’eau, lequel apparaît court.

Mais la question de l’eau est infiniment plus complexe. Ainsi la diminution rapide et très inquiétante des glaciers himalayens pourrait valoir rapidement de gros problèmes d’approvisionnement en eau aux millions de Pakistanais et d’Indien du Nord dont les ressources en eau sont liées à ces glaciers. On peut s’interroger de la même façon à propos des ressources dont on pensait qu’elles étaient  » renouvelables  » et qui constituent les stocks de poissons marins dont on dit maintenant que, faute de mise en place de quota de pêche, de période de surveillance des stocks, etc. L’épuisement des ressources naturelles, renouvelables ou pas, est sûrement la question la plus préoccupante à laquelle l’humanité aura à répondre sûrement plus rapidement qu’elle ne le pense. Elle aurait dû s’inquiéter de cette situation depuis déjà longtemps, mais l’incurie politique, particulièrement des pays riches et développés, a surtout été la règle.

Irak, Caucase, Sahara occidental, Nauru, etc. Depuis un demi-siècle, les déclarations généreuses contre la pauvreté, la malnutrition et l’analphabétisme, annonçant une action résolue pour mettre fin au sous-développement, n’ont pas manqué. 10 « , car elle se tiendra dix ans après celle de 1992 à Rio de Janeiro au cours de laquelle on bavarda sur le développement soutenable ou durable censé résoudre la pauvreté et épargner la nature. 10 ou Rio – 20 ? Mais lorsqu’il s’est agi de mettre en musique la belle partition écrite à Rio, il n’y avait plus personne pour l’exécution.

Les économistes libéraux fondaient une nouvelle discipline, l’économie de l’environnement, en théorisant la possibilité de substituer éternellement du capital technique au capital naturel épuisé grâce à un progrès technique infini, et en définissant l’amélioration du bien-être par l’augmentation perpétuelle de la consommation, marchande bien entendu. Le modèle de développement capitaliste industriel a fonctionné pendant deux siècles sur la croyance en l’inépuisabilité des ressources naturelles. Lorsque cette croyance s’est effondrée, les économistes néo-classiques ont tenté d’intégrer l’environnement dans le modèle d’équilibre général walrasien. Ils ont énoncé la règle de compensation garantissant l’équité entre les générations actuelles et futures. Joseph Stiglitz qui, aujourd’hui, s’offre une virginité en contestant le FMI mais qui a bâti sa réputation d’économiste au sein du paradigme néo-classique.

Certes la terre n’est pas un système clos sur lui-même puisque notre planète reçoit le flux d’énergie solaire qui justement permet, malgré l’entropie, à la vie de se reconstituer et même de s’étendre. Le protocole élaboré à Kyoto en 1997 pour réduire l’émission des gaz à effet de serre responsables du réchauffement climatique et qui a abouti à l’accord de Marrakech en 2001 comporte des failles béantes. Les États-Unis ont refusé de s’engager alors qu’ils sont les premiers pollueurs de la planète. La phase de préparation de la conférence de Johannesburg. Monterrey au Mexique du 18 au 22 mars 2002. Un  » consensus de Monterrey  » a été négocié dans les coulisses et présenté comme marquant le début d’un nouveau partenariat entre pays riches et pays pauvres afin de résoudre le problème du financement du développement.

Le document adopté est un monument d’hypocrisie. Oubliant et voulant faire oublier qu’ils en ont été les fossoyeurs, les dirigeants des grandes institutions financières s’affichent maintenant comme les nouveaux chevaliers blancs de la défense des opprimés. Deux raisons peuvent justifier ce renversement de problématique. Les théoriciens du développement économique ont presque unanimement, à la suite de François Perroux, toujours affirmé que la croissance était une condition nécessaire mais non suffisante du développement humain.

Ou bien le développement et le progrès humain résultent, si l’on sait attendre suffisamment, de la croissance, et alors la distinction entre croissance et développement est sans objet puisque la croissance est une condition suffisante du développement. Faut-il en déduire qu' » il faut en finir, une fois pour toutes, avec le développement « , comme l’exprime Serge Latouche, parce qu’il ne peut être autre que ce qu’il a été ? La question ne peut être tranchée aussi facilement pour plusieurs raisons. La première tient au fait que, vu l’étendue des besoins primordiaux insatisfaits pour une bonne moitié de l’humanité, les pays pauvres doivent pouvoir connaître un temps de croissance de leur production. La deuxième raison pour laquelle la notion de développement ne peut être prestement évacuée est que l’aspiration à un mieux-être matériel est devenue globale dans le monde. Et il serait mal venu pour des occidentaux éclairés d’en contester la légitimité au prétexte que cette aspiration ne serait que la résultante de l’intériorisation par les peuples dominés des valeurs des dominants, contribuant à reproduire les mécanismes de la domination.

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