La beauté fait signe : Arts, morale, religion PDF

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L’université Albertina de Königsberg, où Kant a enseigné. En 1740, il entre à l’université de Königsberg dans le dessein d’y étudier la théologie. En 1746, la mort de son père l’oblige à interrompre ses études pour donner des cours : il est engagé comme précepteur la beauté fait signe : Arts, morale, religion PDF des familles aisées et il accomplit cette tâche durant neuf ans. C’est également cette année-là qu’il publie sa première dissertation : Pensées sur la véritable évaluation des forces vives.


L’époque a le goût de la mort : mort de Dieu, mort de la morale, mort de l’art, peut-être même mort de la civilisation et de la planète… Cette tendance catastrophiste risque bien, non de nous éclairer sur notre situation, mais de nous aveugler. Nous finissons par ne plus distinguer les « paillettes d’or » (Diderot) du présent. Cela est sans doute plus manifeste dans les arts qu’ailleurs. Ce livre veut attirer l’attention sur la permanence du pouvoir créateur humain, notamment à travers l’art contemporain, pourtant si bafoué par de nouveaux prophètes de malheur. La beauté n’a pas disparu pour qui sait la découvrir. Elle a une dimension morale, car la beauté fait vivre et respirer, instille le goût d’assumer son existence, donc de vouloir la vie plutôt que rien. Elle a une dimension religieuse en tant qu’elle fait signe vers plus grand, plus beau, plus vivant qu’elle. La sécularisation de nos sociétés peut certes troubler nos regards, nous rendant insensibles à ces dimensions de la beauté. Il n’en reste pas moins que, pour quiconque entretient en soi une vie culturelle et spirituelle, la beauté n’a pas cessé d’être évocatrice, et donc d’inspirer le désir de vivre, par-delà les « mille morts amères » qui parsèment nos vies.

En 1755, il obtient une promotion universitaire et une habilitation grâce à une dissertation sur les principes premiers de la connaissance métaphysique. Kant est le premier grand philosophe moderne à donner un enseignement universitaire régulier. En 1766, Kant demande et obtient le poste de sous-bibliothécaire, à la Bibliothèque de la Cour, fonction qu’il occupe jusqu’en avril 1772. En 1770, il est nommé professeur titulaire, après avoir écrit une dissertation intitulée De la Forme des principes du monde sensible et du monde intelligible. En 1781 paraît la première édition de la Critique de la raison pure. Cet ouvrage, fruit de onze années de travail, ne rencontre pas le succès espéré par son auteur. Une seconde édition voit le jour en 1787.

En 1786, il devient membre de l’Académie royale des sciences et des lettres de Berlin. En 1788 est publiée la Critique de la raison pratique et, en 1790, la Critique de la faculté de juger. Il recevait également très souvent de nombreux amis à dîner et déjeunait chaque midi avec un inconnu. La philosophie théorique a pour but de répondre à la question  que puis-je savoir ? La philosophie pratique a pour objet la question  que dois-je faire ? La philosophie pratique s’intéresse aussi à la question  que puis-je espérer ? Elle montre que les idées transcendantales, bien qu’elles ne puissent pas devenir objets de notre connaissance, doivent être postulées pour permettre la moralité et l’espérance.

La connaissance doit ainsi être limitée par la raison elle-même afin de faire place à la croyance. La statue de Kant à Kaliningrad. D’autre part, et à partir des acquis de la Critique de la raison pure, Kant élabore une philosophie morale profondément nouvelle qui part du concept de loi morale valable pour tout être raisonnable, universelle et nécessaire, et de son corrélat, la  liberté transcendantale . Elle s’oppose donc aussi bien à l’éthique conséquentialiste, qui estime la valeur morale de l’action en fonction des conséquences prévisibles de celles-ci, qu’à l’eudémonisme, qui considère que l’éthique doit viser le bonheur. Enfin, dans la Critique de la faculté de juger, il exposa une théorie esthétique qui est le fondement de la réflexion esthétique moderne.

La troisième Critique est aussi une réflexion sur la nature et la téléologie. Il existe de façon incontestable un  avant  et un  après  Kant dans ces trois domaines. Article détaillé : Théorie de la connaissance de Kant. Hume a, en effet, construit une critique radicale des fondements de la métaphysique de Leibniz et de Wolff, dont Kant avait été un adepte.

Le titre même de cet ouvrage explicite le projet kantien : il s’agit, après Hume, de refonder la métaphysique sur des bases solides, et d’en faire une science rigoureuse, en imitant l’exemple de la révolution copernicienne. C’est pourquoi Kant écrit, dans sa préface à la seconde édition de Critique de la raison pure :  J’ai limité le savoir pour laisser une place à la croyance. Limiter les prétentions de la raison : telle est dans le fond la solution que veut apporter Kant à la crise de la métaphysique. Cette limitation n’est possible que par une critique complète de la raison par elle-même.

Il faut entreprendre une critique de la raison par la raison : voilà le sens véritable du titre Critique de la raison pure. Article détaillé : Philosophie pratique de Kant. La tombe d’Emmanuel Kant près de l’ex Cathédrale de Königsberg. La philosophie pratique de Kant est exposée principalement dans la Fondation de la métaphysique des mœurs et dans la Critique de la raison pratique. Cet ouvrage est une reprise des thèses finales de la Critique de la raison pure, mais précise sensiblement les thèses kantiennes, surtout en ce qui concerne le statut de la liberté dans la morale. L’articulation entre la philosophie théorique et la philosophie pratique est la suivante.

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