La campagne d’Italie, les victoires oubliées de la France PDF

La campagne d’Italie, les victoires oubliées de la France PDF

Italie centrale et méridionale et en particulier dans les environs du mont Cassin, une région localement appelée Ciociarie. En 2004 la campagne d’Italie, les victoires oubliées de la France PDF gouvernement italien a reconnu comme avérées les violences et les viols commis par les troupes marocaines et a décoré avec des Médailles pour mérite civil de nombreuses villes de la Ciociarie.


L’histoire de la campagne d’Italie est celle d’une fille illégitime. Péniblement élaborée en 1943, elle a immédiatement souffert de l’absence d’une stratégie clairement définie, suscité les pires critiques dès son démarrage, pour être délaissée le 6 juin 1944, aux premières heures du débarquement en Normandie, alors que, la veille même, elle connaissait son apogée en faisant tomber une des deux capitales de l’Axe, Rome. L’oubli dure toujours, en Grande-Bretagne, aux Etats-Unis, et en France, à la mémoire si fragile. Pourtant, le général Juin a conduit en péninsule plus de 100 000 hommes dans des conditions effroyables. Pourtant, les combats que les Français y ont menés sont parmi les plus violents de toute la Seconde Guerre mondiale, et surtout, ils ont tous été couronnés par la victoire, quatre ans après la débâcle. Rarement un livre n’aura dépeint avec tant de précision et d’authenticité l’engagement de ce corps expéditionnaire. Nourri d’archives françaises et américaines totalement inédites et édifiantes, ainsi que de multiples témoignages, il s’intéresse à tous ses membres, généraux, lieutenants, tirailleurs, ambulancières et intendants. Mais il ne s’agit pas ici de se contenter d’une histoire-bataille. Jean-Christophe Notin retrace aussi la vie quotidienne des soldats, éclaire les relations complexes entre les Alliés comme avec les ennemis de la veille, ces Italiens qui accueillent les Français en libérateurs tout en s’en méfiant. L’auteur s’est même plongé dans les dossiers confidentiels de la police militaire pour élucider en particulier la question sensible des exactions qui furent bien facilement imputées aux tirailleurs. A travers ces pages, c’est la lente reconquête de l’honneur national que l’on peut lire, terminée à Turin, en 1945, avec le gain des derniers kilomètres carrés dont le territoire français put s’agrandir.

Jean-Christophe Notin, polytechnicien, passionné par l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, a publié un premier livre : 1061 Compagnons. Histoire des Compagnons de la Libération, succès inattendu en 2000 et qui a déjà connu trois rééditions.

Ces événements ont servi de toile de fond à un roman d’Alberto Moravia, adapté au cinéma par Vittorio De Sica : La ciociara. Ces troupes contractuelles appelées goums marocains, mais avec un statut particulier, proche des coutumes locales de la zone de recrutement, fournissaient l’ossature de l’infanterie d’une division d’infanterie marocaine. Lors de sa première visite sur le front italien en mars 1944, De Gaulle prévoit déjà de rapatrier les goumiers au Maroc et de les employer uniquement à des taches d’utilité publique. Du 15 au 17 mai, plus de 600 femmes sont violées, beaucoup d’hommes subissent le même sort ainsi qu’un prêtre. Au début des années 1950, l’Unione Donne Italiane, organisation communiste féminine, a cherché à obtenir des indemnités pour environ 12 000 femmes victimes de violences sexuelles de la part du corps expéditionnaire français.

Mais les chiffres à cet égard divergent beaucoup. 2 500 habitants, 700 femmes furent violées et quelques-unes en moururent. Esperia chercha en vain à sauver trois femmes des violences des soldats : il fut attaché, sodomisé toute la nuit et mourut des suites de ces violences. Pico, selon quelques témoignages, des soldats américains auraient voulu se joindre aux goumiers pendant que ces derniers accomplissaient les violences, mais ils en furent empêchés par leurs officiers.

Récemment, toutes les femmes de Patrica, Pofi, Isoletta, Supino, et Morolo ont été violées. Lenola, pris par les Alliés le 21 mai, cinquante femmes ont été violées, et -comme il n’y en avait pas assez pour tous- des enfants et même des vieux furent violés. Il semble normal que deux Marocains s’en prennent simultanément à une femme, l’un ayant une relation normale, tandis que l’autre la sodomise. Cependant ces violences ne se limitèrent pas à cette seule zone de l’Italie : le phénomène aurait déjà commencé en juillet 1943 en Sicile, avant de se propager par la suite dans toute la péninsule et il n’aurait pris fin qu’en octobre 1944, avec le transfert en Provence des CEF.

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