La coopération sur la gestion des cours d’eau internationaux en Asie PDF

La coopération sur la gestion des cours d’eau internationaux en Asie PDF

Le sol est une composante essentielle de la production végétale. Sans le sol, il serait impossible de produire des aliments sur grande échelle, ou de nourrir le bétail. Une bonne partie des systèmes actuels de gestion des sols et des cultures ne répondent pas aux critères de durabilité. Le principal facteur déclenchant est le quadruplement de la population mondiale au cours du dernier siècle, qui a exigé un véritable bouleversement des méthodes de gestion des sols la coopération sur la gestion des cours d’eau internationaux en Asie PDF des cultures afin d’augmenter la production alimentaire.


Ressource irremplaçable de plus en plus exploitée, l’eau douce est devenue un enjeu majeur de l’agenda international. Cependant, le domaine de la gestion de l’eau est vaste et rassemble toute les difficultés qu’il y a à concilier l’économique, le social et l’environnemental – les trois piliers du développement durable. Qui plus est, environ 40 % de la population mondiale vit dans plus de 240 bassins hydrographiques communs à deux ou plusieurs États. Leurs ressources en eau doivent donc être partagées. Or, une gestion durable dans ces bassins requiert, non seulement que les moyens humains, techniques, juridiques, économiques et financiers soient utilisés de manière adéquate – en tenant compte des interdépendances écologiques et de l’ensemble des utilisations et des besoins -, mais également que ces moyens, ces utilisations et ces besoins s’articulent avec ceux des États et populations coriverains. Cet objectif se heurte à l’aspect stratégique de la ressource et donc, dans une certaine mesure, à la souveraineté des États. La mise en place d’une coopération pour mieux gérer la ressource partagée devient alors une question cruciale. Cet ouvrage se propose d’étudier la façon dont a été instaurée une coopération pour gérer les cours d’eau internationaux dans trois grands bassins asiatiques, ceux de la mer d’Aral, du Gange-Brahmapoutre et du Mékong. Au travers de l’étude de cas, émergent les facteurs favorables et les freins qui subsistent à l’établissement d’une gestion conjointe, qui croisent et se nourrissent de phénomènes plus transversaux : décolonisation, essor du développement durable, effondrement du bloc de l’Est, mondialisation, bonne gouvernance, privatisation croissante… La mise en perspective des choix effectués dans différents bassins permet – au delà des circonstances et caractéristiques propres à chacun d’eux – de tirer des leçons plus générales sur la construction, le fonctionnement et les limites des régimes juridiques de coopération mis en place, en termes de promotion d’une gestion concertée et durable. Au croisement du droit international de l’environnement, du droit du développement et économique, des droits de l’homme aussi, la mise en perspective permet également de dessiner les contours du rôle que peut et doit jouer le droit dans la mise en place d’une gestion intégrée des ressources en eau partagées.

Avant la découverte des engrais minéraux azotés, il fallait des siècles pour que l’azote s’accumule dans le sol6. En revanche, l’augmentation exponentielle de la production alimentaire en Asie au cours de la Révolution verte a été due en grande partie à l’utilisation intensive d’engrais minéraux, parallèlement au matériel génétique amélioré et à l’irrigation. La contribution des engrais à la production alimentaire s’est également accompagnée de coûts considérables pour l’environnement. Aujourd’hui, c’est en Asie et en Europe que l’on observe la consommation la plus élevée d’engrais à l’hectare. La façon dont les engrais minéraux affectent l’environnement est une affaire de gestion. Par exemple, il faut calculer le rapport entre la quantité d’engrais appliquée et celle qui a été extraite par les cultures, ou il faut optimiser la méthode et le calendrier des applications d’engrais.

Le défi consiste, par conséquent, à renoncer aux pratiques agricoles non durables et à choisir des options capables d’offrir une base solide à l’intensification durable des cultures. Dans de nombreux pays, il convient de réviser en profondeur les méthodes de gestion des sols. Le sol contient l’un des assemblages d’organismes vivants les plus diversifiés de la planète, reliés entre eux de façon intime par un réseau trophique complexe. La santé des sols peut être bonne ou laisser à désirer, en fonction de la manière dont ils sont gérés. Des sols sains présentent deux caractéristiques essentielles: une riche diversité biotique et une teneur élevée en matière organique non vivante. La diversité biotique du sol est plus grande sous les tropiques que dans les climats tempérés24. Les interactions fonctionnelles des biotes du sol avec les éléments organiques et inorganiques, avec l’air et avec l’eau, déterminent la capacité d’un sol à emmagasiner et à diffuser de l’eau et des nutriments pour alimenter les plantes, de manière à en favoriser et à en soutenir la croissance.

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