La lutte biologique: Vers de nouveaux équilibres écologiques PDF

La lutte biologique: Vers de nouveaux équilibres écologiques PDF

A bas le développement durable ! Il n’y a pas le moindre doute que la lutte biologique: Vers de nouveaux équilibres écologiques PDF développement durable est l’un des concepts les plus nuisibles».


Quelles réponses la lutte biologique peut-elle apporter aux attentes d’une agriculture de plus en plus soucieuse de préserver l’environnement et la biodiversité ? Quelles applications peut-elle offrir à une société préoccupée d’atteindre « zéro résidu » de molécules actives dans l’alimentation ? Cet ouvrage fait le point sur ce sujet scientifique complexe et spécialisé, devenu sujet de société. Un état des lieux initial rappelle le vocabulaire, les connaissances de base de la biologie et les principes de base de la lutte biologique. Chaque chapitre est complété par un ou deux articles rédigés par des spécialistes du domaine traité : les auxiliaires, les microorganismes, les parasites et parasitoïdes, les plantes, les milieux aquatiques, les systèmes complexes, les biocides inertes… Évaluation, évolutions et améliorations possibles des méthodes de lutte biologique concluent cet ouvrage de synthèse innovant.
Il s’adresse aux enseignants, formateurs et étudiants mais aussi aux lecteurs « profanes » qui sont sensibilisés à la préservation des écosystèmes.

Victor Hugo, «qui tombe des étoiles». L’accent est alors mis sur la préservation des écosystèmes. Le développement soutenable est comme l’enfer, il est pavé de bonnes intentions. Les exemples de compatibilité entre développement et environnement qui lui donnent créance ne manquent pas.

Evidemment, la prise en compte de l’environnement n’est pas nécessairement contraire aux intérêts individuels et collectifs des agents économiques. La concordance des intérêts bien compris peut, en effet, se réaliser en théorie et en pratique. Il se trouve des industriels convaincus de la compatibilité des intérêts de la nature et de l’économie. Tel est bien, en effet, le pari du développement durable. Un industriel américain exprime la chose de façon beaucoup plus simple : «Nous voulons que survivent à la fois la couche d’ozone et l’industrie américaine». Le développement toxique Il vaut la peine d’y regarder de plus près en revenant aux concepts pour voir si le défi peut encore être relevé.

La définition du développement durable telle qu’elle figure dans le rapport Brundtland ne prend en compte que la durabilité. Toutefois, la signification historique et pratique du développement, liée au programme de la modernité, est fondamentalement contraire à la durabilité ainsi conçue. On peut définir le développement comme une entreprise visant à transformer les rapports des hommes entre eux et avec la nature en marchandises. Il s’agit d’exploiter, de mettre en valeur, de tirer profit des ressources naturelles et humaines.

Finalement, on peut dire qu’en accolant l’adjectif durable au concept de développement, il est clair qu’il ne s’agit pas vraiment de remettre en question le développement réellement existant, celui qui domine la planète depuis deux siècles, tout au plus songe-t-on à lui adjoindre une composante écologique. Il est plus que douteux que cela suffise à résoudre les problèmes. La croissance zéro ne suffit pas En fait, les caractères durable ou soutenable renvoient non au développement «réellement existant» mais à la reproduction. Désormais, même la reproduction durable n’est plus possible.

Notre surcroissance économique dépasse déjà largement la capacité de charge de la terre. Pour survivre ou durer, il est donc urgent d’organiser la décroissance. Survie sociale et survie biologique paraissent ainsi étroitement liées. Les limites du «capital» nature ne posent pas seulement un problème d’équité intergénérationnelle dans le partage des parts disponibles, mais un problème d’équité entre les membres actuellement vivants de l’humanité. La décroissance ne signifie pas nécessairement un immobilisme conservateur. L’évolution et la croissance lente des sociétés anciennes s’intégraient dans une reproduction élargie bien tempérée, toujours adaptée aux contraintes naturelles.

On peut conclure avec Kate Soper : «Ceux qui plaident pour une consommation moins matérialiste sont souvent présentés comme des ascètes puritains qui cherchent à donner une orientation plus spirituelle aux besoins et aux plaisirs. Mais cette vision est à différents égards trompeuse. La «nuova economia» di Nicholas Georgescu Roegen, Carocci, Rome 2001, p. Christian Comeliau, Développement du développement durable, ou blocages conceptuels ? Cité par Jean Marie Harribey, L’économie économe, L’harmattan, Paris 1997. Carla Ravaioli, «Lettera aperta agli economisti. Cet exemple comme les précédents est tiré de Hervé Kempf, L’économie à l’épreuve de l’écologie.

Changer de cap, Dunod, l992, p. Mesarovic et Pestel, Strategie per sopravvivere, Mondadori, Milano 1974. Voir Gianfranco Bologna et alii, «Italia capace di futuro» WWF-EMI, Bologne 2001, pp. En dépit de la coquetterie que l’on se donne de contester la sagesse des «bons sauvages», celle-ci se fonde tout simplement sur l’expérience. Cette observation de Castoriadis rejoint la sagesse millénaire évoquée déjà par Ciceron dans le «de senectute».

Caton : «Il va planter un arbre au profit d’un autre âge». Bonaïuti Mauro, La «nuova economia» di Nicholas Georgescu-Roegen. Marie-Dominique Perrot, Mondialiser le non sens, L’Age d’homme, Lausanne, 2001, p. On trouvera une bibliographie exhaustive des rapports et livres parus sur le sujet depuis le fameux rapport du Club de Rome, dans Andrea Masullo, «Il pianeta di tutti. Vivere nei limiti perchè la terra abbia un futuro». Sous la direction de Gianfranco Bologna, Italia capace di futuro. Goldsmith, Le défi du XXIe siècle, Le rocher, l994, p.

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