La Pensée politique de Hegel PDF

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La première édition, parue en 1961, était composée de six essais. La traduction française est fondée sur la deuxième édition, parue en 1968 et composée la Pensée politique de Hegel PDF huit essais complétés d’une importante préface. Hannah Arendt étudie dans cet essai les rapports de Marx, Kierkegaard et Nietzsche à la tradition.


Dans une période marquée – après les décennies d’imprégnation marxiste et de triomphe des sciences sociales – par le réveil de la philosophie politique, le message hégélien retrouve une actualité exceptionnelle. Hegel, en effet, nous offre l’exemple d’une philosophie qui s’est constituée pour pouvoir rendre compte de l’existence politique. La première partie du présent ouvrage, qui analyse le développement historique progressif de la théorie hégélienne de l’Etat, permet de comprendre la formation de toute la pensée de Hegel. Mais, si la philosophie hégélienne est essentiellement une philosophie politique, inversement la philosophie politique hégélienne reste toujours pleinement philosophique. Réinséré dans l’universalité de la pensée, le politique est relativisé comme moment particulier d’une vie humaine qui l’excède culturellement, ce qu’établit la seconde partie du livre.

Elle leur reproche de s’opposer à la tradition tout en continuant à en emprunter les concepts. Cet essai prolonge la réflexion précédente sur la tradition : Hannah Arendt analyse le recours par les philosophes au concept d’histoire comme la tentative de reconstituer une nouvelle tradition. En opposition avec la conception de l’histoire proposée par Marx, fortement inspirée de celle de Hegel, Hannah Arendt propose une conception de l’action construite autour de la notion de fragilité. Hannah Arendt considère que le lien étroit existant actuellement entre l’histoire et la nature n’est pas le même que celui de l’Antiquité. Dans l’Antiquité, le rapport des hommes à la nature et à l’histoire se caractérisait par un souci de l’immortalité : la nature possède sans effort cette caractéristique, qu’il s’agit pour les hommes d’acquérir en  s’immortalisant . Il y a aujourd’hui aussi une racine commune aux sciences de la nature et aux sciences historiques : il s’agit cette fois d’une méthode de pensée qui est la même. Face aux doutes concernant la capacité des sens à révéler la vérité, les sciences de la nature prétendent découvrir la vérité en passant de la simple observation à l’expérimentation.

Le rapprochement proposé entre l’histoire et la nature est aussi l’occasion pour Hannah Arendt d’expliquer qu’avec les technologies modernes l’homme prétend désormais faire la nature comme il fait l’histoire. Une fois expliqué le lien moderne entre la nature et l’histoire, Hannah Arendt analyse la construction du concept moderne d’histoire. Elle interprète cette construction comme la sécularisation du concept chrétien d’immortalité individuelle. Hannah Arendt prend le temps d’expliquer que cette sécularisation n’est pas l’effet d’une transformation progressive de l’immortalité individuelle en une immortalité terrestre pour l’humanité. Notre concept de l’histoire, bien qu’il soit essentiellement un concept de l’époque moderne, doit son existence à la période de transition où la confiance religieuse en la vie immortelle avait perdu son influence sur le séculier et où l’indifférence nouvelle à la question de l’immortalité n’était pas encore née. Hannah Arendt analyse enfin les liens entre l’histoire et la politique. Elle considère la philosophie politique de Kant comme particulièrement représentative de ce mouvement de pensée.

Face à la perte de sens de l’action, il s’en réfère à l’Histoire. Au contraire, cet essai permet à Hannah Arendt d’inviter à assumer la fragilité de nos actions, c’est-à-dire l’impossibilité d’en prévoir tous les effets et d’en comprendre le sens. Hannah Arendt analyse dans cet essai la  crise de l’autorité . Rome, elle estime que les tentatives modernes de restauration d’une autorité ne sont en fait qu’une manière de réparer les fondations de la tradition. Dans la parabole de la caverne, le philosophe quitte la caverne en quête de la véritable essence de l’Être sans aucune arrière-pensée quant à l’applicabilité de ce qu’il va chercher. Pour Hannah Arendt, la liberté n’est pas le fruit de l’entendement et de la volonté.

Cet essai s’appuie sur la conception de la liberté développée dans l’essai précédent : Hannah Arendt y analyse la crise de l’éducation aux États-Unis comme élément particulièrement représentatif de la crise de la société actuelle. L’élément important de la liberté est la natalité, la capacité à commencer du nouveau. Affranchi de l’autorité des adultes, l’enfant n’a donc pas été libéré, mais soumis à une autorité bien plus effrayante et vraiment tyrannique : la tyrannie de la majorité. En tout cas, il en résulte que les enfants ont été pour ainsi dire bannis du monde des adultes. Dans cet essai Hannah Arendt analyse la culture de masse, transformation de l’objet culturel en un loisir, pour ensuite proposer l’attitude à adopter vis-à-vis de l’art pour ne pas le soumettre à la logique de la société de consommation. Hannah Arendt commence son propos en expliquant que le dévoiement de la culture ne résulte pas de sa massification. La massification de la culture n’est pas un mécanisme différent mais uniquement l’extension de ce mécanisme à toute la société :  La culture de masse apparaît quand la société de masse se saisit des objets culturels.

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