La production des bovins allaitants PDF

La production des bovins allaitants PDF

Un la production des bovins allaitants PDF de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Le vêlage est la mise bas chez les bovins.


Cette nouvelle édition actualisée aborde les notions essentielles de l’élevage des bovins allaitants (qualité des produits, reproduction, alimentation, sélection, santé et économie) en tenant compte du contexte actuel.

Le coût de la viande produite en élevage allaitant étant supérieur à celui de la viande produite dans les troupeaux laitiers, il est impératif que les éleveurs de bovins allaitants améliorent leur productivité (numérique et pondérale) pour être compétitifs.

Compte tenu de cette situation, et pour réduire ce coût de production, l’auteur apporte des conseils pratiques aux éleveurs en leur proposant :

d’améliorer la productivité numérique en maîtrisant les critères de reproduction et en réduisant le taux de mortalité des veaux ;

d’améliorer la productivité pondérale, tout en diminuant les coûts de production par une meilleure maîtrise de la production fourragère (en encourageant l’autonomie fourragère voire alimentaire), sans augmenter les charges opérationnelles (concentré, frais vétérinaires, fertilisants, etc.) ;

de revoir la conduite d’élevage de génisses de renouvellement en s’orientant vers le vêlage à deux ans et de réformer rapidement les animaux improductifs ;

de faire appel à la génomie, en vue d’améliorer les performances des animaux et deproduire une viande de qualité à un prix compétitif par rapport aux autres viandes ;

d’améliorer leurs revenus en produisant de l’énergie, par l’installation de panneaux photovoltaïques ou d’unités de méthanisation.

Il prend également en compte la réforme de la PAC et ses orientations dans sa réflexion.

L’ouvrage présente les principales races sous forme de fiches pratiques.

C’est une étape critique en élevage. Parfois, le vêlage ne se déroule pas dans des conditions optimales. Celui-ci tête le colostrum qui lui permet de développer ses défenses immunitaires. La production de progestérone par le corps jaune est indispensable pour permettre la gestation. Afin de maintenir le corps jaune et ainsi la gestation, l’embryon produit un signal spécifique qui empêche la lutéolyse, qui, sans celui-ci, serait déclenchée à la fin du cycle œstral. Celui-ci agit en inhibant les récepteurs à l’ocytocine situés dans l’épithélium de l’utérus et en inhibant la synthèse de prostaglandines, sans lesquelles le corps jaune ne peut être détruit.

Les avortements sont très rares chez les bovins. Ils sont bien souvent précédés par la mort du fœtus, touché directement ou par le biais d’une affection du placenta. L’avortement peut être lié à un traumatisme rencontré par l’animal, à l’utilisation abusive d’un traitement ou par une alimentation déséquilibrée ou contenant des toxines susceptibles d’atteindre la bonne santé du fœtus, mais la cause la plus fréquente est la contamination par un agent infectieux. La mamelle apparaît congestionnée, parfois même œdémateuse. On observe également une variation de la température chez les femelles prêtes à vêler. Dans les instants qui précèdent le vêlage, la vache montre un comportement particulier.

Elle est agitée, toujours en déplacement, et recherche l’isolement et un endroit pour mettre bas. Le déclenchement de la mise bas est induit par un mécanisme hormonal complexe. C’est le fœtus qui déclenche lui-même la cascade hormonale qui aboutira à son expulsion par la production par son hypothalamus d’ACTH. Celle-ci entraîne une production de corticoïdes par les surrénales fœtales, ces corticoïdes agissant directement sur le placenta de la vache en lui faisant produire des œstrogènes à la place de la progestérone. Ce sont les contractions du muscle utérin ou myomètre qui permettent au veau d’avancer dans la filière pelvienne lors du vêlage.

Les contractions, appelées  coliques  débutent environ 6 heures avant la mise bas. Au fur et à mesure de l’avancée du vêlage, elles se rapprochent et s’allongent. Peu après l’éclatement de la poche allantoïde, la poche amniotique apparaît au niveau de l’ouverture vulvaire. La tête et les pattes de devant se présentent rapidement au niveau de l’ouverture vulvaire, qui se dilate lentement pour permettre son passage. Cette phase du vêlage est la plus douloureuse pour la vache, et demande des efforts expulsifs importants. Ce n’est que lorsque le fœtus a complètement franchi l’ouverture vulvaire que son cordon ombilical se rompt.

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