La Révolte des masses PDF

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Les trois guerres serviles ont en commun de se dérouler alors que la République romaine s’achemine vers sa fin. La République romaine a connu des révoltes serviles dès ses débuts et durant la Révolte des masses PDF trois siècles qui suivent.


Paru en 1937 dans sa traduction française, soit sept ans après sa publication en Espagne (1930) sous le titre La rebellion de las masas, La révolte des masses demeure un opus majeur de la littérature intellectuelle mondiale. Et son auteur, le philosophe José Ortega y Gasset (1883-1955), professeur de métaphysique à l’université de Madrid de 1910 à 1936 et fondateur de l’influente Revista de Occidente, est considéré comme l’un des plus éminents représentants de l’humanisme libéral européen du xxe siècle.

Bien qu’il ait publié beaucoup d’autres ouvrages notables (dont L’Espagne invertébrée et Le thème de notre temps), c’est dans cette Révolte des masses à l’immense retentissement que la pensée d’Ortega s’expose avec le plus de saillance. Son rude diagnostic sur la nature de la maladie qui ronge l’Europe n’a rien perdu de sa pertinence: l’irruption de l’« homme-masse », un « enfant gâté » conformiste et égalitariste qui rejette le passé, la raison et l’exigence morale ― corrélée à une inquiétante « étatisation de la vie » et à l’« idolâtrie du social ». Mais il y esquisse aussi ce qui peut l’en guérir: l’avènement d’« un libéralisme de style radicalement nouveau, moins naïf et de plus adroite belligérance », et l’édification culturelle d’une Europe réellement unie.

En 1938, Ortega publie un Épilogue pour les Anglais prolongeant et actualisant la réflexion de La révolte des masses: la présente réédition inclut ce texte capital à la diffusion jusqu’alors demeurée confidentielle.

Les renseignements donnés par les sources antiques sont succincts et ne permettent pas d’en faire une analyse très précise. Ces révoltes ont toutefois généralement en commun de survenir lors de périodes de troubles intérieurs ou extérieurs. Rome se révoltent et projettent d’occuper le Capitole. La révolte est rapidement matée, mais dès l’année suivante, les plébéiens s’unissent aux esclaves contre l’aristocratie. En 460, une troupe de deux mille cinq cents exilés et esclaves occupent le Capitole et la citadelle. Ils sont dirigés par un Sabin, Appius Herdonius.

Cette révolte survient alors que l’opposition entre les plébéiens et les patriciens est à son apogée, sans que la relation entre les deux événements soit très claire. Deuxième guerre punique, d’importantes masses d’esclaves, anciens hommes libres originaires pour la plupart de Grèce et d’Asie mineure, affluent à Rome et en Italie. Alors qu’il existait des liens personnels entre maîtres et esclaves dans le cadre de la familia traditionnelle, ce n’est désormais souvent plus le cas. Deuxième guerre punique, une révolte éclate à Sétia, dans le Latium. Des notables carthaginois emprisonnés avec leurs esclaves et des prisonniers de guerre, après avoir pris contact avec des esclaves des localités proches de Norba et Cerceii, s’emparent de Sétia.

Il est probable que cette révolte soit à mettre en relation avec le scandale des Bacchanales, les bacchants chassés de Rome auraient alors rejoints les bergers d’Apulie, chez qui le culte de Dionysos était sans doute répandu. 139 et prenant fin en 132, la Première Guerre servile est une révolte d’esclaves dirigée par Eunus, d’origine syrienne, dans la région d’Enna en Sicile. Le royaume fondé par Eunus a probablement influencé l’aventure d’Aristonicos. En 132, ce dernier se proclame roi de Pergame sous le nom d’Eumène III après avoir mené une insurrection contre Rome, en s’appuyant sur les classes populaires et en particulier les esclaves. Cumes, ancien professeur de Tiberius Gracchus. La révolte d’Aristonicos, mal documentée, n’entre toutefois sans doute pas dans le cadre strict des révoltes serviles.

Rome met fin au royaume d’Aristonicos en 129 av. En Campanie, c’est un jeune homme issu d’une riche famille de chevaliers, Titus Vettius, qui prend la tête d’une révolte servile. Après cette deuxième guerre ayant pour cadre la Sicile, interdiction est faite aux esclaves de porter des armes. On sait d’après Cicéron, dans ses Verrines, que Verres a été chargé en tant que gouverneur de Sicile de la répression de plusieurs foyers d’insurrection. 73 – -71 : la Troisième Guerre servile est la révolte de Spartacus à partir de Capoue en Campanie.

Ce dernier termine sa vie à Rome, livré aux fauves dans l’arène, sans doute en 35 av. Denys d’Halicarnasse, Les Antiquités romaines, V, 51-57. Tite-Live, Histoire de Rome, III, 15. Tite-Live, Histoire de Rome, IV, 45. Orose, Contre les païens, IV, 7, 12.

Tite-Live, Histoire de Rome, XXII, 33. Tite-Live, Histoire de Rome, XXXII, 26. Tite-Live, Histoire de Rome, XXXIII, 36. Tite-Live, Histoire de Rome, XXXIX, 29 et 41. Diodore de Sicile, XXXVI, 2, 4-6 et 2a. Spartacus et la révolte des gladiateurs, p.

Rome et l’esclavage sous la république, p. Spartacus et la révolte des gladiateurs, éd. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 7 novembre 2018 à 19:10.

On naît dans la douleur, on vit une enfance parquée, l’adolescence est une crise, l’adulte travaille pour vivre, la vieillesse est une dégénérescence, et il faut de surcroît se taper des maladies, des accidents et drames divers -sans compter le pire des maux : l’homme lui-même, cruel, se dévalorisant, se faisant la guerre tout cela en vaut-il bien la peine ? Un pauvre type, condamné à pousser un rocher en haut d’une montagne. Il n’en a jamais fini : à peine arrivé au sommet, le rocher dévale la pente. Sisyphe redescend, et recommence encore et toujours à pousser son rocher. Un débat sur ce sujet peut s’achever en suicide collectif, mais nous ne risquons pas de parler chiffons. S’il est un sujet existentiel, c’est bien celui-là : à quoi bon mener sa vie ? Il n’y a pas de raison pour que j’existe, pour que quelque chose existe plutôt que rien.

Nous éprouvons l’absurdité de l’existence si nous adoptons la lucidité de Sisyphe en regardant le monde : nous n’y trouvons pas notre place. Normal : il n’est pas fait pour nous. Il est le résultat de processus où nous n’avons rien à faire. Le monde ne nous est pas donné pour que nous y fassions quelque chose, il est tout simplement absurde. Ne sommes-nous pas de bons civilisés méritant une vie confortable ? Et qu’y-a-t-il de plus inconfortable que la conscience de l’absurde ?

La conscience même est nuisible, elle empêche de vivre sans soucis dans l’innocence ! Que vaut la raison, inefficace quand la vie même n’a pas de sens ? La tentation est grande et le raisonnement commode : puisque la conscience rend le monde insupportable, il paraît urgent de s’en débarrasser. De toute façon la lucidité ne sert à rien, la conscience est incompétente.

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