Le judaïsme : Histoire, fondements et pratiques de la religion juive PDF

Le judaïsme : Histoire, fondements et pratiques de la religion juive PDF

Sandro Botticelli : Viatique de saint Jérôme, v. Elle occupe une place centrale dans la doctrine et la vie religieuses de la plupart des confessions chrétiennes. Les catholiques et les orthodoxes décrivent l’Eucharistie comme une véritable  actualisation , non sanglante, du sacrifice du Christ en vue du salut, par le ministère du le judaïsme : Histoire, fondements et pratiques de la religion juive PDF. Les luthériens emploient le terme de consubstantiation.


Le judaïsme est la plus ancienne des religions abrahamiques. De fait, elle constitue l’origine de notre civilisation. Comprendre le judaïsme, c’est donc renouer avec le passé pour éclairer le monde moderne. En s’appuyant sur des «mots-clés», des mots connus mais des réalités mal comprises, ce livre propose une première approche qui n’a pas la prétention d’être exhaustive, mais d’aller à l’essentiel pour inciter à la lecture des textes fondateurs.

Le même mot  eucharistie  peut donc recouvrir plusieurs significations : la messe en tant que célébration, la communion, c’est-à-dire le fait de recevoir et consommer une hostie consacrée, le Saint-Sacrement, c’est-à-dire les hosties consacrées elles-mêmes, et l’action de grâce, c’est-à-dire le fait de remercier Dieu, tout particulièrement après la communion. Représentation de la Cène, icône ukrainienne du XVIIIe siècle, Musée national d’art d’Ukraine. Le dernier repas de Jésus, appelé la Cène, est mentionné dans les trois Évangiles synoptiques, c’est-à-dire celles selon Matthieu, Marc et Luc. Le repas eucharistique est répété par le Christ ressuscité devant les pèlerins d’Emmaüs et la fraction du pain devient une pratique régulière de l’Église primitive. Le Didachè est un document du christianisme primitif qui inclut des instructions sur le Baptême et l’Eucharistie.

Selon la doctrine catholique, le caractère propre de la messe réside dans l’actualisation du sacrifice du Christ accomplie par un prêtre. C’est par la messe que l’Église répond à l’ordre du Christ,  faites ceci en mémoire de moi , et rend manifestement présente dans le monde la présence éternelle de ce sacrifice. Le cadre général est celui d’un moment de prière collective, comme le sont les offices de la liturgie des heures. Enfin, la messe est l’occasion d’administrer aux fidèles qui y assistent un sacrement, le sacrement de communion.

C’est au sens strict ce sacrement que désigne le mot  eucharistie . Cette liturgie a pour finalité de manifester, concrètement et dans l’instant présent, la présence éternelle du sacrifice du Christ. Les Évangiles synoptiques rapportent le récit d’Institution. La nuit même où il fut livré, il prit le pain, et en rendant grâce il le bénit, il le rompit et le donna à ses disciples, en disant :  Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous. Christ sous la forme du pain et du vin. Il ne peut pas y avoir de messe sans communion, puisque le prêtre communie nécessairement, mais la communion des fidèles n’est pas obligatoire. L’Eucharistie est un sacrement, autrement dit le signe visible d’une réalité spirituelle : l’effet que la Passion du Christ a produit dans le monde, le sacrement de l’Eucharistie le produit dans l’homme.

Exposition du Saint-Sacrement à la cathédrale Notre-Dame de Strasbourg lors de la Fête-Dieu le 2 juin 2013. Aussi, les hosties se conservent bien et prennent peu d’espace. La communion est valable sous l’une ou l’autre des espèces, ou sous les deux, et peut toujours être effectuée sous chacune de ces trois formes. Concrètement, pour des raisons pratiques, la communion se limite usuellement au pain, sous forme d’hostie. Après la communion, le prêtre doit finir le vin consacré, et procéder à une purification des récipients vides pour en éliminer les traces de matière consacrée. S’il reste des hosties, elles peuvent être placées dans un ciboire recouvert enfermé dans le tabernacle.

L’Eucharistie est à la fois un sacrement et un sacrifice. Ils lui dirent alors :  Quel signe fais-tu donc, pour qu’à sa vue nous te croyions ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, selon ce qui est écrit : Il leur a donné à manger du pain venu du ciel. Articles détaillés : Présence réelle et Présence pneumatique. Les luthériens parlent de Consubstantiation, ce qui implique la présence corporelle du Christ dans le sacrement. Pourtant Calvin affirme, comme les catholiques et les luthériens, l’union réelle et substantielle du croyant avec le Christ lors de l’Eucharistie.

La question de la  présence réelle  du corps et du sang du Christ est soulevée dès le Moyen Âge. L’office en est composé par Thomas d’Aquin, et alors seulement est généralisée la pratique d’élever l’hostie et le calice pour les montrer aux fidèles. Le concile de Trente a réaffirmé pour l’Église catholique le dogme de la transsubstantiation, en réaction contre les thèses protestantes qui étaient discutées à cette époque. Au moment de la Réforme protestante, l’aspect sacrificiel de la messe a été rejeté par certains réformateurs. Le dogme a été contesté et la célébration dominicale a pris un sens plus ou moins différent dans les diverses confessions protestantes. Cette origine commune et d’intenses discussions théologiques ont permis de remettre en perspective les pratiques de chacun.

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