Le Sahara : ressources et conflits PDF

Le Sahara : ressources et conflits PDF

Océan Atlantique, la Garonne le Sahara : ressources et conflits PDF l’Adour. Sur ce vaste plateau règne sans partage la forêt cultivée de pins maritimes qui est aussi la plus grande forêt d’Europe . Malmenés par les tempêtes Martin et Klaus de 1999 et 2009, la forêt et les sylviculteurs se voient aujourd’hui disputer ces lieux par d’autres projets et d’autres acteurs.


Synthèse de géopolitique. Longtemps au cœur des échanges commerciaux, le Sahara était devenu au XIXe siècle un angle mort de la mondialisation en marche. Mais, à partir des années 1950-1960 avec les indépendances et la découverte d’immenses ressources, le Sahara est redevenu un centre d’intérêt pour les puissants. Bastion des islamistes radicaux, il est de nouveau au centre des préoccupations.

Ce milieu a imposé de lourds déterminismes aux sociétés qui vivaient sur la Lande, antérieurement à l’enrésinement généralisé des communaux au milieu du XIXe siècle, et qui ont dû composer avec la rareté des ressources naturelles. Cette équation a fondé le fragile équilibre du régime agro-pastoral des sociétés médiévales et modernes de la Lande. XVIIIe siècle les cartes de Masse, de Belleyme et de Cassini : des îlots de peuplement et d’occupation, reliés entre eux par des réseaux de chemins et de voies de grand parcours, entourés d’immenses étendues de landes et de marécages. C’est cette société agro-pastorale et ce paysage que Félix Arnaudin a photographié à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle — ses clichés ne concernent toutefois que l’actuel département des Landes —, avant qu’ils ne disparaissent définitivement avec la généralisation de l’enrésinement des communaux après la loi de 1857.

Félix Arnaudin, Bergers à la Mouleyre, Commensacq, Photographie. La réformation des coutumes de la prévôté et de la ville de Dax en 1514 laisse apparaître une disposition nouvelle qui n’apparaît pas dans les textes du Moyen Age : la liberté de clore ses bois pour les protéger des dommages causés par le bétail. Et si, en aubarèdes, taillis et jeunes pinhadars, le betail du voisin y est trouvé, le seigneur du bestail paye le domage au seigneur de l’heritage ». En raison des difficultés du transport, le bois, pour la majorité, était transformé en charbon. XVIIe et XVIIIe siècles Depuis le Sud et le centre du plateau, la forêt artificielle gagne progressivement vers le Nord au début du XVIIe siècle, sous l’impulsion de seigneurs entreprenants, de parlementaires mais aussi de marchands, de bourgeois et de gros et moyens laboureurs.

Dans la plupart des cas, toutefois, il est probable que les enrésinements se sont faits par agrégations de parcelles, sans plan préétabli. La recherche, sur ce point, doit encore progresser, mais quoi qu’il en soit, il est certain que ces opérations, en certains lieux, ont progressivement développé une trame plus ou moins continentalisée et étendue dans l’espace. Il faudra bien du temps avant que la lande ait cessé d’offrir au regard attristé, pendant l’été, la nudité des déserts d’Afrique, pendant l’hiver, l’humide et froide surface des marais de la Sibérie », écrit ainsi en 1855 le géographe Malte-Brun . Ancien Régime participe de la construction du récit historique et géographique de l’Etat Nation. Quels scénarios pour l’histoire du paysage ? Orientations de recherche pour l’archéogéographie, Coimbra, Porto, 2007, p. Quels scénarios pour l’histoire du paysage ?

Orientations de recherche pour l’archéogéographie, Coimbra, Porto, 2007, p. Un lyrisme conquérant domine la plupart des textes se rapportant aux Landes dans lesquels une obsession se fait jour, celle de coloniser ce désert afin d’annexer au Royaume une nouvelle province. Forts de ce schéma de représentations et portés par les idées des physiocrates qui considèrent que nulle terre, si pauvre soit-elle, ne peut rester stérile sous la double action de l’intelligence et des capitaux, de multiples projets voient le jour. Importés d’Egypte en 1827, les premiers dromadaires furent introduits sur les landes du domaine d’Arès. Importés d’Egypte en 1827, les premiers dromadaires furent introduits sur les landes du domaine d’Arès.

Certains, plus conscients des réalités locales, préconisent la culture du pin. En 1776, Guillaume Desbiey rédige un mémoire sur La meilleure manière de tirer parti des Landes de Bordeaux, tirant le bilan d’un essai de fixation d’une dune mobile, entrepris avec son frère Matthieu, en 1769, à Saint-Julien-en-Born. Desbiey souligne que le plus grave obstacle à la mise en valeur des terres, outre la stagnation des eaux, est l’absence de voies de communication. La rédaction, par Brémontier, d’un Mémoire sur les dunes, dressant un bilan très positif de ses essais de plantation de pins est envoyé au gouvernement à Paris en 1796. En 1801, Brémontier est nommé président de la Commission des dunes tandis qu’un arrêté signé des consuls de la République initie la fixation systématique des dunes du littoral des départements de la Gironde et des Landes. Vers 1850, Jules Chambrelent, Ingénieur des Ponts et Chaussées, est chargé de l’assèchement et de la mise en culture des 700 000 hectares du plateau landais.

L’ultime obstacle restait alors d’arracher aux communautés villageoises les landes dont elles avaient besoin pour leur bétail et qu’elles possédaient à titre personnel ou collectif depuis des temps immémoriaux. Un grand nombre de propriétaires fonciers profitent dès lors du réseau des collecteurs pour mettre leurs parcelles en culture. Les pins, qui couvrent déjà près d’un million d’hectares au début du XXe siècle, vont prendre peu à peu la place des moutons et les gemmeurs ceux des bergers, marquant la bascule d’un système d’autarcie agraire, reposant sur des solidarités communautaires, à une forêt privée ouverte sur le marché. Quel est l’avenir de la forêt cultivée ? Nul ne le sait, évidemment, mais la vision dynamique, adoptée ici, du rapport des sociétés à ces lieux et ces milieux, pensé en termes de cycles, permet de saisir, à coup sûr, un nouveau processus d’émergence à l’œuvre depuis quelques années. C’est le troisième, après celui du XVIe siècle qui voit l’apparition des premières plantations de pins maritimes, puis du XVIIIe siècle qui expérimente, de façon brouillonne, différentes solutions de mise en valeur du plateau landais, parmi lesquelles émergera la systématisation de la culture du pin.

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