Les clivages – Moi et défenses PDF

Les clivages – Moi et défenses PDF

En psychanalyse, la perversion narcissique constitue à la fois une pathologie relationnelle et un mécanisme de défense qui consiste en une survalorisation de soi-même aux dépens d’autrui qui a été théorisé par Paul-Claude Racamier. Il ne s’agit donc pas pour lui de décrire une entité clinique psychiatrique ni psychanalytique mais un  mouvement pervers narcissique  à partir des notions psychanalytiques de perversion les clivages – Moi et défenses PDF de narcissisme. La pensée de la notion a précédé sa formalisation. On s’attachera dans ce rapport à montrer que la schizophrénie s’organise de manière aléatoire le long du trajet qui va de la psychose aiguë à la perversion narcissique.


Les grands traumatismes psychiques laissent des traces. Pour lutter contre leur destructivité, des barrières psychiques isolantes, les clivages, sont spontanément mises en place le temps de se rétablir. Si ces clivages fonctionnels perdurent, ils s’imposent aux victimes directes, mais aussi à leurs proches et plus particulièrement à leurs enfants. Des situations borderline, psychotiques ou perverses en découlent. En s’engageant dans leurs traitements, les soignants s’exposent au partage des clivages. Analyser les confusions identitaires ainsi créées les concerne aussi bien que leurs patients.

Le titre du chapitre peut là encore être noté :  De plusieurs constantes psychotiques, où l’on oppose l’anticonflictualité des schizophrènes à l’intraconflictualité des névroses . Il y chemine dans la déconstruction psychique puis la reconstruction en ce qui fait plaisir. Il rappelle l’utilisation préalable de cette terminologique par lui-même, aussi par P. Dans la psychose les mots sont surinvestis à la place des objets, mais dans la perversion narcissique, c’est la parole qui est surinvestie au détriment des êtres.

Et ce n’est pas, comme dans la psychose, la réalité qui est surinvestie, c’est la vérité. Pour eux un mensonge réussi compte comme une vérité. C’est que la perversion narcissique est loin d’être une affaire individuelle : c’est une affaire collective, et à partir du moment où les espaces psychiques sont transgressés, nous savons que tous les débordements sont possibles. Pareillement, le mouvement pervers est loin d’être une affaire intrapsychique. Racamier qui précise  Il n’y a rien à attendre de la fréquentation des pervers narcissiques, on peut seulement espérer s’en sortir indemne. La perversion narcissique est une notion psychanalytique, issue de l’association de deux notions freudiennes, perversion et narcissisme, et c’est dans ce cadre que Racamier propose cette représentation. Racamier propose dans le cadre de cette théorie le principe d’une réorganisation psychique alternative à la psychose, mais utilisant pourtant les mêmes ressorts d’ érotisation des défenses , mais dans un cadre théorique nouveau.

La perversion comme trouble pervers, rapporté à une personnalité perverse, est donc l’inclination à détourner les choses de leur vraie nature. Le pervers se croit donc à l’origine de la loi. Le pervers n’a pas un désir, mais un besoin demandant une satisfaction immédiate. Articles détaillés : narcissisme et trouble de la personnalité narcissique. Mais Racamier n’additionne pas ces deux notions pathologies décrites, mais renvoie aux notions premières telles que dépeintes par Freud pour décrire une situation singulière et non assimilable à ces dernières. Relativement au narcissisme il a même été défendu que le rapport était inversé. Dans la perversion narcissique décrite par Racamier, la dimension anti-narcissique est devenue inapparente : elle aurait disparu, se serait effacée.

Le trouble de la personnalité narcissique serait encore compensé par une pulsion inverse, vers plus d’image de soi-même, qui serait rendue imperceptible dans le cas de cette perversion narcissique puisque c’est l’image de l’autre qui est utilisée. Relativement à la perversion, la pertinence de distinguer la perversion narcissique ne fait pas l’unanimité. La distinction relativement à la perversion sexuelle est explicite chez Racamier  Ce n’est pas une perversion sexuelle, plutôt une perversité. On a donc, d’après la formalisation de la notion de 1986, affaire à la fois à une sorte de narcissique, et une sorte de pervers, mais hors du cadre clinique habituel, car, comme il le précise ensuite,  la perversité est tournée vers le social. Et cette idée  du pervers narcissique , très marquante, est restée même si Racamier a ensuite bien signifié qu’il parlait pour sa part des  mouvements pervers narcissiques  au pluriel, décrivant des processus interpersonnels, relatifs aux familles et aux groupes, n’étant pas assimilables à un processus intrapsychique. Le terme s’est alors étendu dans la psychologie populaire commune, où il a pris des sens qui relèvent d’un jugement de valeur.

Comments are closed.