Les Grands Economistes PDF

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A bas le développement durable ! Il n’y a pas le moindre doute que le les Grands Economistes PDF durable est l’un des concepts les plus nuisibles».


Les choix de politiques économiques budgétaires, monétaires, industrielles, fiscales, de croissance, de développement…, suscitent de vifs débats entre les propositions d’origine keynésienne, celles qui sont issues des principes libéraux, et celles qui proviennent d’économistes hétérodoxes. L’ouvrage présente quatorze « grands théoriciens » de la science économique d’Adam Smith à Joseph Stiglitz, en passant par John M. Keynes, Joseph Schumpeter et Milton Friedman. La première partie réunit des auteurs des XVIIIe et XIXe siècles qui ont déterminé les problématiques et les premiers concepts d’une science nouvelle, la science économique. La seconde partie est consacrée à des économistes qui ont contribué à la construction de la science économique telle que nous la connaissons aujourd’hui ; c’est-à-dire une science qui développe des théories d’une grande rigueur logique et qui se doit d’analyser et d’expliquer des comportements humains qui peuvent être rationnels ou irrationnels, déviants, moutonniers ou fondés sur des émotions et des croyances. Chaque auteur est présenté par une biographie, une analyse de son oeuvre et des concepts qu’il a développés, une bibliographie et un glossaire.

Victor Hugo, «qui tombe des étoiles». L’accent est alors mis sur la préservation des écosystèmes. Le développement soutenable est comme l’enfer, il est pavé de bonnes intentions. Les exemples de compatibilité entre développement et environnement qui lui donnent créance ne manquent pas. Evidemment, la prise en compte de l’environnement n’est pas nécessairement contraire aux intérêts individuels et collectifs des agents économiques. La concordance des intérêts bien compris peut, en effet, se réaliser en théorie et en pratique. Il se trouve des industriels convaincus de la compatibilité des intérêts de la nature et de l’économie.

Tel est bien, en effet, le pari du développement durable. Un industriel américain exprime la chose de façon beaucoup plus simple : «Nous voulons que survivent à la fois la couche d’ozone et l’industrie américaine». Le développement toxique Il vaut la peine d’y regarder de plus près en revenant aux concepts pour voir si le défi peut encore être relevé. La définition du développement durable telle qu’elle figure dans le rapport Brundtland ne prend en compte que la durabilité.

Toutefois, la signification historique et pratique du développement, liée au programme de la modernité, est fondamentalement contraire à la durabilité ainsi conçue. On peut définir le développement comme une entreprise visant à transformer les rapports des hommes entre eux et avec la nature en marchandises. Il s’agit d’exploiter, de mettre en valeur, de tirer profit des ressources naturelles et humaines. Finalement, on peut dire qu’en accolant l’adjectif durable au concept de développement, il est clair qu’il ne s’agit pas vraiment de remettre en question le développement réellement existant, celui qui domine la planète depuis deux siècles, tout au plus songe-t-on à lui adjoindre une composante écologique.

Il est plus que douteux que cela suffise à résoudre les problèmes. La croissance zéro ne suffit pas En fait, les caractères durable ou soutenable renvoient non au développement «réellement existant» mais à la reproduction. Désormais, même la reproduction durable n’est plus possible. Notre surcroissance économique dépasse déjà largement la capacité de charge de la terre. Pour survivre ou durer, il est donc urgent d’organiser la décroissance.

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