Les guerres du climat: Pourquoi on tue au XXIe siècle PDF

Les guerres du climat: Pourquoi on tue au XXIe siècle PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. L’Escalade est une fête célébrée les guerres du climat: Pourquoi on tue au XXIe siècle PDF année le 12 décembre à Genève.


À force, le constat, par sa lucidité, est devenu un lieu commun : le modèle occidental
d’exploitation des ressources naturelles arrive à sa limite ; les ressources vitales s’épuisent dans des régions de l’Afrique, de l’Asie, de l’Europe de l’Est, de l’Amérique du Sud, de l’Arctique et des États insulaires du Pacifique. Dans un magistral essai de configuration de notre avenir, nourri des enseignements tirés de situations historiques passées mais analysées dans leur spécificité respective, Harald Welzer jette un regard pour ainsi dire clinique et tire la conclusion de cette situation avérée : de plus en plus d’hommes disposeront de moins en moins de bases pour assurer leur survie. Des conflits violents opposeront tous ceux qui prétendront se nourrir sur une seule et même portion de territoire ou boire à la même source en train de se tarir. Bientôt la distinction entre les réfugiés fuyant la guerre et ceux qui fuiront leur environnement, entre les réfugiés politiques et les réfugiés climatiques, ne sera plus pertinente tant se multiplieront des guerres nouvelles générées par la dégradation du
milieu.
Les guerres induites par le climat seront la forme directe ou indirecte de la résolution des conflits du XXIe siècle et la violence est promise à un grand avenir : l’humanité assistera non seulement à des migrations massives, mais à des solutions violentes aux problèmes des réfugiés ; à des tensions dont l’enjeu sera les droits à l’eau et à l’exploitation, mais aussi à de véritables guerres pour les ressources ; à des conflits religieux comme à des guerres de convictions. Creusant le sillon de l’anthropologie de la violence tracé par ses précédentes recherches, Harald Welzer a écrit la première histoire, non convenue, du XXIe siècle.

L’ escalade  doit son nom à la tentative d’escalade par les Savoyards des murailles de la ville au moyen d’échelles en bois démontables. Vitrail de L’Escalade, Temple de Saint-Gervais. Pour des articles plus généraux, voir Histoire de Genève et Histoire de la Savoie de 1416 à 1792. Depuis plusieurs siècles, les comtes de Genevois, puis les ducs de Savoie, convoitent la ville de Genève dont ils assument la souveraineté plus nominale que réelle en la personne d’un prince-évêque. Genève, mais les bourgeois se raidissent contre toutes ses manœuvres diplomatiques et renforcent leur défense.

Après le traité de Lausanne de 1564, le duc ratifie le 5 mai 1570 le traité de Berne qui institue un modus vivendi entre les deux voisins. Une tentative de coup de main sur le port de Genève par des bourgeois de Thonon avorte en 1581. L’année suivante, les milices de Thonon, sous les ordres de Philippe de Savoie, comte de Raconis, échouent dans deux tentatives de prise de Genève. Paris et décapité le 31 juillet 1602. Le duc au caractère entêté projette malgré tout — selon l’expression consacrée — de fêter Noël à Genève. Plus spécifiquement, il entend réussir là où ses prédécesseurs ont échoué : il veut reprendre la ville, en faire sa capitale et y réintroduire la foi catholique.

Dans les premiers jours de décembre, tout est prêt : des espions étaient venus repérer les lieux de l’attaque. Turin en catimini, passe incognito le col du Mont-Cenis, traverse la Savoie et vient se cacher à Saint-Julien-en-Genevois à 10 kilomètres environ de Genève. L’attaque est lancée dans la nuit du 11 au 12 décembre 1602 à deux heures du matin. La nuit est noire et brumeuse, froide et sans neige. Le plan original est de pétarder la porte de Neuve, afin de pouvoir laisser entrer le gros des troupes. Les Savoyards approchent de Genève en longeant l’Arve, puis en remontant le Rhône, jusqu’à la Corraterie, ceci afin que le bruit du courant et des moulins construits sur le fleuve masquent le bruit des armes et du déploiement des effectifs.

3 échelles, composées de segments démontables pour le transport, sont dressées. Un jésuite écossais, le père Alexandre Hume, encourage les soldats et leur promet le ciel en cas de mort au combat. Puis, très vite, la majorité du contingent savoyard franchit la muraille. Le duc, lui, dépêche aussitôt des messagers dans toute l’Europe. Pourtant, entendant un bruit étrange, deux sentinelles genevoises — dont le caporal François Bousezel — sortent sur le rempart de la Monnaie et tombent nez à nez avec les assaillants. Neuve en permettant ainsi au gros des troupes stationnées à Plainpalais de pénétrer dans la ville.

Le nonce de Turin note à la suite de la défaite : 72 tués, 120 blessés. C’est une source très importante — du côté savoyard — puisque les Genevois n’ont pas eu la possibilité de sortir de la ville pour compter les morts ennemis. Outre les tués sur la place, on en attrapa en vie treize, le nombre de leurs tuez, penduz et blecez les uns à mort, les autres estropies rudement, monte à trois cens François reniés et Savoyards. Genève, quant à elle, pleure la mort de 18 de ses citoyens, de toutes origines et catégories sociales, parmi lesquels six Genevois d’origine savoyarde.

En effet, parmi les noms, seuls deux ou trois hommes sont mentionnés comme faisant partie de la milice. Monument aux morts de l’Escalade, en marbre noir, dans le temple de Saint-Gervais. Le terme  cacade  revient souvent dans les chansons et récits de l’Escalade. Il désigne un échec particulièrement cuisant. Cortège commémoratif de l’Escalade en 1867. Le besoin de célébrer l’événement, de le commémorer ou de se moquer des Savoyards est apparu très tôt à Genève. Toutefois, à la suite de la signature du traité de St-Julien en juillet 1603, la célébration de l’Escalade est vue d’un mauvais œil par les Savoyards.

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