Les intrigues de Molière et celles de sa femme: ou, La fameuse comédienne : histoire de la Guérin PDF

Les intrigues de Molière et celles de sa femme: ou, La fameuse comédienne : histoire de la Guérin PDF

Plus de trois siècles après sa mort, l’identité exacte de la femme de Molière n’est pas clairement établie. La rareté des documents existants, l’absence en particulier d’un acte de baptême qui porterait son quadruple prénom et les les intrigues de Molière et celles de sa femme: ou, La fameuse comédienne : histoire de la Guérin PDF de ses parents, ne permet pas de trancher la question, déjà controversée de son vivant, de savoir si elle était la fille ou la sœur de Madeleine Béjart. Chapiteau de l’église Saint-Eustache de Paris.


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De  Françoise de Modène , on ne sait rien d’autre, du moins n’apparaît-elle pourvu de ce prénom dans aucun autre document. 1705, sans citer son prénom, qu’il ne connaissait peut-être pas, il identifiera la future Mlle Molière avec la  petite fille que la Béjart avait eue de Monsieur de Modène, gentilhomme d’Avignon , et ce sera l’ascendance, très aristocratique, que lui donneront tous les biographes jusqu’au XIXe siècle. 1643, dix-huit mois après le décès de Joseph Béjart, sa veuve et les trois aînés de leurs enfants travaillent avec leur ami Jean-Baptiste Poquelin à la création de l’Illustre Théâtre, qui verra le jour le 30 juin. Armande-Grésinde-Claire-Élisabeth, qui en 1662 épousera Molière. Marie Hervé n’a-t-elle pas encore été baptisée ? Illustre Théâtre , et que cela donnait à penser que le baptême avait pu avoir lieu en province. Armande-Grésinde Béjart est la fille de Joseph Béjart et Marie Hervé, et donc la sœur de Madeleine, son aînée d’une vingtaine d’années, celui-ci, s’il concerne bien la future  Mademoiselle Molière , est le plus ancien et celui dont tous les autres découlent.

Marie Hervé aurait fait passer pour sienne une fille de Madeleine — Françoise de Modène ou une autre. Languedoc, chez une dame d’un rang distingué dans la province . Femme de Jean-Baptiste L’Hermite et maîtresse d’Esprit de Modène, elle a passé une partie au moins des années 1644-1652 dans le château de Modène, non loin de Carpentras, ou dans le proche domaine de  La Souquette , dont le comte lui avait fait don. Armande des Femmes savantes soit restée pendant longtemps la seule de ce nom dans le répertoire théâtral classique.

Quant à Grésinde, variante d’un vieux prénom médiéval, que l’on trouve dans la documentation sous les formes Grassinde, Grasinde, Grascinde, Garcinde, Garsinde, Garcende, Gersende, il n’était porté que dans quelques rares familles de l’aristocratie languedocienne. Devant le nom d’Éphyre, les historiens qui ont consulté le document lisent  M. Menou , à l’exception d’Yves Giraud qui lit, plus justement,  M. Toutes les beautés de la campagne ne vont faire que croître et embellir, surtout celle du vert, qui nous donnera des feuilles au premier jour . Jeune et faible, rampe par bas Dans le fond des prés, et n’a pas Encor la vigueur et la force De pénétrer la tendre écorce Du saule qui lui tend les bras. Pour les autres, vous verrez bien qu’il est à propos surtout que vos femmes ne les voient pas, et pour ce qu’ils contiennent, et parce qu’ils sont, aussi bien que les premiers, tous des plus méchants.

Depuis l’arrivée de la troupe à Paris à l’automne 1658, et dès avant sans doute, la jeune femme partage la vie des comédiens. Son nom apparaît pour la première fois dans la documentation, le 26 août 1659, sous la forme  Grésinde Béjart . En novembre 1660 et avril 1661, elle signera à deux occasions semblables en tant que  Grésinde Armande  et  Armande Grésinde . Les derniers mots désignant Geneviève, qui appartient à la troupe depuis la création de l’Illustre Théâtre, l’autre sœur ne peut être qu’Armande. Le mariage n’aura lieu que neuf mois plus tard, et quand Armande entrera dans la troupe, au cours du relâche de Pâques 1662, la part qui lui sera accordée sera l’une des deux dont son mari aura bénéficié au cours de la saison écoulée.

Armande, sa mère Marie Hervé, sa sœur Madeleine et son frère Louis. Cela n’était du reste pas obligatoire à l’époque, et beaucoup de femmes en profitaient pour se rajeunir. Ainsi, lors de son mariage en 1655, Madeleine L’Hermite, cousine de Madeleine Béjart, se dit née en 1640, alors qu’elle a été baptisée en février 1636. De même, en 1672, lors de son second mariage, Geneviève Béjart se dit âgée de 40 ans, alors qu’elle en a 48. Les  vingt ans ou environ  donnés ici à Armande n’excluent donc pas qu’elle soit Françoise de Modène, qui aurait vingt-trois ans et demi en février 1662.

Dernier sujet d’étonnement : Marie Hervé dote sa fille de 10. Jean-Baptiste Poquelin, fils de sieur Jean Poquelin et de feue Marie Cressé, d’une part, et Armande Grésinde Béjard, fille de feu Joseph Béjard et de Marie Hervé, d’autre part, tous deux de cette paroisse, vis-à-vis le Palais-Royal, fiancés et mariés tout ensemble, par permission de M. En 1705, dans sa Vie de M. On ne pouvait, écrit-il, souhaiter une situation plus heureuse que celle où il était à la cour et à Paris depuis quelques années. Cependant, il avait cru que son bonheur serait plus vif et plus sensible s’il le partageait avec une femme. Il voulut remplir la passion que les charmes naissants de la fille de la Béjart avaient nourrie dans son cœur à mesure qu’elle avait crû. Mais il savait que la mère avait d’autres vues, qu’il aurait de la peine à déranger.

Les historiens n’ont pas manqué de relever le caractère d’invraisemblance de ce récit, que Grimarest tenait sans doute, pour l’essentiel, d’Esprit-Madeleine Poquelin, la fille de Molière, qui était sa voisine et amie. Ainsi, ce  mariage secret , entre Molière et Armande, est-il contredit par l’acte de mariage, signé très officiellement et publiquement le 20 février. Le Vasseur une lettre qu’il achève sur ces mots, où se manifeste une étonnante indifférence :  Montfleury a fait une requête contre Molière, et l’a donnée au roi. Il l’accuse d’avoir épousé la fille et d’avoir autrefois couché avec la mère. Cette démarche intervient un mois après la création de L’Impromptu de Versailles, dans lequel Molière parodiait le jeu emphatique de Montfleury, mais où il demandait aussi qu’en critiquant son physique, son jeu, sa voix et ses comédies, on lui  laisse le reste , c’est-à-dire qu’on n’attaque pas sa vie privée. Le requête de Montfleury vise-t-elle à dénoncer un mariage incestueux ? Saint-Eustache :  Du mardi 4 aoust 1665 fut baptisée Esprit-Magdeleyne, fille de Jean-Baptiste Pauquelin Maulier, bourgeois, et Armande-Gresinde, sa femme, demeurant rue Saint-Honoré.

Nombre d’historiens ont vu dans le choix de M. Modène et Madeleine Béjart comme parrain et marraine de l’enfant l’indice qu’ils seraient ses grands-parents. Page de titre de La Princesse d’Élide. Au cours du relâche de Pâques 1662, Armande entre officiellement dans la troupe, et à la date 9 juin suivant, elle apparaît pour la première fois dans le registre de La Grange sous le nom de  Mademoiselle Molière . Le vendredi 17 février 1673, Molière meurt à son domicile de la rue de Richelieu, après avoir donné, non sans mal, la quatrième représentation du Malade imaginaire. Lorsque Molière fut mort, sa femme alla à Versailles se jeter aux pieds du roi pour se plaindre de l’injure que l’on faisait à la mémoire de son mari en lui refusant la sépulture, mais elle fit fort mal sa cour en disant au roi que si son mari était criminel, ses crimes avaient été autorisés par sa Majesté même. Ce curé, au lieu de parler en faveur de Molière, entreprit mal à propos de se justifier lui-même d’une accusation de jansénisme dont il croyait qu’on l’avait chargé auprès de sa Majesté.

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