Liberté de substituer, pour conserver les biens dans les familles nobles PDF

Liberté de substituer, pour conserver les biens dans les familles nobles PDF

François, portrait au Sacro Speco de Subiaco. L’histoire liberté de substituer, pour conserver les biens dans les familles nobles PDF ordres franciscains retrace l’origine et le développement des trois ordres du mouvement franciscain.


Liberté de substituer, pour conserver les biens dans les familles nobles, par M. l’abbé de Saint-Pierre
Date de l’édition originale : 1727

Ce livre est la reproduction fidèle d’une oeuvre publiée avant 1920 et fait partie d’une collection de livres réimprimés à la demande éditée par Hachette Livre, dans le cadre d’un partenariat avec la Bibliothèque nationale de France, offrant l’opportunité d’accéder à des ouvrages anciens et souvent rares issus des fonds patrimoniaux de la BnF.
Les oeuvres faisant partie de cette collection ont été numérisées par la BnF et sont présentes sur Gallica, sa bibliothèque numérique.

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Nous avons cherché à concilier la reproduction fidèle d’un livre ancien à partir de sa version numérisée avec le souci d’un confort de lecture optimal. Nous espérons que les ouvrages de cette nouvelle collection vous apporteront entière satisfaction.

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Analyse : l’intuition a-t-elle survécu à l’institution ? L’histoire des ordres franciscains débute concrètement avec la rédaction de la première règle des frères mineurs en 1221 par saint François d’Assise. Le Pape Léon X réunit en 1517 les frères mineurs en un ordre unique. L’Ordre franciscain est aujourd’hui l’Ordre le plus important en nombre au sein de l’Église. Le Tiers-Ordre Franciscain séculier est la branche séculière de la famille franciscaine. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Un deuxième trait de ce siècle, ce sont les débuts de la scolastique.

Une troisième caractéristique est que la société passe d’une structure purement rurale à un début d’organisation urbaine et communale. C’est l’avènement des communes et la naissance de la bourgeoisie. C’est aussi la fin du troc et la domination de l’argent. François naît à Assise, en 1182.

Il finit par mépriser la gloire et la richesse et, en même temps que grandit sa soif de Dieu, il s’approche des miséreux, lépreux, mendiants. Puis le crucifix de l’église Saint-Damien lui parle :  François, va et répare ma maison qui tombe en ruines. Il prend ces mots à la lettre, se fait maçon et répare les églises en ruine. Trois points se détachent de ce texte : l’envoi des disciples, l’exigence de la pauvreté, le message de paix. Voilà ce que je veux, voilà ce que je cherche, ce que, du plus profond de mon cœur, je brûle d’accomplir !

Puis, c’est l’imprévu pour François : des compagnons se présentent à lui pour partager son style de vie. Ce sont des jeunes d’Assise ou des environs, surtout des laïcs. Ils vont alors à Rome faire approuver par le pape Innocent III leur mode de vie. C’est vers cette époque que François choisit comme nom les  frères mineurs , c’est-à-dire les petits, les soumis à tous, les derniers de tous.

Le fondement même de l’esprit franciscain est celui-ci : plaire au Christ et lui ressembler. Le franciscain est d’abord celui qui regarde et écoute le Seigneur Jésus, qui se conforme à sa vie et à sa parole. Cette forme de vie propose comme modèle la vie des disciples envoyés en mission par le Christ. Les membres de la communauté n’ont pas de demeure fixe. La mission, l’annonce de la Bonne Nouvelle exige une grande liberté de mouvement, elle voue à une vie itinérante. La Règle de 1221, puis celle de 1223, consacrent un chapitre entier sur  la manière de voyager par le monde . C’est dire si le voyage et la mission font partie de la vie des frères.

Giotto : saint François renonce aux biens terrestres. Doctrine sur la pauvreté et l’économie pour une élaboration approfondie de la doctrine franciscaine de la pauvreté. Moins je possède, plus je me possède. Plus je me détache des biens de ce monde, plus je suis libre pour aller vers les autres. Les frères refusent les bénéfices ecclésiastiques. Son habit pauvre disait éloquemment qu’il avait accumulé ses richesses ailleurs que sur terre. Voilà pourquoi il était joyeux, voilà pourquoi il avait l’âme en paix.

Le groupe des frères rejette toute domination et toute préséance dans les relations entre eux. Les chapitres généraux seront démocratiques, contrairement aux autres chapitres monastiques de l’époque. Même François d’Assise n’y aura pas une voix prépondérante, il ne tranchera pas au moment des décisions à prendre. Sur aucun homme, mais surtout sur aucun autre frère, nul frère ne prévaudra jamais d’aucun pouvoir de domination. Aussi l’humilité requise a également une dimension sociale : aucun pouvoir de domination des frères entre eux et dans la société. Cimabue : saint François à côté de la Vierge à l’Enfant. Ce n’est pas seulement dans la société civile que les frères veulent être des  mineurs , mais également au cœur de l’Église.

C’est précisément cette obéissance toute filiale à l’Église qui les distingue des sectes de l’époque. La grande caractéristique de François et de ses premiers compagnons, c’est qu’ils ont su entrer dans le « mouvement de pauvreté » et dans les aspirations des laïcs sans se révolter contre les prélats. C’est un peu la synthèse de tous les points précédents. La fraternité s’étend finalement à toute la Création, et pas seulement aux pauvres. Mc 16,15 :  Allez dans le monde entier.

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