Maquis et maquisards : La Résistance en armes (1942-1944) PDF

Maquis et maquisards : La Résistance en armes (1942-1944) PDF

Historique des conseils municipaux Télécharger le document : CONSEILS MUNCIPAUX 1959 2008. La première guerre mondiale La municipalité de Jean Julien est occupée aux grands travaux des nombreux chemins de Chasseneuil. Pierre Brun s’occupe avec le conseil de nombreuses demandes de soutiens de toutes parts pour les familles. On vient de maquis et maquisards : La Résistance en armes (1942-1944) PDF le garde-champêtre.


Le 6 juin 1944, les Alliés débarquent en Normandie. Les maquisards sortent alors de l’ombre et s’engagent dans les combats de la Libération. Cette résistance en armes a pourtant été longue à s’imposer : les maquis n’apparaissent que lorsque le refus du Service du Travail Obligatoire pousse des milliers de réfractaires à choisir la clandestinité. Les chefs de la Résistance se sont largement divisés à leur sujet : quelle place accorder aux maquis ? A quel moment les employer ? Guérilla, action immédiate, attente du jour J ? Tenus à l’écart par les Alliés et le général de Gaulle, les maquis ont finalement longtemps été privés d’armes. Rassemblés sous la bannière commune des FFI en 1944, les hommes et les femmes des maquis allaient toutefois écrire les plus belles pages de l’histoire de la Résistance intérieure, sur le plateau des Glières, dans le Vercors, au mont Mouchet ou à Saint-Marcel. Stéphane Simonnet présente une histoire synthétique des maquis dans la diversité de leurs formes et de leurs combats. Il revient sur la vie de ces volontaires engagés pour mettre fin au régime de Vichy et à l’occupation allemande.

Ribette, le  directeur de l’école primaire supérieure de garçons, l’E. Monsieur l’instituteur était très sérieux, très méthodique. Nous allons donner l’essentiel de cette quarantaine de feuillets, conservés aux archives départementales de la Charente. Les bruits  de  guerre n’avaient pas alarmé la population, ils se renouvelaient depuis tant d’années qu’on s’était habitué à l’idée que, une fois encore tout s’arrangerait. L’annonce de la mobilisation, le son du tocsin produisirent dans le public une impression de stupeur. Le long silence qui suivit disait assez combien tous se rendaient compte de la gravité des événements qui allaient suivre et que l’esprit évoquait avec effroi.

Puis vint la décision, ferme, énergique : « il faut en finir ». Les premiers voulaient supprimer enfin la menace allemande sans cesse renouvelée, les hommes d’âge voyaient arriver, avec une satisfaction mêlée d’inquiétude, la réalisation de l’idée de revanche restée au fond des cœurs, toujours souhaitée et toujours remise. Si l’on n’a pas de quoi manger, on en prendra où il y en aura ». Les allocations résolurent heureusement l’inquiétante question.

Du côté des hommes, l’élan semblait unanime. Donc au premier jour, et au moins dans la classe ouvrière, la mobilisation s’est faite sans récriminations, sans réserves et, semble-t-il, sans arrière-pensées. Ce n’est que plus tard, sous l’influence des premiers revers et en présence de défaillances déplorables, que ses protestations amplement justifiées se sont produites. Un permissionnaire indigné m’a dit : « Si je n’avais pas ma fille, je passerais à l’ennemi dès mon retour au front ». Depuis, la mobilisation des nouvelles classes a donné lieu à d’autres injustices qui ont amassé bien de l’amertume dans les cœurs. Il serait trop facile de multiplier les exemples qui, malheureusement, se sont reproduits dans la plupart des communes : l’unanimité a des faiblesses que la guerre exagère et multiplie. Depuis trois ans, bien des haines se sont accumulées.

D’aucuns, menaçants, disent : « Après la guerre, on verra ! Heureusement que, pendant que ceux-ci exhalent leur mécontentement, la grande masse travaille, peine, souffre en silence et supporte sans récriminations inutiles les charges et les pénibles efforts imposés par la guerre. Elle attend, avec une louable patience, la fin de cette terrible lutte et, avec celle-ci, la victoire qui, il faut l’espérer, viendra apaiser bien des douleurs, faire taire bien des rancunes ». Ribette « fait le tour » des activités de la commune. L’industrie : peu d’industrie à Chasseneuil. Cependant les fours à chaux ont dû cesser leur production à la fin de 1916 faute de charbon.

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