Mozart, sociologie d’un génie PDF

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Issu d’une famille de commerçants juifs aisés, Norbert Elias est le fils unique de Hermann et Sophie Elias. 1918 ses études de mozart, sociologie d’un génie PDF à l’Université de Breslau.


Contre les musicologues qui ont momifié Mozart, Norbert Elias s’efforce de comprendre qui fut cet artiste génial, né dans une société qui ne connaissait pas encore la notion romantique de «génie». Les tensions qui déchirent l’existence quotidienne de Mozart, les rapports complexes avec son père, ses relations érotiques sont approchés avec autant de rigueur que de tendresse. Elias analyse également les comportements de ce «clown», son besoin de choquer la noblesse de cour en proférant des mots obscènes. Ces grossièretés scatologiques trouvent ici une explication psychologique et sociologique lorsque l’auteur décrit les relations tendues qui lient entre eux maîtres de la cour et serviteurs. En refermant le Mozart d’Elias, on a le sentiment d’avoir découvert un regard aussi lucide que généreux sur la vie des hommes en société.

En 1924, Elias obtient son doctorat de philosophie avec une thèse, dirigée par Richard Hönigswald, intitulée Idee und Individuum. Il participe en 1929 comme auditeur au deuxième cours universitaire de Davos, avec de nombreux autres intellectuels français et allemands. Celui-ni ne sera publié qu’en 1969, sous le titre La Société de cour. Fuyant l’Allemagne nazie, il s’exile en 1933 en Suisse, puis à Paris, où il essaie en vain de trouver un poste. Cet ouvrage sera finalement publié à Bâle grâce à son père en 1939.

Sa mère est arrêtée et déportée à Auschwitz où elle meurt probablement en 1941. Commence alors une longue carrière d’enseignant précaire en Angleterre. Il part ensuite diriger pendant deux ans le département de sociologie de l’Université Legon au Ghana. Il devient peu à peu célèbre grâce à la réédition en Allemagne en 1969 de son œuvre Sur le processus de civilisation. Il est le premier récipiendaire du Prix Theodor-W. De 1979 à 1984, il exerce au Centre de recherche interdisciplinaire de l’Université de Bielefeld.

Il s’installe en 1975 à Amsterdam. Après avoir publié d’autres recherches comme ses Études sur les Allemands, il meurt le 1er août 1990 à Amsterdam. La fondation Norbert Elias qu’il a créée en 1984 attribue tous les deux ans depuis 1999 le Norbert Elias prize à de jeunes chercheurs en sociologie. De nombreuses chaires universitaires et centres de recherche ont été baptisés en son honneur. La réception de l’œuvre d’Elias fut brouillée par les avatars de l’histoire évoqués précédemment : ce n’est qu’à partir de la fin des années soixante que ses ouvrages commencent à être traduits en français. La notion d’interdépendance est au cœur même de la théorie d’Élias. Article détaillé : La Société des individus.

Article détaillé : Sur le processus de civilisation. Elias y analyse la civilisation occidentale comme le produit d’un processus séculaire de maîtrise des instincts, d’apprivoisement des désirs et de domestication des pulsions humaines les plus profondes. Il considère que l’organisation sociale des cours royales a joué un rôle majeur dans cette lente évolution. L’ouvrage de Hans-Peter Duerr, Nudité et pudeur. Norbert Élias, réfutant l’idée de civilisations anciennes dépourvues d’un système normatif moral complexe et élaboré. Sport and Leisure in the Civilizing Process. Norbert Elias considère qu’il y a une rupture entre des pratiques anciennes très violentes et le sport moderne réglementé.

Moyen âge connaissent déjà de multiples systèmes de contrôle de la violence. La mort ne recèle aucun mystère. Elle est la fin d’un être humain. L’individu humain n’est pas un commencement, et ses relations avec les autres n’ont pas de commencement. La société n’est pas seulement le facteur de caractérisation et d’uniformisation, elle est aussi le facteur d’individualisation. Je n’éprouve à l’égard de la religion ni un mépris rationnel, ni une nostalgie romantique. J’ai toujours eu conscience que les hommes peuvent avoir besoin de la religion dans certaines circonstances – mais personnellement, je n’éprouve pas ce besoin.

Première édition en français en 1981. 1939 : Über den Prozeß der Zivilisation. Wandlungen des Verhaltens in den weltlichen Oberschichten des Abendlandes and Zweiter Band. Published in English as The Civilizing Process, Vol. Published in English as What is Sociology? 1982: Über die Einsamkeit der Sterbenden in unseren Tagen, Frankfurt am Main: Suhrkamp. Sociology of the Sciences Yearbook 1982, Dordrecht: Reidel.

Arbeiten zur Wissenssoziologie I, edited by Michael Schröter, Frankfurt am Main: Suhrkamp. Published in English as Involvement and Detachment. Contributions to the Sociology of Knowledge, Oxford: Blackwell, 1987. Arbeiten zur Wissenssoziologie II, edited by Michael Schröter, Frankfurt am Main: Suhrkamp.

Betrachtungen zur Entwicklung der Menschheit am 40. 1987 : Die Gesellschaft der Individuen, edited by Michael Schröter, Frankfurt am Main: Suhrkamp. Gedichte, Nachdichtungen, Frankfurt am Main: Suhrkamp. Jahrhundert, edited by Michael Schröter, Frankfurt am Main: Suhrkamp. Published in English as The Germans. Power struggles and the development of habitus in the 19th and 20th centuries, Cambridge: Polity Press 1996.

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