Non ! Ce n’est pas la faute à Bruxelles PDF

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Cet article sert régulièrement de base à des conférences. Novembre 2002, texte désormais disponible en ligne ICI. De graves atteintes narcissiques Tout échec, chez qui que ce soit, et de quelque type qu’il soit, implique, presque par définition, une « atteinte de l’non ! Ce n’est pas la faute à Bruxelles PDF de soi ».


2007 symbolise l’année de la relance constitutionnelle avec la célébration du cinquantième anniversaire de la signature du traité de Rome. En France, la question de l’Europe est également au cœur des débats présidentiels. Mais comment envisager l’avenir constitutionnel de l’Europe au lendemain du double non français et néerlandais ? Existe-t-il un plan « B » ? Peut-on prévoir une refonte du traité européen ? L’Europe politique peut-elle attendre jusqu’aux élections présidentielles françaises ? Par cet entretien, Sandro Gozi souhaite apporter sa contribution aux réflexions sur le futur projet européen. Ses idées alimentent la polémique, mais contribuent aussi peut-être à convaincre et à rassurer. Tout le monde est en mesure de s’engager…

Mais l’échec scolaire tend à aggraver ces réactions habituelles, pour quatre raisons au moins. Autrement dit, l’enfant est narcissiquement dépendant, dans des proportions bien plus grandes que l’adulte. L’échec est précoce Les enfants qui réussissent mal à l’école, même ceux qui n’échouent pas dans les classes de l’enseignement spécialisé, sont presque toujours en grande difficulté dès le Cours Préparatoire. Voir sur ce point les études ministérielles sur les corrélations entre la scolarité en Cours Préparatoire et la réussite au Lycée. L’échec scolaire n’est probablement que très exceptionnellement le fruit de « circonstances malheureuses ».

Peu de « hasards » ici : ce sont les plus « fragiles » qui échouent. L’école est au cœur des valorisations des enfants Enfin, aujourd’hui, dans nos sociétés développées, la scolarité est devenue, dans presque tous les milieux, la tâche essentielle des enfants : on demande d’abord à un enfant de « bien travailler à l’école ». Le plus souvent, même, on ne lui demande que cela. Le travail scolaire est ainsi devenu sa plus importante source de reconnaissance, sinon la seule. Il consiste à effacer les traces conscientes de ces pulsions ou tentations. Le simple refoulement ne peut guère jouer ici, car les pulsions internes ne sont pas directement en cause.

L’enfant, lui, tend à « agir » ses régressions. Il ne se réfugie pas mentalement dans des souvenirs agréables, comme le fait parfois l’adulte, et plus souvent encore la personne âgée. Il actualise dans des conduites ces situations antérieures. La gestion psychopédagogique des problèmes posés par ces mécanismes régressifs est assez difficile.

On est contraint de naviguer à vue entre deux écueils. Le déplacement Dans le déplacement, le désir narcissique, le besoin d’estime de soi, se détourne de l’activité scolaire où il ne trouve pas à se satisfaire, et tente de trouver des gratifications dans d’autres activités. Narcissiquement, c’est un comportement qui peut être très adaptatif si l’enfant trouve de fait ailleurs d’autres gratifications. Certains de ces déplacements, fréquents même chez les élèves de l’enseignement spécialisé, restent cependant liés au cadre scolaire.

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