Nouvelles Approches en morphologie PDF

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La conception de la réalité que désigne ce terme synthétique varie selon les auteurs et les écoles. Différentes approches conceptuelles, parfois teintées de mysticisme, furent tentées au sein de l’hindouisme. Une racine lexicale sanscrite AN- permet la conjugaison d’un verbe, dont la forme aniti se traduit en nouvelles Approches en morphologie PDF par  il respire . Le préfixe pra- dénote une antériorité, un début, un  mouvement ou situation en avant , et devant un substantif il désigne la  partie antérieure ou principale  de celui-ci.


Alors que la morphologie occupait presque tout l’espace de la description grammaticale dans la Grammaire comparée, ce domaine fut complètement annexé par la syntaxe dans les courants post-structuralistes de la linguistique moderne. La morphologie s’est trouvée alors n’avoir plus d’existence propre. Au-delà d’une question de frontière entre domaines, ce qui était en jeu, c’est la manière de penser la description du fait linguistique. Or, dans ce débat, l’existence de la morphologie est liée à la reconnaissance d’un objet dont les contours sont ceux du mot
Ce livre vise à faire connaître au public français les débats qui ont animé le champ de la morphologie ces dernières années, à en retracer les enjeux, à en montrer les acquis sans dissimuler les problèmes qu’ils soulèvent. Il présente les raisons qui ont conduit à abandonner la notion de morphème et explore les changements qu’a entraînés cet abandon, dont le principal est de reconnaître le mot ou, plus précisément, le lexème, comme un domaine propre d’organisation des signes linguistiques
Mais l’originalité de l’ouvrage tient au fait qu’il va au-delà de cette présentation. Il montre pourquoi les approches nouvelles de la morphologie n’offrent pas les moyens de décrire de manière satisfaisante la formation des mou et indique comment on peut se rapprocher de cet objectif en repensant l’articulation de la morphologie au lexique

Le pluriel de ce nom au nominatif est prāṇās qui donne le terme prāṇās signalé en épigraphe. Les règles de sandhi modifient parfois l’aspect de ce pluriel qui peut se présenter sous la forme alternative prāṇāḥ en finale absolue et devant un ś, prāṇāś devant c et prāṇāṣ devant ṭ. Devant un t prāṇās demeure prāṇās. Le nom prāṇa peut s’utiliser comme synonyme du nom ana et signifier très simplement le  souffle physiologique  et sa manifestation, la  respiration organique . La présence du préfixe pra- dans ce mot l’enrichit cependant de valeurs sémantiques nouvelles, riches et variées.

Le verbe prāṇ-, qui ne cesse pas pour autant de signifier  souffler  ou  respirer , prend de plus le sens plus général de  vivre . Le lexique sanskrit répond à la mentalité synthétique de l’hindouisme qui, loin d’analyser la vie entre un principe abstrait d’une part et la manifestation physiologique de ce principe d’autre part, utilise un seul mot pour signifier une réalité complexe, physique et métaphysique, spirituelle et matérielle. Il n’est donc pas étonnant que, pour y penser, les auteurs au long des siècles et au travers des continents soulignent, selon leur intimes convictions, l’un ou l’autre des aspects de la réalité du prāṇa qui se complètent et se renforcent mutuellement. C’est un concept tout en nuances, loin de la manière occidentale prompte à tout découper, opposer, analyser. Parmi les différents noms composés du lexique sanskrit, deux termes sont à signaler car ils concernent de près le thème abordé par le présent article : prāṇāhuti et prāṇāyāma. Le mot huti est un adjectif féminin dont le masculin huta est aussi un nom. Ces mots sont construits sur la racine HU- signifiant : verser une libation, verser en oblation, sacrifier, faire une offrande.

Le mot prāṇāhuti se compose de deux termes, le nom composé féminin déterminé āhuti et le nom masculin déterminant prāṇa. Prāṇāhuti peut se traduire par  libation de souffle vital  offerte en sacrifice par quelqu’un en direction de quelqu’un d’autre. Le mot Prāṇāyāma se compose de deux termes, le nom composé déterminé āyāma et le nom masculin déterminant prāṇa. Une analyse plus extensive du mot prāṇāyāma figure dans l’article spécialisé en épigraphe. On notera certaines divergences quant à ces diverses fonctions, ainsi que leur association à des organes, éléments et zones du corps. Par la pratique de la méditation et avec l’aide de la prāṇāhuti au sens de transmission, les tendances du mental disparaissent et laissent place à la lumière. Occident à émettre l’hypothèse que le prana corresponde aux ions négatifs de l’air environnant, bien que la théorie pranique préscientifique y voie une force vitale peut-être plus fondamentale, à la base de toute vie et toute conscience.

C’est à partir de cette thèse de l’existence et de supposés bienfaits du Prana que s’est développé plus récemment en Occident la pratique du pranisme, ou inédie, selon laquelle un être humain pourrait ne se nourrir que de cette hypothétique  énergie . The A to Z of Hinduism par B. 494 contient près de soixante mots composés commençant par prāṇa. Voyage Spirituel de Tony Bernadi, p 197, ed. Glossaire de la Culture Indienne de Nicola Pozza, p 112, ed.

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