Partitions fantômes n° 18 : Répertoire de chants de l’académie de Caen PDF

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Contre-Réforme dans ses chatoyances partitions fantômes n° 18 : Répertoire de chants de l’académie de Caen PDF plus expansives. Plus largement ensuite, on est frappé par le nombre de solos instrumentaux, d’airs lumineux, de contrepoints très mélodiques, d’effets orchestraux. Animation et sobriété, grand soin de la rhétorique verbale, tout claque mais sans à-coups ni discontinuités, et sans chercher à multiplier, comme beaucoup d’ensembles spécialistes, les effets. Lassus et Gesualdo de Herreweghe dernièrement, mais ses enregistrements sont nombreux !


Une belle version animée et interprétée à très haut niveau, donc, qui parachève l’expérience. Zelenka est une redécouverte récente de la musicologie. Depuis les années 1980, il est passé d’inconnu à pilier du répertoire discographique, abondamment documenté. Catalogue extrêmement riche, explorant des styles assez variés, qui reflètent largement les tendances de son temps. Ses Répons pour l’office des Ténèbres, ou bien ses œuvres instrumentales parfois d’une assez grande liberté, donnent une image de son originalité et de son talent, aussi bien dans l’instrumentation que dans le contrepoint, le tout servi par une veine mélodique qui, sans être la plus forte de son temps, soutient immanquablement l’intérêt. Mais je crois vous avoir sélectionné son plus beau disque disponible à ce jour. Cliquez ici pour accéder aux commentaires de l’ensemble des disques.

Ils ont ainsi adopté les noms des uns des autres, au fil de la concentration de l’offre et des changements d’identité. La Chaconne finale de la Quatrième Symphonie de Brahms, dirigée par Jaap van Zweden. La Haye et Rotterdam dont je ne me suis pas encore occupé ! Hilversum est situé entre les deux. Sobrement allant et lumineux, sans chercher le poids ni le commentaire, comme toujours chez ce chef et cet orchestre.

Orchestre distinct, donc, de celui présenté dans cette notule. Le premier Monologue de Sachs en version orchestrale seule, dirigé par Edo de Waart. Cole que Quasthoff dans des grands rôles d’opéra. Maîtres insistent surtout sur l’acte III, sans doute le plus abouti, dans la mesure où il accole des pièces de toute beauté qu’on n’ouït jamais en symphonique pur, et qui fonctionnent mieux sans les lignes vocales que dans les autres opéras. Je ne crois pas avoir essayé Parsifal.

Edo de Waart : on entend extrêmement bien les lignes intermédiaires, et toujours avec quelle poussée ! Témoin ce Prélude des Maîtres qui refuse le grandiose et galoppe à travers le contrepoint avec beaucoup d’éloquence et de gourmandise. Appel des Maîtres sans paroles ! Waart, bien tendus, et peut-être des couleurs un peu timides chez l’orchestre. Très cursif mais aussi, à mon sens, fade : tout file sans longueur, mais également sans grand relief, et surtout sans tension. Assez décevant en ce qui me concerne. Lecture limpide et allante, pas la plus colorée mais très réussie.

Inclut bien sûr les Quatre Derniers. Inbal avec le Métropolitain de Tokyo, par exemple ! Vitraux proposent une très belle leçon originale d’orchestration. Ce sont de belles versions, pas forcément les références, mais qui ne pâlissent nullement par rapport à la concurrence plus prestigieuse. Oui, un disque de moins de 30 minutes, peut-être qu’il n’est distribué qu’en dématérialisé, c’est étrange. Proposition atypique et à rebours, très sobre et lumineuse, qui apporte une vision différente des options méditatives et affligées habituelles, sans être bien sûr la plus intense. Bernard Kruysen et Willem van Otterloo !

Who Is Afraid of Dutch Music ? Fauré qui aurait un talent d’orchestrateur beaucoup plus diaphane et irisé, plus rural aussi. Belles couleurs de la partition et bel élan imprimé par Stenz. Zweers est un très beau représentant du symphonisme postromantique du pays, pas si éloigné de l’univers de Dopper, incluant du folklore dans une belle structure formelle traditionnelle et non dépourvu de recherche harmonique ni de lyrisme. 4 minutes de musique typiquement néerlandaise un peu isolée sur ce disque. Un opéra marquant du XXe siècle, et servi par des interprètes qui ne sont pas de seconde zone.

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