Penser sa vie : Une introduction à la philosophie PDF

Penser sa vie : Une introduction à la philosophie PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Elle envisage la vie comme de la matière animée d’un principe ou force penser sa vie : Une introduction à la philosophie PDF, qui s’ajouterait pour les êtres vivants aux lois de la matière. Selon cette conception, c’est cette force qui insufflerait la vie à la matière.


A quoi sert la philosophie ? En interrogeant la science, nous pouvons aujourd’hui résoudre quantité de problèmes et lever le voile sur ce qui, il n’y a pas si longtemps encore, nous semblait auréolé de mystère. Mais certaines questions demeurent ouvertes, parce qu’elles n’admettent aucune réponse définitive. De siècle en siècle, de génération en génération, elles ont toujours accompagné les hommes et sont au cœur de maintes situations auxquelles nous sommes chaque jour confrontés. Elles concernent la mort, la vérité, l’univers, la liberté, la justice, la beauté, le temps… La philosophie ne prétend pas y répondre une fois pour toutes, mais elle nous apprend à les poser et à réfléchir sur le monde dans lequel nous vivons et sur la signification qu’il a pour nous. Ce livre se veut une initiation à la philosophie à l’usage de tous: des jeunes qui, en classe de terminale, doivent pour la première fois en aborder l’étude et de ceux qui aspirent à en connaître les fondements.

En biologie, ce cadre théorique revient régulièrement dans l’histoire des sciences. De anima une définition de l’âme. La philosophie d’Aristote identifie l’âme au  principe moteur  des êtres vivants. Bien que simple, cette âme peut être divisée en parties : végétative, sensitive, et intellective.

La lecture d’Aristote et de Platon confère donc au vitalisme sa double dimension : le principal vital est à la fois l’ordonnateur de la vie, sa cause première, et une entéléchie de la vie, ou sa destination. La naissance du christianisme coïncide avec un premier abandon du vitalisme. La science et la philosophie sont dépossédées de leurs fonctions explicatives et justificatives. Vers la fin de la Renaissance, indissociable de la révolution scientifique, le vitalisme réapparait. Le retour au rationalisme scientifique relance la recherche, philosophique tout d’abord, sur l’origine, le principe et le dessein de la vie. La comparaison des animaux et de l’horloge est doublement importante.

D’une part, la vie animale est réduite à une somme de processus mécaniques qui, bien qu’incompris, ne doivent rien au surnaturel ou au spirituel. D’autre part, cette conception de l’animalité trace une frontière très forte entre l’animal déterminé par la nature et l’homme libre par l’esprit. Ainsi, l’homme et l’animal sont, par essence, irréductibles à un principe vital commun. Bien que les sources écrites manquent, il est admis que Paul-Joseph Barthez est l’instigateur de la doctrine vitaliste. Théophile de Bordeu qui considérait les organismes complexes comme un agrégat de plusieurs formes de vie distinctes. J’appelle principe vital de l’homme la cause qui produit tous les phénomènes de la vie dans le corps humain.

Le nom de cette cause est assez indifférent et peut être pris à volonté. Si je préfère celui de principe vital, c’est qu’il présente une idée moins limitée que le nom d’impetum faciens, que lui donnait Hippocrate, ou autres noms par lesquels on a désigné la cause des fonctions de la vie. Descartes et la conception mécaniste de la vie qu’il a imposée en assimilant la vie organique à un automate infiniment compliqué, mais régi par les lois de la matière inanimée. La théorie de Barthez sera reprise par Marie François Xavier Bichat qui enracine le vitalisme dans une authentique démarche scientifique. Cette cohérence théorique appuiera le succès du vitalisme dans l’opinion. Tout d’abord, en 1828, Friedrich Wöhler effectue accidentellement une synthèse de l’urée, composé spécifiquement organique.

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