Prisonniers nazis en Amérique PDF

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La réalité est à la fois plus prosaïque et plus complexe : des gouvernements et des institutions internationales ont prisonniers nazis en Amérique PDF un rôle plus important que les organisations secrètes. Après la fin de la guerre en Italie, Hudal devint actif dans le ministère des prisonniers de guerre et des internés germanophones détenus dans des camps en Italie.


Saviez-vous que beaucoup de prisonniers allemands capturés par les Américains pendant la Seconde Guerre mondiale – pas moins de 380 000 hommes – ont été envoyés dans les camps d’internement aux États-Unis ? Ce qui s’y est passé semble inimaginable aujourd’hui, et pourtant…

Dans ces camps, l’Amérique a laissé proliférer l’idéologie nazie. Les soldats allemands les plus fanatiques ont voulu croire jusqu’au bout à la victoire du Reich et mettaient à mort les traîtres, ceux qui se comportaient en vaincus. Pour arrêter les assassinats en série, il a fallu les séparer…

À travers de nombreux témoignages de soldats et de civils allemands et américains, Daniel Costelle tire de l’oubli ces événements trop longtemps laissés dans l’ombre.

Un document d’histoire qui se lit comme un roman, préfacé par l’historien Jean-Paul Bled, et mis en perspective par le colonel Frédéric Guelton, ancien chef du département de l’armée de terre du Service historique de la défense, qui analyse le statut des prisonniers dans les conflits.

Hudal se servit de cette position pour aider des criminels de guerre nazis à s’échapper. Certains de ces hommes recherchés étaient détenus dans des camps d’internement. Dépourvus de papiers d’identité, ils étaient le plus souvent enrôlés dans les registres du camp sous de faux noms. La guerre des Alliés contre l’Allemagne n’était pas une croisade, mais la rivalité des complexes économiques pour la victoire desquels ils avaient combattu. Hudal fut le premier ecclésiastique catholique à se consacrer à la mise en place de filières d’exfiltration. Ces documents du Vatican n’étaient pas réellement des passeports et, par eux-mêmes n’étaient pas suffisants pour permettre un voyage outre-Atlantique.

Ils constituaient toutefois la première étape dans une chasse aux documents. Hudal pouvait également utiliser sa position d’évêque pour demander au CRI des papiers  établis selon ses spécifications . Les sources de Sereny font également état d’un trafic illicite actif de documents du CRI volés ou falsifiés à Rome à cette époque. Selon des rapports déclassifiés des services de renseignement américains, Hudal ne fut pas le seul ecclésiastique apportant de l’aide aux nazis à cette époque. Cependant, les relations entre Hudal et le Vatican ne sont pas bonnes.

Mit brennender Sorge dans laquelle le Vatican attaque ouvertement le national-socialisme. Hudal se rappelle d’ailleurs avec amertume le manque de soutien de la part du Saint Siège dans la lutte contre le Bolchevisme athée à l’Est. Il atteste plusieurs fois avoir reçu de vertes critiques contre le système nazi de la part des diplomates du Vatican sous Pie XII, au lieu du soutien espéré. Selon Aaron et Loftus, les opérations menées à titre privé par Hudal portaient sur une petite échelle par rapport à ce qui allait se produire par la suite. Les opérations de la filière Draganovic étaient un secret de polichinelle au sein de la communauté du renseignement et des cercles diplomatiques à Rome. En février 1947, l’agent spécial du CIC Robert Clayton Mudd rapportait que dix membres du cabinet Oustachi de Pavelic vivaient soit à San Girolamo ou au Vatican lui-même. Mudd avait infiltré un agent au sein du monastère et confirmait qu’il était  truffé de cellules de collaborateurs Oustachis  gardés par des  jeunes en armes .

Il fut en outre établi que ces Croates voyagent à destination du Vatican et en reviennent plusieurs fois par semaine dans une voiture avec chauffeur dont la plaque d’immatriculation porte les initiales CD,  Corpo Diplomatico . Le véhicule prend en charge ses passagers au Vatican et les décharge à l’intérieur du monastère de San Geronimo. Le support de Draganovic à ces Quislings croates le lie définitivement au plan du Vatican consistant à protéger ces nationalistes ex-Oustachis jusqu’à ce qu’ils soient en mesure de leur procurer des documents leur permettant d’émigrer en Amérique du Sud. Si au départ, les officiers des services de renseignement américains avaient plutôt été de simples observateurs de la filière Draganovic, cette situation allait changer à partir de l’été 1947. Selon ce rapport, à partir de ce moment les forces armées américaines elles-mêmes avaient commencé à utiliser le réseau de Draganovic pour évacuer leurs propres visiteurs. En plus des dons de la Gestapo et de la SS, il y avait aussi un grand besoin d’autres aptitudes sur le Nil. Le cas de Johann von Leers est exemplaire à ce sujet.

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