Psychologie des Foules. Recueil de textes – XIXe et XXe siècle PDF

Psychologie des Foules. Recueil de textes – XIXe et XXe siècle PDF

Boris Cyrulnik : stop ou encore ? Le journal Le Monde a récemment invité Boris Cyrulnik à donner son avis d’expert sur le phénomène des CV mensongers. Le mythomane est désespéré, quelque chose psychologie des Foules. Recueil de textes – XIXe et XXe siècle PDF douloureux lui est arrivé. Il éprouve de la honte, il se sent jugé par l’autre et veut briller.


Le XIXe siècle est notamment marqué par une littérature fascinée par les passions collectives. Le peuple devient un personnage à part entière. Il est présenté comme souffrant ou héroïque – pensons aux Misérables de Victor Hugo, aux Mystères de Paris d’Eugène Sue ou encore au Germinal d’Emile Zola. Il peut même être porteur d’une vérité historique, si l’on en croit Marx. Cet objet de fascination devient source de peur lorsqu’il est fait référence aux foules ou aux crimes de celles-ci. La littérature va s’emparer de ce thème des foules – foules criminelles, hordes révolutionnaires, massacres collectifs, passions incontrôlées du peuple, violence collective – et créer un imaginaire angoissé à partir de la réalité sociale. Une véritable psychose de la foule va se mettre en place. Cette psychose atteindra son paroxysme dans l’œuvre d’Hippolyte Taine dont les travaux, mêlant histoire et psychologie, ont fortement influencé par la suite les défenseurs d’une psychologie des foules (Scipio Sighele, Gustave Le Bon, Gabriel Tarde, Henri Fournial… ). Quinze textes, de 1877 à 1912, sur les foules et la psychologie des foules – dont certains inédits ou difficilement accessibles – sont présentés ici. Une introduction historique permet de resituer ces documents dans leur contexte et de présenter les controverses scientifiques de l’époque.

Alors il se montre à son avantage pour réparer une blessure narcissique, soit en racontant à l’autre une histoire merveilleuse qu’il attend, soit en rédigeant un CV miraculeux De nombreux mythomanes ont fait des carrières extraordinaires sur un leurre Mais ceux qui sont leurrés sont complices. Si divers éléments ont contribué à cette carrière extraordinaire, deux me paraissent essentiels. Le second élément qui me paraît essentiel est son CV miraculeux de praticien-chercheur à la fois neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste, qui lui permet de jouer sur plusieurs tableaux. Les témoignages parallèles de journalistes ayant contribué à la construction de son aura médiatique, interrogés récemment à l’occasion de la promotion de son énième livre paru chez Odile Jacob, sont à cet égard significatifs : Il s’intéresse à tout. S’il s’avérait que le CV de Boris Cyrulnik soit trop miraculeux pour être vrai, il lui serait facile d’invoquer la complicité de la société. Professeur à l’université de Toulon , neurologue, psychiatre, éthologue et psychanalyste , Ancien interne des Hôpitaux, Neurologie Paris, psychiatrie Marseille.

Direction d’une cinquantaine de Thèses , Prix Jean Bernard : recherche médicale , Ethologue confirmé , et j’en passe. Le site web des éditions Odile Jacob aurait intérêt à mettre en avant tous ces marqueurs de légitimité scientifique. Il y est cependant présenté très sobrement, comme neuropsychiatre et directeur d’enseignement à l’université de Toulon , c’est tout. Serait-ce qu’en dehors de ce diplôme et de ce poste au contour flou, ce qui est mentionné dans les diverses sources citées ci-dessus n’est pas pertinent ? SOUS LES ETIQUETTES, DU BŒUF OU DU CHEVAL ?

Il n’a pas été facile de démêler le vrai du faux, d’autant que Boris Cyrulnik a choisi de ne pas répondre à mes demandes d’entretien. Un certain nombre d’éléments clairs sont néanmoins ressortis de mon enquête. Il est étonnant que nombre de journalistes, y compris dans des médias importants tels que Le Monde, Le Nouvel Observateur, Le Point ou encore L’Express, se soient obstinés pendant plus de 10 ans à le qualifier de père ou théoricien de la résilience. En effet, il n’a inventé ni ce concept, ni son appellation. S’il avait publié des recherches scientifiques ayant marqué ce domaine, on pourrait expliquer en partie la méprise et comprendre que par exemple, Le Nouvel Observateur l’ait en 2002 prétendu connu pour ses travaux sur la résilience. Ainsi, il a notamment suggéré qu’il avait été à la pointe de la prise en charge et de l’étude des enfants découverts dans les orphelinats roumains après la chute de Ceausescu en 1989.

Comments are closed.