Revue le Festin # 96 PDF

Revue le Festin # 96 PDF

Animal étrange même pour les autochtones, le revue le Festin # 96 PDF est longtemps resté inclassable. Il ne porte que deux mamelles.


Les variations individuelles au sein d’une même population, quoique subtiles, sont importantes. Spécimen de Potos flavus en attente de réintroduction à Volcancito, au Panama. Phénomène rare pour un carnivore, le kinkajou possède une queue préhensile, le seul autre cas décrit étant celui du binturong, Arctictis binturong. Presque toujours plus longue que le corps, terminée en cône, elle lui sert de cinquième membre. Kinkajou du Nicaragua dans ses acrobaties arboricoles. Le museau, pointu, est relativement proéminent et se termine par une truffe rose foncé ou marron glacé, évoquant parmi ceux des frugivores plus celui de certaines roussettes que celui des singes cohabitant avec les kinkajous.

Les trente-six dents se répartissent par demi maxillaires en trois incisives, une canine, trois prémolaires et deux molaires. La denture est celle d’une manducation par écrasement plus que par mastication. Les observations montrent une activité réduite les nuits de pleine lune. Pomme de cajou et sa noix. Infrutescence et jeune feuilles de Cecropia, dit bois-canon. Son régime est celui d’un opportuniste et se révèle très variable selon les saisons et les régions.

Par forte chaleur, il presse les figues et les mangues pour en recueillir le jus. Le kinkajou n’est pas un végétarien exclusif, du moins pas en toutes circonstances. En situation de détresse, le kinkajou crache comme le fait un chat dans la même situation. Carte de Köppen-Geiger – En bleu foncé et bleu moyen, les climats tropicaux favorables aux kinkajous, sans et avec une saison sèche, peu marquée. Atlantique et au sud de la Sierra Madre sur le Pacifique, au Chiapas et au Guatemala. On en croise aussi dans les zones voisines de la forêt défrichées pour les plantations et parfois dans son jardin. On ne les observe pas au-dessus de 2 500 mètres d’altitude, mais en aval des forêts de brumes des cordillères andines.

En dehors de la période de reproduction et d’élevage des petits, le kinkajou adulte est, durant la journée du moins, le plus souvent solitaire. Trois glandes, une double sous les mandibules, une sur la gorge et une sur le ventre permettent au kinkajou, dès le réveil où il se gratte vigoureusement, de marquer son territoire individuel. Inversement, ces odeurs déposées par des congénères lui indiquent un territoire voisin sans prédateurs. La maturité sexuelle commence à un an et demi pour les mâles, deux ans et un trimestre pour les femelles. Les liens sociaux entre mâles restent cependant chez les kinkajous incomparablement plus distendus et se limitent à deux individus. Ce sont les odeurs de la femelle en chaleur, entre début décembre et mi-février, qui attirent les mâles. S’il y a plusieurs mâles, une querelle gesticulatoire et bruyante suffit à désigner un vainqueur qui veille sur sa conquête jusqu’au départ des candidats déçus.

Après un tel triomphe ou, dans des situations moins concurrentielles, après une première puis, le lendemain, une seconde rencontre, la cour s’accompagne de jacassements suivis, en cas de succès, de gazouillis peu discrets. Elle se déroule une seule fois par an et se prolonge par une cohabitation d’un mois. 150 à 200 grammes et 3 centimètres de long. La peau rose est nue sur le ventre et sur le dessus recouverte d’un pelage épars argenté noircissant aux pointes. L’audition est effective entre le premier et le cinquième jour, les yeux s’ouvrent entre le septième et le dix-neuvième.

L’allaitement dure de 16 à 18 semaines. Au Mexique, son nom de martucha rappelle son rapprochement erroné avec la martre. Il dirigera par la suite, de 1632 à 1645, depuis le siège de Port-Royal la province de son ordre en Nouvelle-France. Kongo où le potto est endémique, langue qui avait déjà une très grande diffusion y compris aux Amériques, l’Angola étant alors le principal pourvoyeur d’esclaves. Planche d’Alcide d’Orbigny publiée en 1849. Les quatre puis neuf moines de l’éphémère colonie de l’île Sainte-Anne donneront un catalogue abondant et précis des animaux et des plantes et laisseront son surnom de singe capucin au sapajou qui habite le jour dans les arbres où dorment les kinkajous. Pennant : un lémurien compris comme une espèce de singe.

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