Rome dans l’Antiquité tardive -312-604 après J.-C. PDF

Rome dans l’Antiquité tardive -312-604 après J.-C. PDF

Il est considéré comme le premier concile œcuménique par les Églises chrétiennes. Toutefois il rome dans l’Antiquité tardive -312-604 après J.-C. PDF noter l’absence au concile des donatistes et des novatiens.


Articles détaillés : Ossius de Cordoue et Arius. L’empereur romain Constantin Ier convoque le concile. Après plusieurs mois au cours desquels les évêques ne parvinrent pas à se mettre d’accord sur un texte décidant de la nature de la relation du Christ au Père, l’empereur menace les quatorze récalcitrants. Trois restent fidèles à leurs conceptions, dont Arius, et sont excommuniés.

Toutefois, l’arianisme n’était pas la première dissidence à encourir l’excommunication. Le nombre des évêques qui participèrent au concile varie selon les sources. Eusèbe de Césarée, qui était présent au concile, parle de plus de 250 présents. Cela signifie qu’il réunissait toutes les Églises. Nous croyons en un seul Dieu, Père tout-puissant, Créateur de toutes choses visibles et invisibles. Et en un seul Seigneur Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, engendré du Père, c’est-à-dire, de la substance du Père.

Seule l’Église arménienne orthodoxe utilise l’anathème sus-cité, encore aujourd’hui après le chant du Symbole de Foi. Cette confession sera complétée au concile de Constantinople en 381, pour devenir le  symbole de Nicée-Constantinople . Au premier plan, l’évêque saint Spyridon s’exprime devant le concile et confond Arius. Vingt canons sont adoptés par le concile.

Les trois premiers canons sont d’ordre disciplinaire. Le canon 1 interdit l’ordination des eunuques volontaires. Le canon 2 interdit l’admission des néophytes à la cléricature. Le canon 3 interdit aux clercs d’avoir une femme dans leur demeure, à l’exception de leur mère, de leur sœur, de leur tante ou de quelque personne au-dessus de tout soupçon. Le canon 4 concerne l’ordination des évêques. Il prévoit que les évêques doivent être ordonnés par leurs collègues de la province et exige, si tous ne peuvent être présents, qu’au moins trois évêques prennent part à la cérémonie, que les autres donnent leur consentement par écrit et que le métropolitain confirme l’élection.

Pour ce qui est des excommuniés clercs ou laïcs, la sentence portée par les évêques de chaque province doit avoir force de loi, conformément à la règle prescrivant que celui qui a été excommunié par l’un ne doit pas être admis par les autres. De la primauté revenant à certains sièges et de ce qu’il ne faut pas nommer un évêque sans l’avis du métropolitain. Que l’ancienne coutume en usage en Égypte, dans la Libye et la Pentapole soit maintenue, c’est-à-dire que l’évêque d’Alexandrie conserve la juridiction sur toutes ces provinces, car il y a le même usage pour l’évêque de Rome. Les canons 9 et 10 privent du sacerdoce ceux qui se sont rendus coupables de quelque crime avant leur ordination ou qui ont apostasié au temps de la persécution.

Les canons 15 et 16 interdisent aux clercs de passer d’un diocèse à l’autre ou d’une Église à l’autre. Le canon 17 dépose les clercs coupables d’usure. Le canon 18 interdit aux diacres de s’asseoir parmi les prêtres et de leur distribuer l’Eucharistie. Le canon 20 interdit la génuflexion pour prier le dimanche et pendant la Pentecôte. Nous sont également parvenues, deux lettres à l’Église d’Alexandrie : la lettre de concile dite lettre synodale à l’Église d’Alexandrie et celle de l’empereur Constantin dit lettre encyclique aux Églises.

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