Soigner… Le premier art de la vie PDF

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Dominés par l’ascendance des traitements avec lesquels ils sont confondus, ou qu’on leur substitue, les soins sont encore habituellement relégués comme des tâches subalternes. Or, aucune société, quel que soit son niveau technologique, ne saurait se passer de soins vivifiants qui entretiennent, stimulent les capacités de vie ou accompagnent la fin de vie.
Marie-Françoise Collière a regroupé dans cet ouvrage différents articles et communications abordant à la fois la conception et l’approche des soins. Son analyse l’amène à dégager certains aspects du dilemme posé à la profession infirmière. Ce dilemme se situe autour de la nécessité de retrouver en deçà et au-delà de tout traitement :

– des soins qui accompagnent la vie ;

– des soins qui retrouvent leurs dimensions culturelles et sociales ;

– des soins dont les effets soient reconnus socialement et économiquement ;

– des soins exigeant des conditions appropriées pour les prodiguer.

Cette nouvelle édition, entièrement revue et corrigée, comprend de nouveaux textes portant sur l’identité infirmière, les fondements culturels des soins, la nature des soins accompagnant les grands passages de la vie.
Cet ouvrage devrait permettre aux infirmières/ers et aux usagers des soins de nourrir leur réflexion et leur argumentation sur l’apport et la place irremplaçable des soins.

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A Lucilius, Lettre II : Des voyages et de la lecture. A Lucilius, Lettre IV : Sur la crainte de la mort. A Lucilius, Lettre V : De la philosophie d’ostentation et de la vraie philosophie. A Lucilius, Lettre VI : De la véritable amitié. A Lucilius, Lettre VII : Fuir la foule. A Lucilius, Lettre VIII : Travail du sage sur lui-même. A Lucilius, Lettre IX : Pourquoi le sage se fait des amis.

A Lucilius, Lettre X : Utilité de la retraite. A Lucilius, Lettre XI : Ce que peut la sagesse contre les défauts naturels. Il faut se choisir des modèles. A Lucilius, Lettre XII : Avantages de la vieillesse. A Lucilius, Lettre XIII : Sur la force d’âme qui convient au sage. A Lucilius, Lettre XV : Des exercices du corps.

De la modération dans les désirs. A Lucilius, Lettre XVI : Utilité de la philosophie. A Lucilius, Lettre XLVII : Il faut traiter humainement ses esclaves. A Lucilius, Lettre LXX : Du suicide. Statuette de Démosthène, Ier siècle av. Hésiode, copie romaine du Ier siècle av. Ecole française, miniature extraite d’une édition du XVe s.

Les entrées du lexique sont en grec ancien, leur définition en français. Le revers de la médaille, c’est que les fichiers obtenus sont volumineux. Les sujets et les catégories sont en français, le vocabulaire en grec. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le.

Le sacré est une notion d’anthropologie culturelle permettant à une société humaine de créer une séparation ou une opposition axiologique entre les différents éléments qui composent, définissent ou représentent son monde : objets, actes, espaces, parties du corps, valeurs, etc. Il est d’usage de considérer que l’acte de sacraliser est spécifique des tribus primitives, des peuples isolés et des civilisations anciennes. Il désigne ce qui est inaccessible, indisponible, mis hors du monde normal, et peut être objet de dévotion et de peur. Le sacré est synonyme d’espoir, d’authentification de l’homme en un principe supérieur, celui du monde non intelligible. Selon Camille Tarot, le concept du sacré est conçu par les anthropologues contemporains comme la réponse à un ensemble d’expériences propres non seulement aux sociétés archaïques et traditionnelles mais aussi à toutes les autres cultures qui leur ont succédé. Sur le plan phénoménologique, nous pouvons entrevoir ce qui, dans les cultures humaines, est visé dans les expériences du sacré : avant tout, le numineux.

Le numineux est un concept avancé par Rudolf Otto et ensuite largement utilisé. 1917, Otto traduit le concept de sacré en référence au latin, où le terme numen se rapporte à la divinité, soit en un sens personnalisé, soit en référence à la sphère du divin en général. Pour Otto, le numineux regarde toute expérience non rationnelle du mystère, se passant des sens ou des sentiments, et dont l’objet premier et immédiat se trouve en dehors du soi. Le numineux est aussi, selon Carl Gustav Jung :  ce qui saisit l’individu, ce qui, venant d’ailleurs, lui donne le sentiment d’être , traduisant, par conséquent, une expérience affective d’être. Le sacré entre ainsi selon Camille Tarot dans  la composition d’une essence, celle de son identité . Sur le plan historique,  tantôt il semble s’identifier ou se confondre avec le divin : c’est le cas des religions archaïques, tantôt c’est le sacré qui s’estompe au profit du divin ou de la transcendance : c’est le cas des formes religieuses qui relativisent mythes et rites ou préconisent l’accès au divin .

Enfin, toujours pour Camille Tarot, le sacré serait à l’origine du fait religieux, lequel serait à reconnaître  dans la conjonction du symbolique et du sacré . Dans le catholicisme, l’expression le sacré désigne spécialement l’Eucharistie. Les éléments du sacré sont généralement considérés comme intouchables : leur manipulation, même en pensée, doit obéir à certains rituels bien définis. Ne pas respecter ces règles, voire agir à leur encontre, est généralement considéré comme un péché ou crime réel ou symbolique : c’est ce qu’on nomme un sacrilège. Le sacré, être collectif et impersonnel, représente ainsi la société elle-même. Les choses sacrées sont celles que les interdits protègent et isolent, et les choses profanes étant celles auxquelles ces interdits s’appliquent et qui doivent rester à l’écart des premières. Sacré et Profane est l’essence du fait religieux.

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