Spinoza, la décision de soi PDF

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 » L’idéal serait que ce livre soit lu comme un roman. Le roman de la décision de soi. D’abord, comme beaucoup de romans, il est construit en deux parties. Première partie, « Avec Spinoza », ça grimpe, on se sent mieux, ça avance : le titre n’a pas menti. Oui, on peut décider de soi, et notre héros y parvient et montre comment, même si ce n’est pas sans efforts, tremblements et coups de théâtre. Deuxième partie, « Autour de Spinoza », et tout le spinozisme éclate en une myriade d’autres vies possibles, toutes à la fois plus différentes et plus semblables les unes que les autres. On croît rêver. Psychanalystes, libertins, ouvriers, amoureux, artistes, militants semblent se donner la main pour s’engager dans une valse folle sous l’œil bienveillant de notre héros. Spinoza, comme bonheur pluriel et un, le dimanche de la vie. « 

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le libre arbitre est la faculté qu’aurait l’être humain de se déterminer librement et par lui seul, à agir et à penser, par opposition au déterminisme ou au fatalisme, qui affirment que la volonté serait déterminée dans chacun de ses actes par des  forces  qui l’y nécessitent. Comment reposer aujourd’hui la question du libre arbitre ? De ce concept forgé par la théologie patristique latine, il n’est pas exagéré d’écrire qu’il fut développé pour préciser la responsabilité du mal, en l’imputant à la créature de Dieu. Il décrit le dialogue d’Evodius et d’Augustin. Evodius pose le problème en des termes abrupts :  Dieu n’est-il pas l’auteur du mal ?

Si le péché est l’œuvre des âmes et que celles-ci sont créées par Dieu, comment Dieu n’en serait-il pas, in fine, l’auteur ? Mais n’est-ce pas déplacer le problème sans le résoudre ? Si je ne me trompe, l’argumentation a montré que nous agissons ainsi par le libre arbitre de la volonté. Mais ce libre arbitre auquel nous devons notre faculté de pécher, nous en sommes convaincus, je me demande si celui qui nous a créés a bien fait de nous le donner. La réponse d’Augustin est que la volonté est un bien, dont l’homme peut certes abuser, mais qui fait aussi la dignité de l’homme. Qui voudrait ne pas posséder de mains sous prétexte que celles-ci servent parfois à commettre des crimes ?

Mais le paradoxe d’Augustin, qui fait aussi sa richesse et qui explique pourquoi il a pu inspirer, au sein du christianisme, des théologies tellement divergentes, tient à la diversité de ses adversaires. Gardons en mémoire cette position paradoxale, qui fait que les Réformateurs et les catholiques pourront, sans contradiction, se revendiquer d’Augustin dans les controverses au sujet du rôle respectif de la grâce et du libre arbitre dans l’œuvre du salut. La scolastique a considérablement réélaboré ce concept inventé par Saint Augustin, en s’appuyant sur Aristote. Les Grecs ignoraient le libre arbitre, n’ayant pas la notion de volonté mais plutôt celle d’acte volontaire, étudiée au troisième livre de l’Éthique à Nicomaque. Saint Thomas d’Aquin, Somme théologique, I, q.

Cette expression est exacte si elle désigne la collaboration de ces deux facultés dans la genèse de l’acte libre, mais erronée en un sens plus technique. Thomas d’Aquin entend prouver la réalité du libre arbitre par deux moyens. Thomas d’Aquin, Somme théologique, I, q. Coercition sociale : la pratique de certaines actions peuvent pousser les individus avec lesquels on est lié, à nous punir, voire à nous exclure du groupe.

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