Surmonter le deuil de ses parents PDF

Surmonter le deuil de ses parents PDF

Si ce bandeau surmonter le deuil de ses parents PDF’est plus pertinent, retirez-le. En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le deuil est une réaction et un sentiment de tristesse éprouvée à la suite de la mort d’un proche.


Si le deuil d’un conjoint ou d’un enfant sont des sujets récurrents en psychologie, le deuil des parents n’est quasiment jamais abordé, sous prétexte qu’il s’agirait d’un phénomène “dans l’ordre des choses » et que les individus doivent accepter avec philosophie. Pourtant le décès de parents, même très âgés, est loin d’être un phénomène neutre. Il déclenche souvent des réactions en chaîne, des remises en question de l’individu que celui-ci ne rattache pas toujours, d’ailleurs, au deuil vécu et qui peuvent se situer temporellement à distance notable du décès : mariage, divorce, enfants, modification des amitiés, changement d’orientation professionnelle, priorité donnée à de nouvelles valeurs, telles sont les manifestations fréquentes qui suivent le deuil des parents. En prenant conscience de son caractère mortel (il est désormais en première ligne), l’individu se repositionne dans la chaîne de la vie, en se substituant à ses parents, ou au contraire en se libérant d’eux.
Public concerné : Grand public.

Souvent associé à la souffrance, le deuil est aussi considéré comme un processus nécessaire de délivrance, nommé résilience. L’individu en deuil peut sembler ataraxique, et souffrir d’un état dépressif plus ou moins intense, mais un cheminement intérieur se fait. Dans un premier temps, il n’est donc pas simple de distinguer ce qui en est positif pour la personne. D’une manière générale, le deuil permet de surmonter un événement critique de la vie. Il est souvent associé à la mort :  la mort d’une image parfaite des parents lorsque ceux-ci divorcent ,  la mort de la confiance en une personne ,  la mort d’une relation amoureuse lors d’une séparation ,  la mort de quelqu’un .

Ce processus peut également entrer en action dans le cas où un proche perd la mémoire ou la raison. Ainsi, l’événement n’est pas oublié mais commémoré et la douleur qu’il a suscitée s’atténue voire disparaît. Elisabeth Kübler-Ross a élaboré un modèle qui est très diffusé, sans qu’il ait été cependant démontré scientifiquement. Il fait l’objet de nombreuses transpositions et adaptations très contestées. Choc, déni : cette courte phase du deuil survient lorsqu’on apprend la perte.

C’est une période plus ou moins intense où les émotions semblent pratiquement absentes. La personne affectée peut s’évanouir et peut même vomir sans en être consciente. C’est en quittant ce court stade du deuil que la réalité de la perte s’installe. Colère : phase caractérisée par un sentiment de colère face à la perte. La culpabilité peut s’installer dans certains cas. Dépression : phase plus ou moins longue du processus de deuil qui est caractérisée par une grande tristesse, des remises en question, de la détresse. Les endeuillés dans cette phase ont parfois l’impression qu’ils ne termineront jamais leur deuil car ils ont vécu une grande gamme d’émotions et la tristesse est grande.

Acceptation : Dernière étape du deuil où l’endeuillé reprend du mieux. La réalité de la perte est beaucoup plus comprise et acceptée. L’endeuillé peut encore ressentir de la tristesse, mais il a retrouvé son plein fonctionnement. Il a aussi réorganisé sa vie en fonction de la perte. Les cinq phases ci-dessus peuvent être linéaires mais il arrive souvent qu’un endeuillé puisse faire des retours en arrière avant de recommencer à avancer. Une bonne façon de traverser un deuil est de comprendre ce que l’on vit et de partager ses sentiments et émotions avec des proches ou des gens qui vivent également un deuil.

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