Toponymie des pays occitans PDF

Toponymie des pays occitans PDF

La toponymie française est l’étude des origines des noms de lieux en France. La toponymie a toujours intéressé les érudits. L’étude de la normalisation des noms de lieux, dans le monde, en toponymie des pays occitans PDF française fait l’objet de la section normalisation de l’article toponymie. Une étape importante a été la réalisation de dictionnaires topographiques pour chaque département, projet mis en place dans les années 1870, qui a abouti pour une trentaine de départements.


Quelle est l’origine des noms de lieux ? Pays, provinces, communes, lieux-dits, rivières et marécages, montagnes et plaines, chaque nom trouve ici son explication.

Les lecteurs passionnés d’histoire locale ou de généalogie trouveront aussi la clé de nombreux noms de famille.

Les collectivités locales ou territoriales et bien d’autres institutions découvriront d’utiles renseignements permettant de mettre en valeur leur patrimoine toponymique.

BÉNÉDICTE BOYRIE-FÉNIÉ. Docteur en géographie historique, spécialiste de toponymie, elle a notamment réalisé la Carte archéologique des Landes (Académie des Inscriptions et Belles Lettres) et le Dictionnaire toponymique des communes des Landes et du Bas-Adour (Cairn-ln’oc).

JEAN-JACQUES FÉNIÉ. Agrégé de géographie, collaborateur du quotidien Sud Ouest et de l’hebdomadaire occitan La Setmana; il a entre autres publié L’invention de la Côte d’Argent et, avec J.-J. Taillentou, Lacs, étangs et courants du littoral aquitain (aux Éditions Confluences).

Tous deux ont fait paraître aux Éditions Sud Ouest le Dictionnaire des pays et provinces de France et quatre ouvrages de toponymie sur le domaine occitan réunis ici en une synthèse attendue.

Même si certains ont étudié le sujet avant lui, Auguste Longnon est considéré comme le fondateur en France d’une toponymie véritablement méthodique et systématique, avec son ouvrage Noms de lieux de la France, paru en 1920. Marie-Thérèse Morlet, Marianne Mulon, Paul Fabre, Stéphane Gendron, Michel Morvan, Michel Roblin, etc. Il existe deux façons de classer les toponymes en France. L’ibère pourrait avoir laissé des traces dans la toponymie de la Catalogne, peut faire également partie de ce substrat pré-indo-européen : mais cette langue n’étant pas encore bien déchiffrée, il est difficile de repérer les toponymes d’origine ibère autrement que par la récurrence de certaines formes dans la zone vraiment propre aux Ibères. Une thèse rapprochant l’ibère du basque avait mis en avant le terme berri signifiant  ville . Ces toponymes anciens sont surtout liés au relief ou à l’hydrologie. Faute de documents, on les regroupe par racines, certaines plus ou moins douteuses, d’autres avérées par le grand nombre des toponymes qui leur correspondent.

Michel Morvan a retrouvé certaines de ces racines pré-celtiques dans des langues comme les langues dravidiennes de l’Inde, où par exemple kukk signifie  tête, extrémité , kar  pierre, roche . Cela dit, il existe des régions de France probablement exemptes de substrat toponymique pré-indo-européen, voire de substrat pré-celtique. France, jusqu’à la Méditerranée et aux Pyrénées. Certains des appellatifs toponymiques jadis considérés par les spécialistes comme pré-latins ou pré-celtiques sont identifiés aujourd’hui avec plus de certitude comme celtiques.

De Ceto-Maron viennent peut-être Kaymard à Pruines, et le pic de Kaymard à La Fouillade. Les Grecs, en sillonnant la Méditerranée, y ont établi un certain nombre de comptoirs. On se contentera ici d’évoquer les noms de domaines dits gallo-romains, à l’origine de tant de noms de villes et de villages. Ils jouaient au départ le rôle d’adjectifs accompagnant des termes tels que fundus ou villa. Dans ce dernier cas le suffixe est au féminin : ex. Avertissement préalable : la quasi-totalité des noms en -an au nord de la Loire mentionné sur la carte est sans rapport avec le suffixe -anum. Il a donc déjà une dimension locale.

Dubnocaratiaco  Au Mercure de l’endroit appelé Dubnocaratiacum . On le constate ici, Dubnocaratiaco ne peut être basé que sur un anthroponyme, Dubnocaratius. 1210, sur gaulois alisia  rocher , cf. On le retrouve dans des centaines de noms de communes, sous des formes diverses qui caractérisent des régions ou des zones linguistiques distinctes. Limousin et en Auvergne, ce suffixe a parfois été francisé en -at : -at : Cunlhat, Royat.

Comments are closed.