Traité sociologique de criminalité financière PDF

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La notion de corruption est subjective. Quoi qu’il en soit, elle transgresse toujours la frontière du droit et de la morale. Un exemple classique est celui d’un homme politique qui reçoit de l’argent à titre personnel ou pour son parti de la part d’une traité sociologique de criminalité financière PDF de travaux publics et en retour lui attribue un marché public. L’homme politique pourrait être accusé de corruption passive : il a reçu de l’argent, alors que l’entreprise peut, elle, être accusée de corruption active.


Ce livre soulève deux questions essentielles. Comment des agents individuels et institutionnels parviennent-ils à capturer le droit pour commettre des crimes financiers ? Comment des acteurs institutionnels passent-ils d un statut de normalisateurs, prescripteurs de normes, d agents en charge de la lutte contre la criminalité financière à celui de déviants puis de criminels financiers ?

Dans la culture occidentale, on offre à une personne un  pot à boire  par sympathie ou en échange d’un petit service rendu. Au fil des siècles, cette coutume a pris une connotation plus péjorative et est devenu synonyme d’illégalité et de corruption. La valeur de ce  pot  a pris une valeur beaucoup plus conséquente, qu’elle soit monétaire ou matérielle, désignée par le terme  corruption . Patrick Balkany, homme politique français condamné pour corruption en 1996, puis de nouveau mis en examen en 2016 pour fraude fiscale et corruption passive. Pour la Commission des communautés européennes,  la corruption est liée à tout abus de pouvoir ou toute irrégularité commis dans un processus de décision en échange d’une incitation ou d’un avantage indu . L’Institut international de planification de l’éducation de l’UNESCO a étudié plus particulièrement la corruption dans l’éducation. Institutions faibles : fonctionnaires à forte autorité ayant peu de comptes à rendre, responsables officiels attirés par des rémunérations coupables et ayant des salaires faibles, facteurs culturels ayant trait au mode de contrôle dans l’administration ou à la croyance au  droit aux bénéfices  des responsables administratifs.

La  fraude  : c’est la falsification de données, de factures, la collusion, etc. L’extorsion  : c’est l’argent obtenu par la coercition ou la force. Le  Détournement de fonds  : c’est le vol de ressources publiques par des fonctionnaires. La petite corruption : c’est la corruption bureaucratique dans l’administration publique. Selon une estimation de la Banque mondiale, en 2001-2002 1 000 milliards de dollars auraient été détournés en pots-de-vin. Un rapport du CCFD-Terre Solidaire,  Biens mal acquis profitent trop souvent. Un panneau d’affichage anti-corruption à l’entrée de Niamey, capitale du Niger.

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