Une monnaie régionale, une monnaie anti-crise PDF

Une monnaie régionale, une monnaie anti-crise PDF

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Imaginez une monnaie dont les frais bancaires seraient inversement proportionnels à la quantité d’argent disponible sur votre compte. Imaginez une monnaie qui permettrait de capitaliser des remises comme une carte de fidélité. Imaginez que plus vous achetiez des produits locaux, plus les remises soient intéressantes. Imaginez une monnaie qui faciliterait des achats régionaux. Imaginez, enfin, une monnaie qui permettrait de faire des emprunts à zéro pour cent pour de la construction ou rénovation écologique. Imaginez une monnaie entièrement numérique. C’est de tout cela dont il est question dans cet ouvrage : il montre comment, en complément de l’euro, une monnaie à rayonnement régional peut développer des circuits nouveaux, plus réactifs, plus citoyens, plus en relation avec les notions d’un développement durable. Cette monnaie pourrait être un facteur de pouvoir d’achat, un outil de la transition énergétique, une stimulation pour l’emploi régional, une manière d’être un « locavore » pour tous nos achats. Dans le mouvement de réflexion qui se répand en France et dans le monde sur les monnaies complémentaires, la proposition d’expérimentation régionale traitée ici permet d’ouvrir un champ nouveau.

Palais du parlement hellénique devant la place Syntagma à Athènes. L’ampleur des problèmes structurels du pays, sa difficulté à prélever l’impôt, son budget militaire surdimensionné et sa dépendance aux fonds structurels européens sont des composantes fortes de la crise grecque dans la zone euro. Le premier pic survient en 2010 alors que l’Irlande, le Portugal et l’Espagne sont aussi très en difficultés. Pour éviter que la crise n’atteigne le Portugal et l’Espagne, les pays de la zone euro et le FMI décident d’aider la Grèce. ONU avertit, dans un rapport du 21 juin, que les politiques de réduction radicale des déficits publics menacent l’emploi, les dépenses sociales et rendent toute croissance économique très incertaine. Fin 2014, le pays dégage un excédent budgétaire primaire. Une troisième période de négociations tendues survient début 2015, avec l’arrivée du SYRIZA au gouvernement, élu sur un programme très hostile aux réformes suggérées par les autorités européennes, d’autant que le plan de 2012 arrive à expiration.

Le 23 avril 2010, la Grèce requiert l’aide du FMI et de l’UEM. Après négociation un accord est trouvé le 2 mai 2010. FMI et les pays de la zone euro. Le 10 mai, la BCE décide de permettre aux banques centrales de la zone d’acheter de la dette publique et de la dette privée sur les marchés secondaires. Fin avril 2010, pour le quotidien I Kathimeriní c’est l’ensemble du système politique grec tel qu’il existe depuis 1974 et la chute de la dictature militaire qui est en cause. Certains acteurs économiques sans mettre en question la nécessité qu’il y a à ce que les agences de notation revoient leur méthode et que leur transparence soit mieux assurés, pensent que les politiques cherchent aussi à se défausser de certaines de leurs responsabilités. Christian Noyer, gouverneur de la Banque de France, a déclaré :  il n’est pas exclu que les mouvements aient été amplifiés par des opérations spéculatives utilisant des instruments sophistiqués comme les CDS ou les ventes à découvert.

Quelques acteurs du marché craignent également un scénario à l’argentine . En 1991, l’Argentine avait lié sa monnaie, le peso argentin, au dollar US pour vaincre son inflation. En mai, il apparaît que le pays ne pourra pas revenir sur les marchés en 2012 et que de nouveaux financements doivent être trouvés. En effet, malgré ses efforts le pays n’arrive pas à réduire la fraude fiscale et voit sa récession aggravée par l’austérité. Les Européens et le FMI qui redoutent qu’un défaut de la Grèce ne vienne provoquer une nouvelle tourmente financière sont prêts à venir en aide au pays mais, ils lui demandent de nouveaux efforts.

Voulant éviter que les contribuables ne soient les seuls à prendre in fine les risques, la Finlande, les Pays-Bas et l’Allemagne se placent en faveur d’une restructuration de la dette grecque. Fin juin, les banques françaises font une proposition assez bien accueillie en Europe. La BCE et les banques s’opposent à l’idée de restructuration. De plus les Credit default swap auraient été activés dans cette hypothèse. Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Des passages de cet article sont obsolètes ou annoncent des événements désormais passés. Les autres peuples européens sont concernés.

Car si la Grèce est insolvable et si, dans une perspective fédérale, il est décidé d’allouer des fonds publics à la Grèce ce sont leurs impôts qui seront utilisés. Pour Jean-Marc Vittori, dans les années prochaines, il faudra injecter plus d’argent et  les gouvernements devront tout de même se résoudre à l’annoncer. Ce vote rend possible le versement de sommes prévues dans le premier plan qui étaient liées à des conditionnalités ainsi que l’ouverture des négociations sur un nouveau plan de soutien. Au-delà de la question de la réalisation de ce plan d’austérité et de la rentrée des impôts, se pose, de façon lancinante, la question de la solvabilité du pays. Pour Martin Wolf, les pays européens cherchent à gagner du temps et à protéger les banques. Il écrit  Permettre à Athènes de retourner sur les marchés grâce à une cure de rigueur est une illusion.

Au contraire, pour Antoine Brunet d’AB marchés,  si la restructuration de la dette grecque avait été réalisée en octobre 2009, le risque systémique aurait sans doute été moins grand qu’aujourd’hui. Le jeudi 21 juillet, les Européens et le FMI ont adopté les grandes lignes d’un second plan de sauvetage. Sur le plan financier, le pays va bénéficier de 109 milliards d’euros de fonds publics : 79 venant du FESF et du FMI et 30 des privatisations. Par ailleurs, le secteur privé doit participer pour 49,7 milliards d’euros. Article détaillé : Les résultats des négociations d’octobre 2011. Après d’âpres négociations, liées notamment à la volonté exprimée lors d’un vote au Bundestag de la quasi-totalité des partis allemands de limiter les garanties allemandes aux pays en crise et de ne pas  faire payer  uniquement les contribuables, mais également les banques, un accord est trouvé le 27 octobre au matin.

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