Vautours en Baronnies PDF

Vautours en Baronnies PDF

Description de l’image Aegypius monachus dis. Il ne reste plus que trois populations relictuelles ou réintroduites en Europe, où il est maintenant protégé. C’vautours en Baronnies PDF la seule espèce du genre Aegypius. Détail de la tête et du cou d’un vautour moine.


Déifiés en Egypte ancienne, considérés comme l’image de la protection en Afrique, les vautours ont, depuis longtemps, été persécutés en France. Dans les années 1960, seul un tout petit nombre de vautours fauves survivaient à l’ouest des Pyrénées. Les vautours moines avaient disparu.
Vautours en Baronnies explique pourquoi les vautours fauves sont désormais de retour dans les Baronnies provençales depuis 1996, suivis quelques années après par les vautours moines et le percnoptère d’Egypte, un vautour migrateur. Il décrit le mode de vie des trois espèces et les moyens mis en oeuvre par l’association Vautours en Baronnies pour leur redonner une place dans un espace naturel exceptionnel. Grâce au savoir-faire acquis dans les Grands Causses du Massif central dans les années 1970, l’association Vautours en Baronnies a rallié les acteurs locaux (élus, éleveurs, naturalistes, chasseurs, techniciens…) pour réaliser son projet de réintroductions de vautours. Ces grands rapaces charognards sont en peu de temps devenus des symboles phares d’un territoire déjà riche sur le plan patrimonial.

Rozen Morvan, est l’auteur de Aigle de Bonelli, méditerranéen méconnu (Regard du Vivant, 2007)

Thierry Vezon, photographe dans le Midi de la France, est spécialisé dans la photographie d’oiseaux

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Il pèse généralement de 7 à 10 kg. Le plumage du Vautour moine est brun foncé sur la majeure partie de son corps. Le cou est emplumé et entouré d’une collerette de plumes érectiles, légèrement plus claire que le reste du plumage. Le bec, très fort, est recouvert d’une cire gris-bleuâtre à la base, et noir à l’extrémité de la mâchoire supérieure, jaune à l’extrémité de la mâchoire inférieure.

Le Vautour moine a en vol une silhouette pouvant être confondue avec celle du Vautour fauve. Cependant, le Vautour moine est plus grand, plus léger et a une envergure plus importante en moyenne. Il se distingue en vol du vautour fauve par une coloration plus sombre, une tête plus grosse, des ailes plus larges en vol et la queue plus longue, formant à la pointe un angle obtus. L’oiseau adulte est sédentaire et ne s’éloigne guère de son site de reproduction, mais le jeune a un comportement erratique et explore des territoires parfois très éloignés de son site de naissance. Au sol, son maintien est droit, la tête haute. Le vol est souple, glissant, et les battements d’ailes sont rares.

Nettement moins sociable que le Vautour fauve, le Vautour moine est semi-territorial et niche généralement en colonie lâche. Les parades aériennes débutent entre janvier et mars, à peu près en même temps que la construction du nid. Les parades sont essentiellement aériennes et consistent en des vols en tandem, mâle et femelle volant de concert l’un au-dessus de l’autre. Il est composé d’un amoncellement de branches mortes disposées sur le sommet de l’arbre puis tassées.

Un creux en forme de coupe est ensuite ménagé dans les branches puis est tapissé de végétaux verts : jeunes rameaux, herbe et mousse. Les accouplements ont lieu sur le nid ou à proximité. Il semble que cette espèce ait à l’origine été présente dans tout le sud de l’Eurasie, de l’Espagne et du Portugal à la Chine, avec une présence ancienne avérée au Maroc. Elle a cependant disparue d’une grande partie de l’Europe et de la Chine, ainsi qu’au Maroc. Vautour fauve qui niche lui sur les falaises et en colonies, le vautour moine préfère construire son nid dans les arbres. Les principales menaces pour le vautour moine sont la dégradation voire la perte de son habitat et les perturbations humaines, notamment au niveau des sites de nidification.

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