Vivre la séparation PDF

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Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Les processus en jeu dans ces rencontres sont principalement : le décalage culturel, la résistance et l’intégration. Ce concept fait l’objet de recherches en anthropologie, en histoire, en sociologie, et en psychologie. Dans le champ de la psychologie en particulier, Clanet insiste sur la nécessité de vivre la séparation PDF la question de la rencontre interculturelle, plus particulièrement celle du changement psychoculturel en tenant compte de son caractère complexe, ambivalent et paradoxal.


Utilisé pour la première fois par John Wesley Powell en 1880 dans ses études sur les immigrants aux États-Unis, le terme d’ acculturation  a été repris par les anthropologues nord-américains. Dans la langue anglaise, le mot  acculturation  a pour sens : adoption et assimilation d’une culture étrangère. L’acculturation désigne essentiellement la transformation des systèmes culturels en contact. Ces divers indicateurs ont toujours retenu l’attention des chercheurs, entre autres : Abou, Bastide, Devereux, Berry, tous soucieux d’appréhender les variations d’acculturation.

Ana Vásquez-Bronfman, dans un article de 1984, analyse la dimension idéologique qui marque les cadres théoriques et les démarches méthodologiques. Elle souligne aussi l’ethnocentrisme des chercheurs occidentaux privilégiant dans leurs travaux les indicateurs qui tendent à mesurer le degré, le potentiel d’assimilation des groupes minoritaires à leur culture, seule solution jugée bénéfique puisqu’elle les engagerait dans la modernité. Cette dérive des chercheurs trouve peut-être son origine dans les toutes premières études sur l’acculturation qui ont été menées à des fins politiques. John Wesley Powell, d’abord, dont tous les travaux ont consisté à mieux comprendre les mécanismes susceptibles de favoriser l’assimilation rapide et efficace des valeurs occidentales pour américaniser les indiens et les nouveaux immigrants. Malinowski, ensuite, qui met son génie scientifique au service de la réussite de la colonisation.

Si Clanet va dans le sens de Vasquez, ses réserves à l’égard du concept d’acculturation portent aussi sur la nécessité pour la psychologie de réfléchir à ses propres concepts, à partir des cadres théoriques qui lui sont spécifiques, pour penser le changement psychoculturel. L’acculturation, rappelle-t-il, relève du champ de l’anthropologie, culturelle plus particulièrement. Elle reste marquée par les orientations théoriques et épistémologiques du courant culturaliste américain. De plus, l’insistance à vouloir présenter la continuité des cultures, en particulier occidentales, malgré les apports des minorités par réinterprétations, restructurations, facteurs de changements, renvoie à une conception essentialiste de la culture, chère aux culturalistes. Mais tout comme le processus d’acculturation, ce concept marque ses limites car il reste centré, notamment sur les groupes minoritaires sans envisager les transformations possibles des populations de la culture dominante qui sont confrontées, elles aussi, à la différence de l’autre.

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